|
ag^ • ^^ '' "'"""""iaBBI |
||
|
V|V V|W V|V ^|V ^|V ^ f/» ^ •!• 4/» 4» •\1 \^ ^|V '/JV V|V ^^^^i^— ^1 |
||
|
1* 1» |
LA FRANCE HERALDIQUE |
|
|
•I» |
A^ A^ A^ vjv v#v y#v 4^ 4^ 4* ^|V ^JV VJV )^ 4* 4* •j 4^ 4^ 4* ^AV ^|V ^|V |
4* !• «si 4* 4* |
|
f |
f ▼ ▼ |
U 4 |
\
Digitized by the Internet Archive
in 2011 with funding from
University of Toronto
http://www.archive.org/details/lafrancehraldi04boul
LA FRANCE HERALDIQUE
IV
iiiiPvvf«^prvi^vvTvvi|
ANGOUMOIS
CAFE "^^^^ SANKA
ANGOUMOIS
QeècnqiIio?i d/ustopiçiiedul^âisori
D'azur à trois fleurs de lys d'or au lambel d'argent. Variante : de France brisé d'un bâton d'or posé en bande.
Ces armes sont celles des comtes d'Angoulême, de la maison d'Orléans ; elles rappellent que Charles VI avait donné ce comté à son frère Jean d'Orléans, auteur de la branche parvenue au trône dans la personne de François I''. Le comté d'Angoulême fut érigé en duché, par ce roi, en faveur de sa mère Louise de Savoie. Le titre fut porté depuis par plusieurs princes de la maison de France.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR L'ANGOUMOIS
Cette province est bornée au nord par le département des Deux-Sèvres
et de la Vienne ; à l'est par la Haute-Vienne et la Dordogne ; au sud par
la Dordogne et la Charente-Inférieure; à l'ouest par la Charente-Inférieure.
Elle forme le département de la Charente et une partie de celui de la
Dordogne.
Sa capitale est Angoulême.
EDITION Ç^ SANKA:
Prise successivement par les Wisigoths (419) et par les Francs (508), elle fut d'abord sous la dépen- dance des ducs d'Aquitaine (768). Elle devint un comté, sous Pépin II, roi d'Aquitaine, puis fut inféodée aux comtes de Poitiers. Elle fut léguée au roi de France en 1307 par le dernier comte Guy de Lusignan, mort sans postérité. Cédée aux Anglais en 1360, elle les chassa et se donna au roi Chiarles V. François I" en fit un duché en faveur de sa mère Louise de Savoie. Elle revint à la couronne à la mort de cette prin- cesse. Elle fut comprise dans le gouvernement de l'Orléanais avec Henri IV et devint le gouvernement de Saintonge et d'Angoumois sous Louis XIV.
Charles X devenu roi était duc d'Angoulême.
Les habitants s'appelèrent d'abord les Agésinates puis les Angoumois ou Angoumoisins.
Ses villes principales sont :
Angouléme (38.000 habitants), perchée sur une hauteur qui surplombe la Charente, a gardé quelques- unes de ses fortifications anciennes et de beaux restes d'un vieux château, ce qui lui donne un cachet fort curieux. On y remarque l'église Saint-André et la vénérable Abbaye de Saint-Cybard, du temps de Charlemagne, fort intéressantes. Mais le monument certainement le plus digne d'admiration est la cathédrale, érigée au XI" siècle, sous le vocable de saint Pierre, dans le style romano-byzantin. Elle a été éprouvée en 1568 par les Calvinistes, mais garde tout de même une superbe allure. Aux environs, à
Ruelle, fonctionne depuis le milieu du XVIII* siècle une considérable fonderie de canons.
Cognac, où l'on remarque une belle église romaine et le vieux château où naquit François I". Une bataille y fut livrée en 1569 et le traité de la Sainte-Ligue y fut signé en 1526. Condé l'assiégea sans succès en 1650. Aux environs : Jarnac, fabrique en quantité des eaux-de-vie qui valent celles de Cognac. Fameuse bataille en 1659.
Ruffec, très ancienne, est connue par ses pâtés de foies d'oies truffés, et de perdreaux. Des conciles s'y tinrent en 1304 et 1327. Belles ruines d'un très ancien château-fort, sur une hauteur enserrée par deux bras du Lien. Il a été plusieurs fois modifié intérieurement et surtout extérieurement.
Confolens, dont le nom signifie « confluentes » parce qu'elle est située au confluent de la Vienne et de rissoire. Aux environs on peut admirer la Pierre de Sainte-Marguerite, dolmen très connu.
Dans cette intéressante province on trouve bien des beautés archéologiques antiques : le camp du Fort Sévère, une voie romaine, aux environs de Cognac, beaucoup de souterrains, de tombeaux, des termes, aqueducs. On voit à Douchai deux vieilles tours, des souterrains. Enfin beaucoup de médailles et menus objets ; des restes de châteaux-forts ou d'abbayes rappellent le Moyen-âge.
Comme curiosités naturelles citons dans le cours de la Dordogne le « Saut de la Gratusse », beaucoup d'étangs poissonneux (de la Courrière, de Sérail, de Malambeau), des gouffres souterrains, la source Insondable du « Dormant » d'un aspect terrifiant à cause de son immobilité, de sa teinte verdâtre et de sa ceinture de rochers sauvages et escarpés. Puis les grottes de Rencogne, toutes décorées de stalac- tites, et celles de Chez-Robi, dans l'une desquelles l'eau qui sort du Bandéa, en échappant à la digue, se précipite avec un tumulte épouvantable.
L'Angoumois est arrosé par l'isle, la Dordogne, la Vézère, la Charente, la Vienne.
Cette province est célèbre par ses volailles grasses, ses truffes, son gibier très parfumé parce qu'il sa nourrit de baies de genièvre ; les noyers, les châtaigniers, les arbres fruitiers y abondent. Ses rivières très poissonneuses contiennent des truites et de magnifiques saumons. Des distilleries de cognac y travaillent activement.
On y trouve des mines de très bon fer, du cuivre, du plomb, de la magnésie ; parmi ses richesses miné- rales des mines de houille, des carrières de marbre, d'albâtre, d'ardoises, et de pierre meulière sont exploitées. Ajoutons-y de l'argile, du granit, etc. et aussi des sources d'eaux minérales. Des fonderies de poudre de chasse et des fonderies de canons y sont en activité.
Y naquirent : Balzac, c'est à Angouléme qu'il vit le jour en 1594 et il y mourut en 1654. Il se fit construira un château dans la ville de Balzac dont il prit le nom. Par la correction de son style et son érudition, il contribua de manière notoire à la formation de la langue française. Marguerite de Valois, le duc de la Rouchetoucauld, François !•', Jacques d'Angoulême, sculpteur, Ravaillac, Rivaud qui fut jugé digne par Bonaparte de diriger l'avant-garde de l'Armée pendant la campagne de Marengo; le contre-amiral Terrason
Description des Blasons N^M à 9
CHARENTE
1 Angouléms. Chef-lieu du département, 38.000 habitants (Angoumois). D'azur au portail de ville côtoyé do deux tours d'argent et ouvert du champ, surmonté d'une fleur de lis d'or.
S'appela successivement ICULISNA; plus tard, on retrouve le nom de CIVITAS ENGOLISMA, d'où le nom actuel. Il n'est pas certain toutefois qu'Angoulême soit d'origine romaine, bien qu'elle ait été la capitale d'un peuple connu sous le nom d'Agésinates. Les Wisigoths la conservèrent jusqu'en 507, époque où Clovis s'en rendit maître après la bataille de Vouillé. La ville fut ruinée par les Nor- mands au IX* siècle et passa pendant toute la féodalité, sous la domination de petits souverains qui prirent le nom de comtes d'Angoulême. Après la bataille de Poitiers, elle fut cédée aux Anglais, mais l'hostilité de la population à leur égard les firent s'en dessaisir. Charles V, appréciant cette conduite, rattacha la ville aux domaines royaux. Angoulôme souffrit beaucoup des dissensions religieuses à la fin du XVI* siècle. François I*' l'érigea en duché en 1515, qui fut définitivement réuni à la couronne en 1710.
2 Aubctarre. Chef-lieu de canton, 530 habitants (Aubeterrois). De vair au chef contre-palé d'argent et de gueules.
Bâtie en amphithéâtre sur les pentes d'une colline dont le sommet est couronné par un ancien châ- teau, cette petite ville est d'un aspect très pittoresque. Belle église taillée dans le roc.
3 Barb«zi«ux. Chef-lieu de canton, 4.230 habitants (Barbéziens). D'or à l'écusson d'azur en abîme. S'appelait autrefois BARBESIL ; ses maîtres, les comtes de ce nom, avec l'assistance des comtes de Cognac, firent souvent la guerre aux seigneurs d'Angoulême. Elle possédait un château-fort construit en 1463 et des fortifications qui furent rasées au cours du XVIII* siècle.
4 Cognac. Chef-lieu d'arrondissement, 17.450 habitants (Cognaçais). De gueules à un cavalier, le casque en tête d'argent, monté sur un cheval du même contourné, le cavalier portant une fleur de lis d'or au bout d'un bâton d'argent, au chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.
De l'ancienne appellation COMPNIACUM, Cognac a pour origine, le prieuré bénédictin de Saint- Liguaire, dont l'église est aujourd'hui paroissiale. De nombreux conciles se tinrent en cette ville, notam- ment ceux de 1238 et de 1260. C'est à Cognac que naquit François I" qui y dénonça le traité de Madrid en 1526. Au cours du XVI* siècle la ville devint une des quatre places de sûreté des protestants et sou- tint en 1651 un siège contre Condé. Si la Révocation de l'Edit de Nantes lui fut néfaste, elle reprit une importance sans cesse accrue depuis 1787, par son commerce d'eau-de-vie. Intéressante église à la façade romane, château du XV* siècle.
5 Confolans. Chef-lieu d'arrondissement, 2.630 habitants (Confolennais). D'or à un pont de trois arches, d'argent supportant trois tours du même crénelées et maçonnées de sable, surmontées des trois lettres C. F. L. aussi de sable.
Important centre agricole fréquenté pour ses marchés. Possède deux belles églises romanes. Ruines de fortifications.
6 La Rochefoucauld. Chef-lieu de canton, 2.800 habitants (Rochois). Burelé d'argent et d'azur à trois chevrons de gueules brochant sur le tout, le premier écimé.
C'était le siège d'une baronnie fondée par Foucault, sire de la Roche, sous le roi Robert le Pieux elle fut érigée en comté en 1515 et en duché-pairie en 1622.
7 VilUbois-la-Valett*. Chef-lieu de canton, 655 habitants. D'azur à un chevror d'or accompagné de deux fleurs de lis du même en chef, et d'une croix d'argent en pointe.
Possède une église du XIII* siècle et les ruines deschâteauxde Villebois et La Valette qui furent érigés en duché-pairie en 1622 par les seigneurs d'Épernon. Marché agricole.
8 Montbron. Chef-lieu de canton, 2.550 habitants. De vair au chef contre-palé d'argent et de sinople. Belle église romane du XII* siècle et ruines de fortifications. Mines abandonnées de plomb argenti- fère et d'antimoine ; aux environs, mégalithes.
9 Ruffac. Chef-lieu de canton, 3.195 habitants (Ruffécois). Fascé d'or et de gueules.
Restes de fortifications et des tours de l'ancienne enceinte. C'était autrefois un marquisat indépen- dant. Église Saint-André des XII* et XV* siècles dont la façade romane est une des plus riches de l'Angoumois.
I \
1 ANGOUMOIS 4 2 ANGOUMOIS 4 3 ANGOUMOIS 4
ANGOULEME AUBETERRE BARBEZIEUX
CHARENTE
CHARENTE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
4 ANGOUMOIS 4
COGNAC
5 ANGOUMOIS 4
CONFOLENS
C F L
nj-Ln n-n-rj ri-ri-n
CAFÉ
SANKA CAF
7 ANGOUMOIS 4
VILLEBOISLAVALETTE
CHARENTE
8 ANGOUMOIS 4
MONTBRON
CAFÉ
SANKA CAF
FÉ ^^^^ SAh
CHARENTE
SANKA CAFÉ
SANKA
6 ANGOUMOIS 4
LA ROCHEFOUCAULT
SANKA CAF
SANKA
9 ANGOUMOIS 4
R U FF E C
I ■.-.i^,-~L. ■■•---.
SANKA CAFÉ
SANKA
TU TE LÈVES. BOIS SANKA ET TU SORS . . . BOIS SANKA, TU TE COUCHES ET TU
DORS
11
|
': • ANJOU • 3 |
|||
|
i |
|||
|
, |
|||
|
• |
w |
||
|
' |
I |
||
|
W . ^ |
|||
|
1 |
A A |
||
|
, |
^ L. _(L |
||
|
, |
Q/CD q/d |
||
|
, |
Tr/VlBrÂW |
||
|
. |
lihiM I^HIIéMH |
||
|
, |
■^^V^^^H |
' |
|
|
i |
|||
|
' W^^mAL^m i |
' |
||
|
^^■^■AlLA^V |
|||
|
^^^^Méà^w / |
|||
|
V ^'^ y |
|||
|
^ ^ |
|||
|
CAFE -^^^ SANKA ) |
|||
|
, |
|||
|
.. ... ..^«. : |
Qeêcn^iàm d/ustor^îçiieda/^&ison
D'azur à trois fleurs de lys d'or, à la bordure de gueules.
La province d'Anjou eut d'abord des comtes particuliers. L'un de ceux-ct, Foulques le Réchin, fut l'ancêtre de Geoffroy le Bel, surnonfimé Plantagenet, qui devint Roi d'Angleterre par son mariage avec Mathilde, fille et héritière de Henri 1", roi d'Angleterre et duc de Normandie.
Philippe-Auguste confisqua le Comté d'Anjou à Jean sans Terre; saint Louis le donna à son frère Charles II, roi de Naples et Sicile, époux de Marguerite de Provence. De ce mariage naquit Charles II, dont la fille Marguerite porta l'Anjou en dot à Charles de Valois. Par l'avènement de Philippe de Valois, Ib comté d'Anjou fut réuni à la couronne ; perdu de nouveau lorsqu'il fut donné en apanage à Louis, frère de Charles le Sage, il fut repris par Louis XI et réuni définitivement au XVI* siècle. Le titre de duc d'Anjou a été porté par la Maison de France.
EDITION 09 SANKA:
13
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR L'ANJOU
Cette province constitue actuellement le département de Maine-et-Loire et une partie de ceux de la Mayenne, de la Sarthe et de l'Indre-et-Loire.
Elle est bornée au Nord par le Maine, à l'ouest par la Bretagne, à l'est par la Touraine, au sud par le
Poitou.
Sa capitale est Angers.
Conquise par Chlldéric, elle fut réunie aux conquêtes des Francs. Partagée en deux Comtés, Robert le Fort reçut celui d'Outre-Maine des mains de Charles le Chauve et celui d'Anjou même échut au petit- fils d'un paysan, Ingelger, en reconnaissance de son dévouement et de celui de sa famille lors de la guerre contre les Normands et les Bretons. Les Plantagenet régnèrent en Angleterre pendant trois siècles. Ils sont issus des Ingelger qui fondèrent la maison d'Anjou. L'Anjou appartint aux rois d'Angleterre jusqu'en 1203 ; à ce moment Philippe-Auguste le prit à Jean sans Terre. Une nouvelle maison d'Anjou fut fondée par le neuvième fils de Louis VIII, en 1226, qui, avec les Angevins, partit à la conquête du royaume des Deux-Siciles. Le Maine et l'Anjou furent réunis au domaine royal en 1328 par Philippe VI de Valois. L'Anjou devint Duché en 1360. Louis, fils de Jean le Bon, l'eut en apanage après la mort du roi René. Louis XI le fit entrer dans le domaine royal et, à partir de ce moment, ce ne fut plus qu'un apa- nage.Henri III, avant d'être roi de France, le duc d'Alençon, deux fils de Louis XIV et un de ses petits-fils portèrent le titre de Duc d'Anjou.
Ses habitants s'appellent les Angevins.
Les villes à citer sont :
Angers (77.000 habitants), s'enorgueillit d'une belle cathédrale, d'un château édifié par saint Louis. L'éminent sculpteur David d'Angers y fut très honoré. Cette ville connut abondamment les horreurs de la guerre. Elle est partagée en trois parties par la Mayenne. Mentionnons la curieuse cité des Ponts-de-Cé, qui s'allonge pendant 3 kilomètres à travers les îles et le fleuve qu'enjambent 7 ponts de 109 arches.
Baugé, dans une gracieuse vallée où le Duc de Clarence, général Anglais, fut battu par Charles VII en 1421. On remarque dans la Mairie un magnifique escalier qui faisait partie du château du roi René.
Cholet, la guerre de Vendée causa la disparition de plusieurs édifices religieux et d'un château impor- tant, de grande beauté. Ses fabriques de toiles et de mouchoirs ont une grande réputation.
Saumur, très animée par son école de cavalerie, très joliment située et dominée par un curieux château- fort, ne présente comme curiosité qu'un pont ancien de Louis XIV et l'Hôtel de Ville. Aux environs, il ne faut pas oublier la superbe abbaye de Fontevrault du XI' siècle, où s'élevaient les princesses royales, appelées Dames de France.
Au point de vue archéologique, les souvenirs celtiques se rencontrent à travers toute la province. Citons la Motte-aux-Fées et la Motte-Bourbon, curieuses tombelles. Des Romains elle a, entre autres, la Tour de Galles et un camp presque entier, dans la commune de Chêne-Hutte. Comme beautés naturelles parlons du puits Giraud, sorte de grotte où se dressent des stalagmites, où pendent des stalactites, embellies de parties cristallines, puis la fontaine de l'aubier, dont les eaux ont été pendant un temps utilisées pour les yeux.
L'Anjou est arrosé par la Sarthe, le Loir, la Mayenne et surtout la Loire qui dans cette province revêt une beauté inégalable par aucun autre fleuve d'Europe, spécialement au Val de Loire. Et les îles qu'elle forme dans ce département sont les plus belles de tout son cours. Ce magnifique fleuve, si délicieusement encadré de collines pittoresques, de prairies verdoyantes, est d'un cours paresseux, provenant peut- être des sables qui l'encombrent et l'empêchent d'être navigable dans sa plus grande partie.
L'Anjou est un pays riche et prospère, spécialement au point de vue des cultures. Le blé, le chanvre, les fruits, les légumes y croissent abondamment. Des vignobles importants produisent des vins blancs préparés en petit Champagne, fort appréciés. De nombreuses filatures, des corderies occupent près de 60.000 ouvriers. A Trélazé sont les plus vastes ardoisières de France. Les pépinières sont extrêmement renommées.
Y naquirent : le Roi René dont la statue s'élève à Angers, Ambroise Paré, médecin du XVI» siècle, Mme Dacier, de la Bourdonnaye (ministre), le valeureux Dupetit-Thouars, le naturaliste Millet, le savant Chevreul et René Bazin (1853).
14
Description des Blasons U^ 1 à 9
MAINE-ET-LOIRE
1 Angara. Chef-lieu du département, 85.602 habitants (Angevins). De gueules à la clef d'argent en pal, au chef d'azur chargé de deux fleurs de lis d'or.
Capitale de la nation gauloise des Andes ou Andecavi, elle fut appelée JULIOMAGNUS sous la domi- nation romaine et devint plus tard capitale de la province d'Anjou. Il ne s'y passa aucun événement politique important ; toutefois, pendant l'insurrection vendéenne, Angers devint le centre des opéra- tions destinées à la repousser. L'évêché d'Angers date du milieu du III* siècle. Il exista également jusqu'en 1789, une université importante déjà reconnue en 1364 par Charles V. Angers est une des villes les plus curieuses de France au point de vue monumental. Il faut citer entre autres : la cathédrale Saint-Maurice construite sur l'emplacement d'une ancienne basilique gallo-romame. Le château reconstruit par St-Louis, plus tard, converti en poudrière, est une des plus imposantes forteresses du Moyen-âge. Patrie de Marie d'Anjou, reine de France (1404-1464), de son frère, le roi René (1409-1480) et du sculpteur David d'Angers (1789-1856).
2 Baugé (Balgiacum). Chef-lieu de canton, 2.870 habitants (Baugeols). D'argent au sanglier de sable baugé dans un buisson de sinople.
Intéressante par son château construit par Foulques Nerra au XV' siècle sur les ordres du roi René. Sur la route du Vieil-Baugé se trouve un bloc de pierre où la croyance populaire voit les empreintes des pieds du cheval du duc de Clarence, général anglais qui fut tué en ce lieu, le 22 mars 1421, lors de la victoire de Baugé remportée oar les troupes de Charles Vil.
3 B«aufort-«n-Vallé*. Chef-lieu de canton, 3.262 habitants (Beaufortais). De sinople au lion d'argent
contourné.
On y voit encore les ruines d'un château bâti au XV* siècle et souvent habité par Jeanne de Laval, seconde femme du roi René. Belle église des XV* et XVI* siècles agrandie et embellie dans le style ogival flamboyant. Le clocher haut de 48 mètres a été achevé par le célèbre architecte Jean de Lépine. Non loin de la ville se trouvent les restes de l'ancien prieuré d'Avrillé.
4 Cholvt. Chef-lieu d'arrondissement, 20.480 habitants (Choletais). D'azur à la croix d'argent frettée de gueules.
Doit sa prospérité industrielle à l'un de ses derniers seigneurs, Colbert de Maulévrier, qui vivait au début du XVIII* siècle et qui joua un rôle important dans la guerre de Vendée. Occupée le 14 mars 1793 par les Vendéens, elle fut successivement reprise par les Républicains (14 avril), puis à nouveau évacuée. Ce fut sous ses portes, qu'eut lieu le 17 octobre dans la lande de Bégrolle, le combat le plus acharné de cette guerre. Les royalistes avaient réuni toutes leurs forces centre Kléber, Marceau et Haxo, mais il furent vaincus, et deux de leurs chefs, d'Elbée et Bonchamp, grièvement blessés. Le 10 mars 1794 on se battit dans les rues mêmes de la ville, que les Vendéens sous les ordres de Stofflet prirent et incendièrent.
5 Durtai. Chef-lieu de canton, 2.855 habitants (Durtalois). Écartelé aux 1 et 4 de gueules à un pal d'or, aux 2 et 3 d'or à une barre de gueules brochant sur le tout.
Beau château du XV* siècle remanié au XVII* siècle et ayant appartenu aux deux maréchaux de Schom- berg. Il fut le siège d'un comté créé en 1564.
• Montr«uil-B«llay. Chef-lieu de canton, 2.125 habitants (Montreuillais). D'azur à une croix d'or can- tonnée de quatre besants du même.
Doit sa fondation à Foulques Nerra qui fit construire à cet endroit un château-fort et y fonda un prieuré. En 1148, l'un des seigneurs de Montreuil ayant enlevé à l'un de ses vassaux une fille d'une rare beauté, le comte d'Anjou attaqua la place mais ne la prit que par la famine, au bout d'un an. Le seigneur fut fait prisonnier et le château démoli.
7 Pouancé. Chef-lieu de canton, 2.760 habitants (Pouancéens). Écartelé aux 1 et 4 de sinople à un pal d'or, aux 2 et 3 d'azur, à une bande d'or brochant sur le tout. Village agricole, foires importantes.
• S«gr4. Chef-lieu d'arrondissement, 4.805 habitants (Segréens). Écartelé aux 1 et 4 d'argent, aux 2 et 3 d'azur à un pal d'argent, à une bande d'azur brochant sur le tout.
Village agricole. Son église paroissiale de style roman de transition est très ntéressante.
9 Saumur. Chef-lieu d'arrondissement, 16.210 habitants (Saumurois). Coupé d'azur à une fasce cré- nelée d'argent, maçonnée de sable et surmontée de trois fleurs de lis d'or et de gueules à la lettre « S » aussi d'or.
La fondation de Saumur est très ancienne. Au IX* siècle c'était déjà une ville importante qui tomba aux mains de Foulques Nerra, comte d'Anjou. Le comte de Poitiers la surprit et l'incendia en 1067. Plus tard, Duguesclin choisit cette ville comme quartier général, lorsqu'il entreprit de chasser les Anglais. Vers 1425, Saumur était défendue par un château déjà connu pour sa position remarquable. A la Réforme, la ville embrassa le protestantisme, mais la Révocation de l'Édit de Nantes causa un grave préjudice à sa prospérité. Belles et anciennes églises, place d'armes et caserne qui est l'un des beaux édifices de ce genre en France.
15
1 ANJOU 4
ANGERS
MAINE-ET-LOIRE
2 ANJOU 4 3 ANJOU 4
BAUGE BEAUFORT
MAINE-ET-LOIRE
MAINE-ET-LOIRE
r
^
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
4 ANJOU 4
C H O L ET
MAINE-ET-LOIRE
5 ANJOU 4
D U RT A L
MAINE-ET-LOIRE
6 ANJOU 4
MONTREUILBELLAY
MAINE-ET-LOIRE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFE
7 ANJOU 4
POUANCE
MAINE-ET-LOIRE
8 ANJOU 4 9 ANJOU 4
SEGRE SAUMUR
MAINE-ET-LOIRE
MAINE-ET-LOIRE
CAFÉ
SANKA CAFE
SANKA CAFÉ
MAINE-ET-LOIRE
SANKA FUT, EST ET RESTERA LE PREMIER CAFÉ DÉCAFÉINÉ FRANÇAIS
17
SAINTONGE i
CAFE
SAINTONGE
Qôècr^ilàm d&lû/'içiiedu/dâisa/i
D'azur à une mitre d'argent, accompagnée de trois fleurs de lys d'or. Après avoir eu quelques Comtes particuliers, ce pays fut réuni à l'Aquitaine dont il suivit la destinée. Il porte une mitre en souvenir du premier évêque du pays : saint Eutrope.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LA SAINTONGE
Cette province, limitée au nord par le Poitou, à l'est par l'Angoumois, au sud par la Guyenne et la Gironde, à l'ouest par l'Océan Atlantique et l'Aunls, a formé la plus grande partie du département de la Charente-Inférieure, en n'y comprenant cependant pas l'arrondissement de la Rochelle et la moitié de celui de Rochefort (côté ouest).
Autrefois on partageait cette province en deux parties divisées par la Cha- rente : la Haute-Saintonge, capitale Saintes, la Basse-Saintonge capitale Saint-Jean-d'Angély. Aujourd'hui la seule capitale est Saintes.
EDITION
Q
SANKA
18
Les Saintongeais n'ont pas d'histoire personnelle. Ils ont cependant été mêlés à tous les faits historiques de la France. Les Santones, très puissants au temps de César, leur ont donné leur nom autrefois. Les Romains, quand ils envahirent la contrée, n'eurent pas à supporter une grande résistance de leur part. Le Duc d'Aquitaine Eudes en augmenta ses états, puis elle fut apportée en dot à Henri II d'Aquitaine par Eléonore après son divorce. Jean sans Peur se laissa confisquer par Philippe-Auguste la Haute- Saintonge. Réunie à l'Angoumois par Henri IV, Charles V seulement put en enrichir la couronne en 1375 et elle fut rattachée à l'Aunis en 1694. Ce pauvre pays souffrit terriblement d'abord de la guerre de Cent Ans, puis des guerres de religion, au XVI* siècle ; il resta presque complètement protestant. Les désordres de la Ligue te soumirent encore à de cruelles épreuves. Il fut un grand gouvernement de l'ancien régime.
Ses habitants sont les Saintongeais.
Les villes principales sont :
Saintes (20.000 habitants), très intéressante au point de vue archéologique ; arc de triomphe de Ger- manicus ; très vastes arènes ; superbes églises, entre autres : Saint-Eutrope avec une merveilleuse crypte romane. Cette très ancienne ville domine la Charente, de manière fort pittoresque. Elle subit des invasions des Alains, des Vandales (406), des Wisigoths (419), de Clovis en 507. Charles Martel la reprit aux Arabes en 732. Pépin le Bref y contracta la maladie dont il mourut. Les Normands la reprirent et y mirent le teu (847). Louis IX s'en empara en 1242, mais en remit cependant la moitié â Henri III en 1258. Cédée aux Anglais en 1360, reprise par Duguesclin en 1371, elle racheta la gabelle (1547) par une rançon très importante. Bernard Palissy y résida beaucoup et y a sa statue.
Jonzac, très ancienne, soutint plusieurs sièges aux XV* et XVI» siècles. Le château qui la défendait s'élève encore au haut d'un rocher à pic. Il parait que des souterrains serpentent dans l'intérieur des terrains et amènent jusqu'à la ville.
Pons, ancien château-fort. Eaux minérales. Se fit connaître pendant les guerres de religion.
Barbezieux, où le vieux château-fort a été transformé en prison. La famille de La Rochefoucauld ei celle de Louvois le possédèrent.
Marennes, unique en Europe au point de vue de l'ostréiculture, ne peut être oubliée. Elle produit des fèves célèbres et aux environs se trouvent des tourbières.
Royan est la plage la plus fréquentée de la région, à cause de sa situation pittoresque. On y pêche la savoureuse sardine du même nom.
Cette province contient de nombreux monuments druidiques, dolmens, menhirs, tombelles. souterrains, niches sépulcrales, idoles égyptiennes, ruines d'anciens châteaux-forts, d'anciennes abbayes, curieux tombeau d'une prêtresse isiaque. Dans l'île de Courcony on a trouvé d'antiques médailles d'or. Cette province, dont les plus hautes collines ne dépassent pas 180 m., est ceinturée de nombreux marais salants. «C'est le plus oeau lossé ûe mon royaume», disait Henri IV. Des falaises calcaires aui dominen' la mer on a des spectacles grandioses et sévères, souvent très impressionnants. La Saintonge est arrosée par la Charente et ses affluents. La Sèvre-Niortaise et la Gironde la limitent au nord et au sud. Les bords de cette dernière, sur l'estuaire, ont une ampleur majestueuse. L'ensemble du littoral a une longueur de 170 kilomètres, et est joliment découpé de baies nombreuses. Les canaux de Brouage et de Niort à la Rochelle sont navigables.
Cette région est très riche naturellement, grâce à son sol fertile. Légumes, fruits, céréales y abondent. Elle possède un vignoble important. La pêche, les huîtres, le sel, sont des sources de grands bénéfices pour cette province. Les marais salants ont la réputation de donner les sels les plus appréciés de toute l'Europe. De nombreuses corderies, fonderies, verreries, mégisseries, poteries, y fonctionnent. La vie commerciale s'intensifie dans les ports et sur les cours d'eau. Des carrières de pierres de taille se ren- contrent. Certaines contiennent des coquillages fossiles. Enfin une marne très fine, propre à la fabrica- tion du savon et de la verrerie, une mine de plâtre très pur, complètent les ressources de cette province, ressources si variées que Elisée Reclus a pu dire : « Peu de régions pourraient mieux .se suffire à elles- mêmes si elles se trouvaient tout à coup séparées du reste de la terre ».
Y naquirent : Tallemant des Réaux, Agrippa d'Aubigné, Mme de Montespan, de la Galissonnière, Ouperré, Guillotin, Audebert.
19
I9 9m9mwwn9wm9tm^n^rmm
• AUNIS •
SANKA
AUNIS
Qeim/ilmi d/ustarigiieduêùison
De gueules à une perdrix d'or couronnée du même. L'Aunis démembré de la Saintonge, ne forma un gouvernement particulier qu'en 1648. NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR L'AUNIS
Cette province, la plus petite des anciennes provinces de France, est en- clavée au nord par le Poitou, à l'est par la Saintonge, à l'ouest par l'Océan Atlantique et au sud par la Saintonge et la Gironde. L'Aunis se partagea en deux partis, celui de La Rochelle et celui de Saint- Jean-d'Angely. Il devint un gouvernement général, siégeant à La Rochelle, qui comprenait l'Aunis, les îles de Ré, d'Oléron et d'Aix. Il forma, avec la Saintonge, le département de la Charente-Inférieure, à l'époque de la Ré- volution et constitue aujourd'hui une partie des deux départements de la Charente-Inférieure et des Deux-Sèvres. La capitale est La Rochelle. Les Wisigoths l'occupèrent. Il passa aux Francs après la bataille de Veuille en 507. Les Mauléon et les Chatelaillon le possédèrent au X' siècle. Mais
EDITION Çp SANKA:
21
Guillaume VIN, duc d'Aquitaine, le leor enleva. On ne connaît aucun Comte d'Aunis. M relevait des Comtes du Poitou. Il devint anglais lorsque Eléonore épousa Henri Plantagenet en 1152. Louis VIII en s'emparant de La Rochelle en 1224 le refit Français jusqu'au traité de Brétigny en 1360, où il repassa à l'Angleterre. Cependant les Anglais furent chassés par les Français et Duguesclin s'en empara. Les guerres de religion le bouleversèrent. Richelieu se rendit maître de La Rochelle en 1629 et triompha défi- nitivement des Protestants qui en avaient fait leur dernier refuge. Ses habitants d'abord nommés San- tones, s'appellent aujourd'hui les Aunisiens.
La Rochelle (28.000 habitants), jadis notre premier port sur l'Océan, fut une des plus importantes places fortes du protestantisme aux XVI' et XVII« siècles. En 1573, un traité y fut signé qui accordait aux Pro- testants la liberté de leur culte dans cette ville, à Nîmes et à Montauban. Elle acquit une certaine célébrité par le siège qu'elle soutint en 1628. Vauban l'entoura d'une enceinte continue. En parcourant de curieuses rues à porches, on admire l'Hôtel de Ville de la Renaissance et le très pittoresque port défendu par deux anciennes et curieuses tours. Le port de La Palice, un des plus grands de France, est spécialement remarquable, parce qu'ii est en eau profonde. Son commerce y est très actif et varié. L'Ile de Ré, quoique très petite est très peuplée, se compose de deux terres séparées par l'isthme de Martray. Elle fut célèbre au moment des guerres avec l'Angleterre et avec les Protestants. Elle renferme des marais salants et les huîtres y abondent.
Rochefort (34.000 habitants), favorisée par une puissante marée, et la largeur du fleuve qui atteint 200 mètres est un de nos cinq ports militaires les meilleurs. Pourtant, c'est seulement 12 jours par an qje les grands bateaux de 7 à 8 mètres peuvent y pénétrer. La ville fut créée par Colbert en 1666. Le Chevalier de Clerville en fit les plans ; elle fut fortifiée en 1675. Les Hollandais tentèrent vainement de s'en emparer en 1674. Il en fut de même des Anglais en 1690, et 1803.
L'Ile d'Oléron, située en face des embouchures de la Sèvre et de la Charente porte deux villes : Oléron et Saint-Pierre d'Oléron. Elle fut longtemps propriété des Comtes '^'Anjou et des Ducs d'Aquitaine. Charles V l'acquit, les Anglais s'en emparèrent; elle fut reprise par Charles VII, disputée au temps de la Ligue et enfin, fut fortifiée par Louis XIV.
Niort, prise par Duguesclin pendant la guerre de Cent Ans, supporta de grandes épreuves pendant les guerres de religion ; c'est une jolie ville, heureusement placée sur le versant de deux collines au pied desquelles coule doucement la Sèvre Niortaise. L'Ecole Militaire d'infanterie de Saint-Maixent est aux environs. ^
Melle, où les Romains avaient trouvé et exploité du plomb argentifère, fut longtemps une ville indus- trielle importante ; laRévocatior de l'Edit de Nantes lui porta un coup fatal.
Saint-Jean-d'Angély est bâtie sur l'emplacement où se dressait jadis le superbe château des ducs d'Aquitaine, il fut démoli par Pépin le Bref et remplacé par un couvent de Bénédictins. Le frère de Louis XI succomba au poison, dans cette ville, en 1472 et en 1588, le prince de Condé connut la même mort des mains de la princesse de la Trémouille, sa femme.
Il n'y a aucune trace d'archéologie romaine dans ce pays qui était sous la mer à cette époque reculée. ivtais les souvenirs au Moyen-aye abondent ; ruines de châteaux-forts, abbayes, portails, clochers d'églises, le très curieux monument de Moïse (près de Rochefort) supposé temple juif. Mais il n'en reste plus que peu de pierres. A Melle deux statues dégradées que l'on croit figurer Constantin etCharlemagne. Comme beautés naturelles, nous devons livrer à l'admiration la « grande Plage » dans l'Ile d'Oléron (sud-ouest) que sa solitude et son immensité revêtent d'une beauté sévère sans égale. La Fosse de Prahecq qui contient une source, beaucoup d'étangs, sont à citer. La Sèvre Niortaise l'arrose, avec la Boutonne et la Charente.
L'Aunis est fertile ; céréales, fruits, légumes y abondent ; les forêts sont formées d'essences variées où les arbres verts, le chêne, le hêtre et le châtaignier dominent. Le sol renferme du fer, du marbre, du granit, des pierres calcaires, meulières, etc. Quelques sources minérales y sont exploitées. L'élevage des boeufs est important parce qu'ils appartiennent à la race réputée dite « parthenaise ». Ses chevaux et mulets sont si renommés qu'il en est envoyé jusqu'en Espagne. La mer donne ses richesses de sel, huîtres et poissons, et la terre un abondant gibier. On s'y occupe activement de la fabrication des étoffes (peluche, draps, toiles) et de celle des poteries, faïenceries, etc. Cette branche de l'industrie a été introduite par Bernard Palissy qui, aussi bien dans la Charente-Inférieure que dans les Deux-Sèvres, acquit une grande célébrité ; sa vie fut besogneuse au début. On assure qu'il brûlait ses meubles pour chauffer son four, à la plus grande indignation de sa femme aussi désagréable qu'incapable de com- prendre quel artiste elle avait épousé.
Beaucoup de personnages célèbres sont nés en Aunis : citons au hasard M. de Fontanes, .a Ouintinie, La Rochejaquelein, la Touche-Tréville, Duperré, Bouguereau, Fromentin, Loti, Réaumur.
22
Description des Blasons N^^ i ^ 9
CHARENTE-INFÉRIEURE
1 Archiac. Chef-lieu de canton, 800 habitants (Archiacois). De gueules à deux pals de vair, au chef d'or.
Ce sont les arnnes des anciens seigneurs d'Archiac, dont le plus connu, Maynard, habitait vers 1030 le château situé sur une colline très élevée qui dominait les vignobles de la grande Champagne. Ce château fut détruit et reconstruit plusieurs fois. En 1385 le connétable de Bourbon le prit aux Anglais et le rasa. Relevé de ses ruines à l'époque de la Renaissance, il fut définitivement anéanti à la Révolu- tion. La tour que l'on aperçoit actuellement au sommet de la colline est une construction récente.
2 La Rochelle. Chef-lieu du département, 41.520 habitants (Rochellois). De gueules au navire équipé d'argent sur une mer ondée d'azur, au chef du même chargé de trois fleurs de lis d'or.
Doit son appellation actuelle au mot RUPELLA qui signifie : petite roche. Son origine semble remonter vers l'an 960. En vertu du traité de Brétigny, elle passa sous la domination anglaise de 1300 à 1372. Devenue à l'époque de la Réforme une importante place forte des protestants, la Rochelle eut à sou- tenir deux sièges héroïques. En 1572, l'armée royale, sous les ordres du duc d'Anjou, l'assiégea pendant 7 mois ; mais devant l'énergigue résistance des Rochellois, Charles IX dut signer l'édit de pacification rétablissant les concessions faites aux protestants par le traité de Saint-Germain en 1570 : admission à tous les emplois, reconnaissance de leurs villes de sûreté et liberté de conscience. Plus tard, en 1627- 1628, le Cardinal de Richelieu entoura la Rochelle d'une ceinture de forts et pour barrer la route à une escadre anglaise venue pour la soutenir, fit construire une digue énorme dont on voit encore les restes à marée basse. Le siège dura quinze mois. Défendue par Jean Godefroy, puis Jean Guiton, la ville opposa une résistance acharnée. Mais la famine décima la population et elle dut capituler le 29 octobre 1628. La ville actuelle, par ses nombreux monuments et ses vieilles maisons, offre un réel intérêt his- torique.
3 Marennes. Chef-lieu de canton, 4.080 habitants (Marennais). D'azur à un voilier d'argent sur une mer aussi d'argent, adextré en chef d'une étoile de cinq branches du même.
Est surtout renommée pour ses établissements ostréiculteurs et pour l'exploitation des marais salins qui entourent la localité.
4 Pons. Chef-lieu de canton, 4.425 habitants (Pontois). D'argent à la fasce bandée de gueules et d'or. De l'ancienne appellation PONTIUM ; elle est divisée en haute et basse ville dominée par l'ancien château des sires de Pons, datant du IX* siècle. C'était une des places fortes des calvinistes dans la Saintonge et Louis XIII en fit détruire les fortifications en 1622 après la prise de SaInt-Jean-d'Angéiy.
5 Rochefort-sur-Mer (Rupifortium). Chef-lieu d'arrondissement, 28.275 habitants (Rochefortains). Coupé mi-parti au 1 d'azur à une étoile rayonnante de cinq branches d'or, au 2 d'or à un fort crénelé sur un rocner, le tout de sable, et de sable au navire d'argent, équipé d'or, voguant sur une mer aussi d'argent.
C'est une ville récente fondée sous le règne de Louis XIV ; elle était à l'époque le troisième port mili» taire de France ; elle en a conservé tous les bâtiments, notamment l'hôpital et l'école d'artillerie.
6 Royan (Royanum). Chef-lieu de canton, 10.390 habitants (Royannais). Ëcartelé au 1 de sinople à trois poissons d'argent, celui du milieu contourné, au 2 d'or au phare de sable, au 3 de gueules à une harpe d'argent, au 4 d'azur au navire d'argent voguant sur une mer du même.
C'est un petit port, surtout connu comme station balnéaire qui soutint en 1622 un siège contre Louis XIII.
7 Saintes. Chef-lieu d'arrondissement, 20.470 habitants (Saintais). De gueules au pont de trois arches surmonté de trois tours d'argent, crénelées et maçonnées de sable, au chef cousu d'azur à trois fleurs de lis d'or.
Ancienne capitale des Santones, elle est mentionnée par Pline sous le nom de MELODIANUM SANTO- NUM. Comprise dans l'Aquitaine elle fut soumise aux Wisigoths, puis plus tard aux Normands sous le rèpne de Philippe IV; le duc d'Alençon s'empara de Saintes par surprise en 1330. Elle fut maintes fois prise par les partis en présence à l'époque de la Réforme. On y remarque quelques Intéressants vestiges romains, notamment : les Thermes, l'amphithéâtre et l'arc de triomphe. Belle cathédrale commencée sous Charlemagne. Patrie de Bernard Palissy.
8 Saint-Jean-d'Angély. Chef-lieu de canton, 6.745 habitants (Angéliens). D'azur semé de fleurs de lis d'or, au franc-quartier de gueules chargé d'un chef de Saint-Jean dans une coupe d'or.
Doit son origine à un château devenu monastère en 768, construit dans une forêt nommée ANGERlA- CUM. Le chef de St-Jean-Baptiste qui détenait, dit-on, ce monastère, attira de nombreux pèlerins. La ville fut assiégée vers 1562 par le duc de La Rochefoucault, un des chefs huguenots qui la conser- vèrent jusqu'en 1621, époque où elle *ut prise par Louis XIII, qui voulut, mais sans réussir, changer son nom en celui de Bourg-Louis.
• Talmont-sur-Gironde. Commune, 183 habitants (Talmontais). D'or à trois tours crénelées de gueules couvertes en pointes de gueules et girouettées du même, ouvertes au champ et maçonnées de sable posées 2 et 1.
Intéressante par son église, bâtie dans une situation dominante, de style roman du XI* siècle et dédiée à Sainte-Radegonde.
23
1 AUNIS-SAINTONGE 4 2 AUNIS-SAINTONGE 4 3 AUNIS-SAINTONGE 4
ARCHIAC LA ROCHELLE MARENNES
CHARENTE-INFERIEURE CHARENTE-INFÉRIEURE CHARENTE-INFERIEURE
CAFÉ
SANKA CAFE
SANKA CAFÉ
SANKA
4 AUNIS-SAINTONGE 4
PONS
CHARENTE-INFERIEURE
5 AUNIS-SAINTONGE 4 6 AUNIS-SAINTONGE 4
ROCHEFORT S.M. R O Y A N
CHARENTE-INFERIEURE CHARENTE-INFÉRIEURE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
7 AUNIS-SAINTONGE 4 8 AUNIS-SAINTONGE 4 9 AUNIS-SAINTONGE 4
SAINTES SMEANDANGÉLY TALMONT
CHARENTE-INFERIEURE
CHARENTE-INFÉRIEURE
CHARENTE-INFERIEURE
^^ ^H/à
y^ . -'♦'• * '^
. w/« 4« *!•
^^^^7 "^^^7
CAFE
SANKA CA
FÉ "^'i^Pli*^ SAf
SANKA CAFÉ
SANKA
CHARENTE-INFÉRIEURE
LE CAFÉ SANKA, SANS CAFÉINE, SAUVE VOTRE COEUR. LE PREMIER DÉCAFÉINÉ FRANÇAIS
25
AUVEKGNE
S)eSm/i/ion el/uslmçuedul^hson
D'or au gonfanon de gueules frangé de sinople.
L'Auvergne eut, dès les premiers temps de la féodalité, des vicomtes oarti- culiers. Marie d'Auvergne, héritière des comtes d'Auvergne, porta cette province dans la maison de la Tour, par son mariage avec Bertrand IV de la Tour, en 1389. Son arrière petite-fille, Marie de la Tour, épousa Laurent de Médicis, père de Catherine de Médicis. L'Auvergne fut réunie à la couronne sous Louis XIII, ce prince l'ayant reçue en don de Marguerite de Valois, fille de Henri II et de Catherine de Médicis. En 1651, Louis XIV échangea l'Auvergne au duc de Bouillon contre Sedan et Raucourt.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR L'AUVERGNE
Cette splendide contrée est bornée, au nord, par le Bourbonnais et le Berry, à l'est par le Velay et le Forez, au sud par le Rouergue et le Gévaudan, à l'ouest par le Limousin, la Marche et le Ouercy.
EDITION Ç^SANKA:
27
Le Puy-de-Dôme, le Cantal et une partie de la Haute-Loire, représentent aujourd'hui ce qu'était l'Auvergne, qui se nomnna aussi la Limagne.
Sa capitale est Clernnont-Ferrand.
L'Auvergne fait partie de la première Aquitaine et se soumit si volontiers à la civilisation romaine qu'elle n'accepta pas facilement d'appartenir aux Wisigoths quand, en 475, Népos la leur céda. Prise par Clovis, en 507, elle devint comté dépendant de l'Aquitaine, Pépin le Bref l'attaqua, mais se heurta à Blandin qui combattait pour le duc Waïfre. Divers comtes nommés par les rois de France ou les ducs d'Aquitaine, la gouvernèrent, mais leurs descendants mâles faisant défaut dès le commencement du X» siècle, elle passa aux comtes de Bourges par mariage. Neuf générations de comtes d'Auvergne se succédèrent. Les seigneurs de Clermont naquirent de la dépossession des descendants de Robert, fils de Guillaume IV. En 1210, Philippe-Auguste confisqua le comté à Guy, petit-fils de Guillaume, pour le punir d'avoir prêté son concours au roi d'Angleterre. Louis XI pardonna à Guillaume, fils de Guy, mais une portion du comté, «la terre d'Auvergne >j en fut séparée et devint duché-pairie, par le roi Jean pour son fils. L'épouse de Jean de Bourbon, Marie de Berry, le reçut en dot en 1400, des mains de Charles VI et jusqu'à la mort du connétable de Bourbon, il fit partie de cette maison. Louise de Savoie, alors, le reçut en douaire. Réuni à la couronne en 1531, Catherine de Médicis l'eut en dot, puis Elisabeth d'Autriche l'eut en douaire, puis il revint au domaine royal. A Godefroy, époux de Jeanne de Ventadour, s'arrêta la possession du comté d'Auvergne par les descendants de Guillaume. Il passa dans la maison de Bertrand de la Tour, quand celui-ci épousa Marie, comtesse d'Auvergne, fille de Jeanne et de Godefroy, et cette famille s'appela désormais de La Tour d'Auvergne. Charles d'Angoulême, fils naturel de Charles IX, en 1589, le reçut de Catherine de Médicis ; Marguerite de Valois le lui enleva en 1606 et le céda à Louis XIII, rfaunhtn. Quand il devint roi, cette province fit enfin partie du domaine royal en 1610, définitivement. Ses habitants s'appellent les Auvergnats.
Ses villes principales sont :
Aurillac (16.800 habitants), remonte au IX* siècle. L'ermite Géraut fonda, sur l'emplacement qu'elle occupa, un couvent de Saint-Benoît qui devint bientôt le noyau d'une ville. Elle ne se développa pas comme on l'espérait, à cause des épreuves qu'elle subit ; huit fois prise ou reprise, les guerres civiles et religieuses la dévastèrent. De l'ancien monastère, il lui reste l'église fort intéressante.
Mauriac, s'enrichit d'une magnifique église de style roman, et la jolie Dordogne passe à ses pieds.
Saint-Flour, aux environs de laquelle on admire le hardi et superbe viaduc de Gabarit. On l'appela longtemps « la ville noire », sans doute à cause du pavage de ses rues, fait de laves. Elle est défendue par de rudes escarpements. Des eaux abondantes jaillissent un peu partout de ce sol volcanique.
Clermont-Ferrand, capitale des Arvernes ; sous les Gaulois, elle s'appelait Nemetum. Très curieux monuments : entre autres la cathédrale gothique et Notre-Dame-du-Port (romane) où fut prêchée la 1" Croisade ; vue très étendue sur le pays et les montagnes.
Thiers, gracieuse et riante, entre des sites très variés ; elle subit une cruelle épreuve en essayant d'établir des rizières. Le riz ne réussit pas ; les eaux croupissantes provoquèrent une terrible épidémie qui causa une grande mortalité.
Le dolmen de Saint-Nectaire est fort remarquable. Les vestiges romains sont peu nombreux. Dans un site superbe les ruines du château d'Escoraille, puis la Brèche de Pépin, sont à retenir.
Cette province très pittoresque contient de nombreuses curiosités naturelles : la cascade de Salins de 130 pieds de haut. La Fons-Bousdouïre, fontaine intermittente, la grotte de Massiac, placée de telle sorte qu'elle sert de cadran solaire, la grotte de Royat d'une poésie délicieuse, la cascade du Mont- Dore, la montagne du Capucin, le lac Pavin qui remplit un cratère, le Pas de la Cère, terrifiant, sont les principales.
L'Auvergne est arrosée par l'Allier, la Dordogne, la Dore, le Cher, etc.
Elle possède de nombreuses sources thermales (Bourboule, Royat, Mont-Dore). Confitures, coutelleries, dentelles lui apportent de sérieux revenus, avec la fabrication des fromages et des parapluies.
Sa prospérité v'ent surtout d'un énorme commerce de bois. Ses admirables montagnes en sont souvent couvertes.
Y naquirent : Biaise Pascal, le poète Maynard, Delille, etc.
28
Description des Blasons N"» 1 à 9
PUY-DE-DOME
1 Ambert. Chef-lieu de canton, 7.120 habitants (Ambertois). D'azur à deux fours rondes d'argent jointes par un entre-mur ouvert et crénelé, le tout maçonné de sable.
D'origine féodale, c'était l'ancienne capitale du Livradois qui obtint le droit de commune en 1239. Ambert tomba en 1577 au pouvoir des protestants sous les ordres d'un chef violent, De Marie, qui sou- tint le siège des catholiques et ne se rendit que plus tard au duc d'Alençon, après la prise d'Issoire.
2 Billom. Chef-lieu de canton, 3.590 habitants (Billomois). D'azur au portail crénelé d'or, flanqué de deux tours crénelées du même surmontées de trois fleurs de lis aussi d'or rangées en fasce.
Est intéressante par ses quelques anciens monuments, notamment l'église de Saint-Cerneuf, type curieux de style roman, le collège fondé en 1535, tenu par les Jésuites jusqu'en 1762, et son beffroi du XVI' siècle.
3 Clermont-Ferrand. Chef-lieu du département, 111.710 habitants (Clermontois). D'azur à une croix de gueules bordée d'or contournée de quatre fleurs de lis du même.
Fut sous le nom de NEMETUM, la capitale des Arvernes. A l'époque romaine, la ville s'appelait AUGUSTONEMETUM, puis plus tard au V« siècle ARVERNI. Le nom de Clermont qui était depuis le VI' siècle celui de l'Acropole, fut donné à la ville entière vers le milieu du IX* siècle. On y comptait au temps de Grégoire de Tours au moins douze églises. En 1095 eut lieu sous la présidence du pape Urbain II, le célèbre concile de Clermont dans lequel, à la voix de Pierre l'Ermite, fut résolue par accla- mations, la première croisade. Les comtes d'Auvergne occupèrent plusieurs fois au XI* et au XII* siè- cles, la ville par usurpation et attirèrent contre elle, en 1126, le roi Louis-le-Gros qui s'en empara, et la remit aux évêques, vrais seigneurs temporels. En 1665 se tinrent à Clermont les Grands-Jours, concile dont Fléchier, évêque de Nîmes, se constitua l'historien, et qui se montra très sévère pour la noblesse de l'Auvergne, habituée depuis plusieurs siècles à l'indiscipline et à la tyrannie. Lors de la formation des Provinces, Clermont devint la capitale de l'Auvergne ; la ville de Mont-Ferrand ne lui fut annexée qu'en 1731.
Clermont-Ferrand est également connue pour ses eaux thermales et possède quelques intéressants monuments, notamment la cathédrale Notre-Dame, commencée en 1248, Notre-Dame -du -Port cons- truite, croit-on, vers870 par l'évêque Saint-Sigon, remaniée au XI* siècle. Patrie de Pascal, de l'historien Grégoire de Tours, et probablement aussi de Vercingétorix.
4 Usoire. Chef-lieu d'arrondissement, 6.040 habitants (Issoriens). D'azur à la lettre capitale Y d'or, la queue recourbée en rond par le bas.
Sous l'appellation de ISSIODURUM, c'était une ville déjà florissante sous les Romains et avait une école très célèbre. Issoirefut mise à sac plusieurs fois parles Wisigoths, les Vandales, plus tard, parles comtes d'Auvergne et les troupes royales. En 1573. un de ses habitants. Merle, devenu protestant et chef de bande, s'empara de la ville, mais il fut à son tour assiégé par les ducs de Guise et d'Anjou, et la ville fut à nouveau détruite ; ce n'est que sous Henri IV qu'elle retrouva sa tranquillité. Église remarquable par ses belles décorations extérieures.
5 L«zoux. Chef-lieu de canton, 2.870 habitants (Lezouans). D'azur à trois fleurs de lis d'or, au chef de sable chargé de deux clefs d'argent en sautoir.
Les troupes royales s'emparèrent de la ville par escalade en 1592 ; peu de temps après, les ligueurs la prirent d'assaut et en massacrèrent la garnison. On visite dans les environs les châteaux de Fon- tenilles et de Ligones.
6 Montaigut. Chef-lieu de canton, 1.640 habitants (Montaigois). D'azur à la lettre capitale M surmontée d'une couronne, accompagnée de trois fleurs de lis, 2 rangées en chef et 1 en pointe, le tout d'or. Possède une église romane, et les ruines d'un château du XIV* siècle. Non loin, àChazons.setrouveune source froide ferrugineuse. On y voit aussi un dolmen.
7 Riom. Chef-lieu d'arrondissement, 10.061 habitants (Riomois). D'azur à une lettre R d'or surmontée de deux fleurs de lis du même en chef.
C'était à l'époque de Grégoire de Tours (538-594), un village nommé VICUS RICOMAGENSIS qui, plus tard, au Xll* siècle, fut pris par Philippe-Auguste ainsi qu'une grande partie de l'Auvergne. Cet évé- nement fut avantageuxà Riom qui devint alors le siège d'un bailliage et reçut divers privilèges qui réle- vèrent au rang de ville. Riom fut un certain temps capitale de l'Auvergne, titre qui échut par la suite à Clermont, et était la résidence habituelle des ducs et comtes de la province. On y voit encore quel- ques parties de l'ancien château ducal bâti en 1382 par Jean de Berry, dont les vitraux sont remar- quables.
8 Saint-Amant-Tall«nd«. Chef-lieu de canton, 1.150 habitants (Amantains). D'azur à trois tours cré- nelées d'or maçonnées et ajourées de sable posées sur une terrasse du second.
Village agricole où l'on pratique l'élevage des chevaux. Apiculture. Sources thermales dans les envi- rons.
9 Thiara. Chef-lieu d'arrondissement, 15.860 habitants (Thiernois). De gueules au voilier d'argent voguant sur une mer du même.
Doit son origine à un ancien château que Grégoire de Tours désigne sous le nom de CASTRUM THI- GERNUM. Vers 532, ce château et les maisons qui l'entouraient furent brûlés par Thierri I", fils de Clovls. Quelques années après, vers l'an 580, Avitus. évêque de Clermont. y fonda une église qu'il dédia à saint Genest. Le château fut pris en 1210 par Guichard, sire de Beaujeu et de Montpensier. Sa curieuse situation sur le flanc d'une montagne en fait une ville très pittoresque.
1 AUVERGNE 4 2 AUVERGNE 4
AMBERT BILLOM
PUY-DE-DOME
PUY-DE-DOME
3 AUVERGNE 4
CLERMONT-FERRAND
PUY-DE-DOME
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFE
SANKA
4 AUVERGNE 4 5 AUVERGNE 4
ISSOIRE LEZOUX
PUY-DE-DOME
PUY-DE-DOME
6 AUVERGNE 4
MONTAIGUT
PUY-DE-DOME
CAFE
SANKA CAFÉ
SANKA CAFE
SANKA
7 AUVERGNE 4
RIOM
PUY-DE-DOME
8 AUVERGNE 4
ST-AIKIAND-TALLENDE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
9 AUVERGNE 4
T H I E R S
PUY-DE-DOME
SANKA CAFE
SANKA
PUY-DE-DOME
TU TE LÈVES, BOIS SANKA ET TU SORS . . . BOIS SANKA, TU TE COUCHES ET TU DORS
30
Description des Blasons N^s 10 à 18
CANTAL
10 Aurillac. Chef-lieu du département, 17.150 habitants (Aurillacois). De gueules à trois coquilles d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.
Doit son origine à une abbaye fondée au IX* siècle par saint Géraud. Elle était auxXVii» etXVIli* siècles la capitale de la Haute-Auvergne. On y voit l'ancienne église abbatiale reconstruite au XVII* siècle, le château Saint-Étienne sur une position dominante et quelques anciennes maisons. Patrie de saint Géraud (856-909).
11 Allancha (Alentia). Chef-lieu de canton, 1.690 habitants (Allanchais). D'or à deux clefs de sable posées<enîsautoir.
Commerce de chevaux. L'église paroissiale et le vieux château de Cheyiadet sont les seuls édifices présentant quelque intérêt. Patrie de l'abbé Dufour de Pradt, diplomate et archevêque de Malines (1759-1837).
12 Chaudesaigues. Chef-lieu de canton, 1.360 habitants (Caldaguès). D'azur à une montagne d'or mouvante d'un bouillon d'eau fumante d'argent, surmontée de deux fleurs de lis d'or rangées en chef. Doit son nom aux sources thermales jaillissant à plusieurs endroits et qui étaient déjà fameuses au V* siècle sous le nom de CALENTES-BAIOE. La haute température de ces eaux les font servir au dégraissage et blanchiment de la laine.
13 Mauriac. Chef-lieu d'arrondissement, 3.310 habitants (Mauriacois). D'azur à trois tourteaux de gueules évidés d'argent au chef cousu d'or.
Doit son origine à sainte Théodéchilde. fille de Clovis, qui y fit bâtir Notre-Dame-des-Miracles et un monastère. En 1357 les Anglais, puis deux siècles plus tard les protestants, s'emparèrent de la ville. L'église, par ses reliques, présente encore un grand intérêt ; il semble cependant que l'église du monas- tère dont il subsiste quelques ruines ait été plus remarquable encore, puisque sa reconstruction date de l'an 820. Le collège fondé par Guillaume de Prat, évêque de Clermont en 1550, fut l'un des premiers qui furent professés par les Jésuites.
14 Maurs. Chef-lieu de canton, 2.480 habitants (Maurois). D'or à un nègre de sable.
De l'appellation primitive MURTIUM, elle était autrefois resserrée dans une enceinte et possédait un monastère de l'ordre de saint Benoit. Les religionnaires la prirent et la pillèrent en 1578 et 1583. La peste y fit de grands ravages en 1588. Le climat, par sa douceur, favorisait jadis l'élevage du ver à soie qui a perdu toute son importance.
15 Murât. Chef-lieu de canton, 2.630 habitants (Muratois). D'azur à trois murs d'argent crénelés et maçonnés de sable de quatre pièces, posés en fasce, l'un au-dessus de l'autre, celui de la pointe de l'écu ouvert de sable.
Doit son origine à son château-fort qui en faisait le siège d'une vicomte. Pour sa position exception- nelle, il fut souvent pris par les seigneurs voisins pour revenir vers 1477 à Louis XI qui le fit déman- teler. Reconstruit à nouveau vers la fin du XVI* siècle, il fut pris tour à tour par les catholiques et les protestants. En 1633 Louis XIII en ordonna la démolition. Murât possède une intéressante église, Notre-Dame-des-Oliviers, érigée en chapitre en 1350 ; incendiée en 1493 elle fut rebâtie par Anne de France: on voit en outre aux portes de la ville un ancien couvent dit de Saint-Gai, fondé par Bernard d'Armagnac en 1430 et transformé de nos jours en hôpital.
16 SaUrs (Salestum). Chef-lieu de canton, 620 habitants (Salersois). De gueules à la tour d'or crénelée et maçonnée de sable, surmontée d'une étoile de cinq branches d'argent.
C'était à l'origine un fief très étendu que le maréchal de La Fayette, gouverneur sous Charles VII, fit
fortifier pour Te mettre à l'abri des entreprises anglaises. Au cours des guerres de religion, Salers fut
K prise et pillée par les huguenots. L'Église et l'hôpital sont les seuls édifices antérieurs a la Révolution.
17 Saint-Flour. Chef-lieu d'arrondissement, 5.200 habitants (Saint-Flourains). Parti d'azur et d'or, semé de fleurs de lis de l'un en l'autre ; à la bordure édentée de gueules.
L'évôché de Saint-Flour fut fondé en 1317 et son titulaire avait encore au XVIII* siècle la juridiction de la ville. Elle doit son nom à saint Flour, premier évêque de Lodève, qui mourut vers l'an 389 sur l'empla- cement de la ville actuelle. Saint-Flour était alors désignée sous le nom de MONS INDICIACUS. a cause d'un phare indicateur qui servait de guide aux voyageurs. Au XIV* siècle Saint-Flour fut élevée à la dignité épiscopale. On y voit une intéressante cathédrale « La Recluse » bâtie par saint Odilon; la plupart des établissements sont dus à Paul de Ribeyre, évêque de la ville vers le milieu du XVlll* siècle.
18 Vlc-Bur-Cèr«. Chef-lieu de canton, 1.760 habitants. D'argent à une fasce ondée d'azur chargée d'une fleur de lis d'or.
Doit son importance à ses sources oui paraissent avoir été fréquentées par les Romains et qui en font ô l'heure actuelle un lieu de séjour agréable.
31
10 AUVERGNE S4
A U R I L L AC
11 AUVERGNE S4
ALLANCHE
CAFE
SANKA CAFE
12 AUVERGNE S4
CHAUDESAIGUES
SANKA CAFÉ
SANKA
13 AUVERGNE S4
MAURIAC
14 AUVERGNE S4
M A U R S
15 AUVERGNE S4
MURAT
CAFE
SANKA CAFE
SANKA CAFÉ
SANKA
16 AUVERGNE S4
S A L E R S
17 AUVERGNE S4
SAINT- FLOUR
18 AUVERGNE S4
VIC-SUR-CERE
SANKA CAFE
SANKA CAFÉ
SANKA
CANTAL
LE CAFÉ SANKA EST LIBÉRÉ DE LA CAFÉINE ET N'EMPÊCHE PAS DE DORMIR
33
i ■ » «H» I ■ ■ » IliPpt 1 I
; • BERRY
"^
CAFE
SANKA
BEKKY
Q&icpi/i/ion el/ustomçiiedii/^hson
De France à la bordure engrêlée de gueules.
Le roi Jean le Bon érigea le comté de Berry en ducfié-pairie en faveur de son
fils Jean, qui fut un célèbre bibliophile, ainsi que ses frères. Le duché fut
donné en apanage à plusieurs princes et princesses de la maison de France,
à Charles de France, depuis Charles VII, à Charles de Guyenne, frère de
Louis XI, à Jeanne de France, femme de Louis XII, à Marguerite de France,
duchesse de Savoie, etc.
Le duché de Berry n'a jamais eu d'autre blason que celui de ses ducs.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LE BERRY
Cette province est bornée au nord par l'Orléanais, à l'est par le Nivernais et le Bourbonnais, au sud par la Marche, à l'ouest par la Touraineet le Poitou. Le Berry forme le Cher, l'Indre et une partie de la Creuse, de la Nièvre et de l'Allier. Sa capitale est Bourges.
EDITION (^ SANKA
35
Il fut enclavé dans la première Aquitaine. Les Wisigoths s'en emparèrent en 475. Clovis le conquit en 507. Sous les successeurs de Charlemagne ses comtés devinrent héréditaires. Arpin, Comte ou Vicomte de Bourges, pour pouvoir aller à la Croisade, vendit le sien à Philippe \" en 400. Il devint l'apanage de Jean, fils du roi Jean en 1360. Il était devenu duché-pairie, mais avec l'obligation de le rendre à la cou- ronne, si Jean n'avait pas de fils, ce qui se produisit. Il appartint successivement à Jean, fils de Charles VI, qui mourut par le poison en 1416 ; à son 5"> fils Charles VII ; au frère de Louis XI (1472) ; à Jeanne de France, épouse de Louis XII (après leur séparation), à Marguerite, sœur de François I", femme du roi de Navarre ; à Marguerite de Savoie, sœur de Henri II ; à François duc d'Alençon. Louise, veuve de Henri II, l'eut en douaire et enfin II entra définitivement dans le domaine de la couronne par un traité signé entre Louis IX et Henri III d'Angleterre. Charles, petit-fils de Louis XIV, et le 2» fils de Charles X portèrent le titre honorifique de duc de Berry. Les guerres de religion l'éprouvèrent beaucoup au XVI' siècle. Calvin y débuta. La guerre civile y reparut plusieurs fois, mais sans durée. Il refusa de prendre part aux désordres de la Fronde. Louis XVI y fit l'essai d'une nouvelle administration de province. Cet essai réussit parfaitement, et sur le désir exprimé par l'Assemblée des Notables, d'autres Assemblées furent établies en 1787 dans tout le royaume de France. Les Administrations départementales les rem- placèrent en 1790. L'armée française fut licenciée presque entièrement dans le Cher après Waterloo et l'occupation de Paris par les Alliés. Ses habitants en furent très émus à cause du surnom donné à nos soldats: «brigands de l'Armée de la Loire », mais tout se passa avec Une grande tranquillité.
Les habitants du Berry sont les Berrichons, mais ils s'appellent eux-mêmes les Berriots.
De nombreuses villes méritent notre attention :
Bourges (43.590 habitants), calme cité, s'embellit d'une splendide cathédrale du Xlll" siècle et de l'hôtel de Jacques Cœur. Au cours de l'histoire, elle subit de nombreuses épreuves : siège, pillage, sac de ville par les protestants, graves incendies, ravage de la peste lui portèrent des coups dont elle ne s'est pas relevée.
Saint- Amand, placée dans une île que forment le Cher et le Canal de Berry, fut fortifiée à plusieurs reprises. Son château de Mont-Rond avait la réputation d'être une des forteresses les plus imprenables de France. Vestiges d'une cité Gallo-Romaine.
Châteauroux, du nom de son antique forteresse, château Raoul du X' siècle, devenu l'Hôtel de Ville. « L'Abbaye de la maison de Dieu » se dressait jadis sur les bords de l'Indre.
Le Blanc, où se pratique un vaste élevage de chevaux. Son actuel pénitencier agricole était autrefois la vieille Abbaye de Fontgombault.
Argenton, extrêmement curieuse et des plus anciennes. Un gros château presque imprenable y dres- sait ses dix solides tours, mais ces intéressantes ruines ont disparu quand fut tracée la route amenant à un pont sur la Creuse.
La Châtre, possède de curieuses vieilles maisons de bois. Nohant, résidence aimée de Georges Sand, est aux environs.
A part deux dolmens il y a peu de vestiges de l'antiquité druidique dans cette province. Les monuments romains sont plus nombreux : reste d'un camp à Chambon, voie romaine, ruines d'un pont, châteaux- forts dans les ruines desquels se trouvèrent des monnaies et des médailles ; tombeaux, colonnes, le « chemin de César » taillé dans le rocher, des fontaines, des aqueducs, des étuves d'albâtre, les restes de l'Abbaye de Déols présentent un vif intérêt.
Le département de l'Indre est un pays d'une charmante poésie ; bois et champs sont tout fleuris de chè- vrefeuille, d'églantines et de bruyères. Georges Sand a chanté le joli village et la pittoresque gorge de Gargilesse, les étangs lumineux et les brandes curieuses qui l'entourent.
Dans celui du Cher, l'aspect est tout différent ; ce sont des collines granitiques qui se dressent jusqu'à 500 mètres de hauteur ; puis la Sologne, plaine unie et mélancolique aux eaux dormantes, à travers les noirs sapins.
La Loire, le Cher, l'Indre, la Creuse y coulent.
Le Berry produit dans l'Indre peu de choses au point de vue agricole. Mais dans le Cher, certaines céréales et le chanvre y croissent abondamment. Le fer, la houille s'y trouvent. Des verreries, des fabriques de porcelaines aussi, beaucoup de tuileries et briquetteries y travaillent. Jacques Cœur. Marivaux. Jean Corbin, Bourdaloue, le peintre Jean Boucher, etc., y sont nés.
36
Description des Blasons N°8 1 à 9
INORE
1 Argenton-sur-Cr«use. Chef-lieu de canton, 5.500 habitants (Argentonnais). D'azur au bourdon d'or en pal, accompagné de six mouches éployées d'argent posées l'une sur l'autre, trois de chaque côté (armes de l'ancien prieuré).
Il semble que ce soit l'antique ARGENTOMAGUS, bourgade romaine qui était située un peu au nord de la ville actuelle au pied de la colline de Saint-Marcel. On y remarque les ruines de la tour d'Héracle, la chapelle de Saint-Benoit des XV* et XVI" siècles et quelques vieilles maisons très pittoresques.
2 Buzançais. Chef-lieu de canton, 4.350 habitants (Buzançaïens). De gueules à trois trèfles d'argent posés 2 et 1.
Agglomération agricole qui en 1846 fut le théâtre d'une émeute célèbre produite par la cherté du blé. On y voit encore les débris de l'enceinte du XV* siècle.
3 Châteauroux. Chef-lieu du département, 25.800 habitants (Casteiroussins). D'azur à un château flanqué de deux tours d'argent maçonné et ajouré de sable, essoré de gueules, girouette d'or. Châteauroux est la traduction de CASTRUM RADULPHI ou château de Raoul, nom d'une forteresse élevée à la fin du X' siècle par Raoul le Large, seigneur de Déols. Châteauroux devint au XV* siècle le siège d'une baronnie distincte qui fut érigée en duché-pairie sous Louis XIII en faveur d'Henri de Condé. Ce duché fut donné plus tard par Louis XV à l'une de ses maîtresses, Marie-Anne de Mailly. Dans le chœur de l'ancienne église Saint-Martin se trouve le tombeau de Clémence Maillé-Brézé, femme du grand Condé, qui mourut au château en 1694 après y avoir été enfermée durant 23 ans. Possède les belles églises modernes de Notre-Dame et de Saint-André. Fabrication de drap pour l'armée, machines agricoles, chaussures.
4 ChAtillon-sur-Indre. Chef-lieu de canton, 3.420 habitants (Châtillonnais). De sinople à trois petits châteaux d'argent maçonnés de gueules au chef d'azur à trois fleurs de lis d'or.
C'était jadis une place forte située sur les frontières du Berry, ce qui en rendait la possession impor- tante ; elle a porté pendant la Révolution le nom d'INDRE-MONT. On y voit encore les ruines du châ- teau dont la construction remonte au XI* siècle et qui fut démantelé sous le règne de Philippe-Auguste.
5 Issoudun (Exoldunum). Chef-lieu de canton, 11.810 habitants (Issoldunois). D'azur à un Y grec ou pairie d'or, cantonné de trois fleurs de lis du même. La lettre initiale Y de l'ancien nom de la ville, est devenue un pairie, figure héraldique assez rare en France.
L'origine de la ville est peu connue, et l'on n'en fait mention pour la première fois qu'au VIII* siècle. En 1195 Mercadier, un des lieutenants de Richard-Cœur-de-Lion, surprit Issoudun, en brûla les fau- bourgs et enleva le château qu'il garda pour le compte de son maître. En 1200, Jean-sans-Terre donna Issoudun en dot à Blanche de Castille. Plus tard, Charles VII en fit don à Agnès Sorel. La ville eut à souffrir de nombreux incendies, notamment en 1185 et 1504 ; mais le plus terrible eut lieu en 1651, alors que la ville était assiégée par les Frondeurs qui furent d'ailleurs repoussés. Déjà en 1589, la popu- lation avait donné une preuve éclatante de son dévouement en soutenant un siège contre l'armée des ligueurs commandée par le duc de La Châtre. La Révocation de l'Edit de Nantes porta un coup fatal à Issoudun en la privant des pr ncipaux fabricants protestants qui faisaient sa prospérité. On y remarque quelques monuments intéressants, entre autres: l'Hôtel de la Sous-Préfecture, la Tour-Blanche, le beffroi et l'ancienne porte de ville.
6 La Châtre (Castra). Chef-lieu d'arrondissement. 3.880 habitants (Castrais). De sinople à trois tentes d'argent ouvertes de gueules et posées 2 et 1.
L'origine de cette ville est inconnue, on sait seulement qu'elle était au XV* siècle entourée d'une enceinte dont seule une grosse tour de forme carrée subsiste. On y remarque également quelques vieilles maisons de bois et une fort belle église. Fabrique de draps, tanneries, commerce de châtaignes.
7 Le Blanc (Oblincum Cuborum). Chef-lieu d'arrondissement, 5.510 habitants. D'azur au cygne d'ar- gent voguant sur une mer du même.
C'était autrefois une ville forte, défendue par trois châteaux. La basse-ville ou ville-neuve était déjà fermée de murs en 1380 ; ainsi que le constate une charte de cette époque, on pénétrait dans la ville par deux portes dont il ne reste pas le moindre vestige.
Le Blanc doit son importance aux fabriques de grosses draperies, de poterie, aux forges et hauts fourneaux des environs.
8 Sainte-Sévère-sur>lndre. Chef-lieu de canton, 1.105 habitants (Sévérins). D'azur à un bâton prieural d'or accosté des deux lettres S et S du même (ce sont les armes de l'ancien prieuré).
Par ses fortifications qui en faisaient alors une place forte très importante, elle eut maintes fois à se défendre au cours de guerres qui désolèrent l'Aquitaine au Moyen-âpe. Les Anglais s'en emparèrent au XIV* siècle, mais ils durent céder la place à l'arrivée de Duguesclin. Il ne reste plus actuellement qu'une tour, dernier vestige de son passé.
9 Valençay. Chef-lieu de canton, 2.875 habitants. D'argent à trois tours d'azur maçonnées et ajourées de sable, posées en fasce sur une terrasse de sinople.
Très agréablement située sur le Nahon, cette petite ville est remarquable par son magnifique château, bâti au début du XVI* siècle par la famille d'Étampes sous le règne de François I". C est dans ce châ- teau, à l'apparence d'un palais, entouré de beaux jardins, que furent retenus prisonniers Ferdinand VII et les infants d'Espagne de 1808 à 1814.
37
1 BERRV 4
ARGENTON
2 BERRY 4 3 BERRY 4
BUZANÇAIS CHATEAU ROUX
AR
CAFÉ
SANKA CAFÉ
4 BERRY 4
CHATILLON-suR-INDRE
5 BERRY 4
ISSOUDUN
CH.
CAFÉ
SANKA CAF
7 BERRY 4
LE BLANC
8 BERRY 4
STE-SEVERE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
INDRE
SANKA CAFE
SANKA
6 BERRY 4
LA CHATRE
SANKA CAFE
9 BERRY 4
VAL ANC AY
©ffifl mÈ\
SANKA CAFÉ
SANKA
SANKA EST LE PREMIER CAFÉ FRANÇAIS QUI A ÉTÉ DÉCAFÉINÉ A 98%
38
Description des Blasons N»» 10 à 18
CHER
10 Aubigny-sur-Nère. Chef-lieu de canton, 3.820 habitants (Aubigniens). De pueules à la tour d'or crénelée et maçonnée de sable, ajourée d'azur, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.
De l'ancienne appellation ALBINIACUM. Cette ville existait déjà au XI* siècle, défendue alors par un château fort. Pendant la captivité du roi Jean le Bon en 1357, la ville fut prise et brûlée par les Anglais, En 1512, elle fut entièrement détruite par un incendie. Lors des guerres de la Ligue, le duc de la Châtre assiégea la ville, mais les habitants opposèrent une telle résistance qu'ils le contraignirent à lever le siège. Châteaux des XV et XVI« siècles, restes de fortifications.
11 Bourges. Chef-lieu du département, 44.250 habitants (Berruyers). D'azur à trois moutons d'argent accornés de sable, accolés de gueules et clarines d'or, à la bordure engrêlée de gueules, au chef cousu de France.
Le nom que porte cette cité depuis le III* ou IV* siècle est dérivé de celui de BITURIGES, nation gau- loise dont elle fut la capitale. Le nom primitif était AVARICUM dont Auguste fit la métropole de l'Aqui- taine vers 53 av. J.-C. Après la chute de l'empire romain, l'autorité appartint d'abord aux archevêques, primats de l'Aquitaine, dont le premier, saint Ursin, paraît avoir vécu au III* siècle. Cette autorité fut plus tard amoindrie par les empiétements des vicomtes de Bourges puis des ducs de Berry. Les États Généraux y furent tenus en 1316, 131 7 et 1422 ; à cette dernière date, Bourges était la capitale des pos sessions restées à Charles VII qui y résida souvent ainsi que Louis XI. Le premier y promulgua en 1438 la Pragmatique-Sanction, concorcJat réglant les rapports de l'État avec l'Église ; le second y institua en 1463 une université qui devint célèbre. Bourges souffrit de nombreux incendies, particulièrement de celui de 1693 qui ne laissa subsister du magnifique palais ducal que la Sainte-Chapelle, elle-même démolie en 1757. La Saint-Barthélémy fit de nombreuses victimes. C est à Bourges que vivait Jacques Cœur, l'habile ministre des finances ou «argentier» de Charles VII, qui devint le marchand le plus riche de son époque. Il perdit son immense fortune dans un procès autorisé par le souverain même dont il avait été le bienfaiteur, et mourut en 1456. On voit encore à Bourges son hôtel transformé en palais de justice. Remarquable cathédrale de Saint-Étienne.
12 Oun-sur-Auron. Chef-lieu de canton, 3.843 habitants (Dunois). D'azur à lafasceen devise de gueules surmontée de trois fleurs de lis d'or en chef et d'un mouton passant d'argent en pointe. S'appelait autrefois DUN-LE-ROI, et citée au X* siècle comme étant une des villes les plus importantes de l'Aquitaine. Elle fut prise en 1521 par les Anglais qui la pillèrent. Le nom de Dun-sur-Auron lui fut donné à la Révolution.
13 Henrichemont. Chef-lieu de canton, 2.775 habitants (Henrichemontais). D'argent à la fasce de
8ueules, qui est de la maison de Béthune. 'était autrefois le chef-lieu d'une principauté appartenant à la maison d'Albret et qui, dans le XV siè- cle, se nommait BOISBELLE. Les sires d'Albret avaient tous les droits royaux et faisaient battre mon- naie en leur nom ; privilèges qui leurfurent confirmés par Henri IV, puis plus tard, Louis XIII et même Louis XIV. En 1597, Maximilien de Béthune, duc de Sully, acquit ce fief, qui ne fut rattaché à la couronne qu'en 1 769. C'est à Sully que l'on doit la construction de la ville telle qu'elle se présente, et qui lui donna son nom en l'honneur d'Henri IV.
14 Lignières. Chef-lieu de canton, 2.175 habitants (Lignièrois). D'azur au chef de vair, au lion de gueules couronné d'or brochant sur le tout.
La ville était autrefois défendue par un château-fort qui servit souvent de refuge à Charles VI et à Charles VII pendant la domination anglaise. Au XV* siècle ce château passa de la maison d'Amboise à celle de La Rochefoucault. Lignières fut, en outre, le berceau du calvinisme dans le Berry et lorsqu'il étudiait à Bourges, Calvin était favorablement accueilli par les habitants. En 1569, Lignières fut prise par les protestants.
15 Mehun-sur-Yèvre. Chef-lieu de canton, 5.335 habitants (Mehunois). D'azur à trois fleurs de lis d'or posées 2 et 1, au franc-canton dextre de gueules.
Cette petite ville eut des seigneurs jusqu'au XIII* siècle, puis, confisquée, fut réunie aux domaines de l'État. Charles VII aimait cette résidence ; on voit encore non loin de la ville les ruines d'un vieux châ- teau, témoin, dit-on, des amours de ce prince avec Agnès Sorel, et où plus tard, craignant d'être empoisonné par son fils Louis XI, il se laissa mourir de faim.
16 Sancerr». Chef-lieu de canton, 2.070 habitants (Sancerrois). De guçules à la herse d'or. L'origine de la ville remonterait à César si l'on s'en rapporte à son appellation latine : SACRUM C^- SARIS ; mais il paraît plus vraisemblable que sa fondation ne soit pas antérieure à Charlemagne. San- cerre fut longtemps une des forteresses calvinistes et soutint plusieurs sièges dont le plus mémorable est celui de 1573. La ville fut en 1796 le théâtre d'une insurrection royaliste.
17 Saint- Amand-Mont-Rond. Chef-lieu d'arrondissement, 8.860 habitants (Amandins). D'azur à une épée d'argent posée en pal, la garde d'or accompagnée de deux fleurs de lis d'or.
Fut construite au cours du XV* siècle sur l'emplacement où se tenaient les foires d'Orval, ville brûlée en 1410 par les Anglais qui assiégeaient alors le château de Montrond. A l'époque de la Révolution, la ville changea son nom en celui de Libre-Val qu'elle conserva pendant quelque temps. On voit encore dans les environs les ruines de l'ancien château.
18 Vicrzon ou Viarxon-Ville (Virsio). Chef-lieu de canton, 11.680 habitants (Vierzonnais). De gueules à une tour d'argent crénelée, maçonnée et ajourée de sable.
La tradition prétend que cette ville fut construite sur les ruines d'un oppidum que les Gaulois brûlèrent pour arrêter l'avance de César. Au IX* siècle, elle était fortifiée. En 1196, elle fut prise par Richard d'Angleterre puis en 1356 par l'armée du Prince Noir, au pouvoir duquel elle resta lusqu'en 1370. Elle fut alors libérée par le connétable Duguesclin.
39
10 BERRY S4
AUBIGNYsuR NERE
11 BERRY S4
BOURGES
12 BERRY S4
DUN-SURAURON
CAFE
SANKA
CAFÉ
SANKA
CAFÉ
SANKA
13 BERRY S4
HENRICHEMONT
14 BERRY S4
LIGNIERES
15 BERRY S4
MEHUN-SUR-YEVRE
CAFE
SANKA
CAFE
CAFE
SANKA
16 BERRY S4
SANCERRE
17 BERRY S4
ST-AMAND MONTROND
18 BERRY S4
VIERZON
CAFE
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
CHER
LE CAFÉ SANKA EST LIBÉRÉ DE LA CAFÉINE ET N'EMPÊCHE PAS DE DORMIR
41
BOURBONNAIS
CAFÉ
SANK>1
BOURBONNAIS
QeSm/iiîon elhlîtmq/iedal^âison
De France, ancien, au bâton de gueules brochant sur le tout.
Le Bourbonnais fut d'abord possédé par une nombreuse lignée de seigneurs,
qui presque tous portèrent le nonn d'Archambaud. La descendance de la
dernière dame de Bourbonnais et de Gui de Dampierre forma la seconde
maison de Bourbon, qui se substitua aux noms et armes de la première,
Robert de Clermont, sixième fils de saint Louis, épousa l'héritière du duché
de Bourbonnais et fut la tige de l'illustre maison de Bourbon, appelée au
trône dans la personne d'Henri IV, en 1589.
Les Dampierre portaient : de gueules à deux léopards d'or, les anciens
sires de Bourbon comme ci «dessus. Les ducs de Bourbon; de France à
la bande de gueules.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LE BOURBONNAIS
Le Bourbonnais est borné au nord par le Berry et le Nivernais, à l'est par la Bourgogne et le Forez, au sud par l'Auvergne, à l'ouest par la Marche et le Berry.
EDITION ÇpSANKA
43
Cette ancienne province était située presque en entier entre la Loire et le Cher. Partagée en deux parties presque égales par l'Allier, elle a formé tout natureilennent le département de ce nom et une partie du Puy-de-Dôme, de la Creuse et du Cher.
Sa capitale est Moulins.
Eduens, Bituriges, Arvernes, occupaient son territoire. Soumise à la domination romaine, elle le fut ensuite à celle des Wisigoths. Clovis, en 507, après sa victoire sur Alaric II, la posséda. Plus tard, en 1272, après de longues vicissitudes, le mariage de Robert de Clermont, fils de saint Louis, avec Béatrice de Bourbon en fit une baronnie qui entra dans une branche des Capétiens. Charles le Bel enfitunduché-pairie(1327). Lors de la disgrâce qui suivit la trahison du Connétable de Bourbon, elle fut séquestrée (1523) et réunie au domaine royal par François I" (1527). Louise de Savoie la reçut en attribution et ajouta à son titre de duchesse le nom du Bourbonnais. Elle appartint successivement à Catherine de Médicis (douaire) au duc d'Anjou, à Elisabeth d'Autriche, veuve de Charles IX, à Louise de Lorraine, veuve de Henri III. puis à Marie de Médicis. à Anne d'Autriche. Enfin Louis XIV en fit don au prince de Condé contre le duché d'Albret en 1527. Depuis ce moment le titre de duc de Bourbon s'est perpétué jusqu'au dernier prince de Condé, mort en 1830. Elle connut aussi les horreurs des guerres de religion en 1666, après l'ordonnance de Moulins. Placée au centre de la France elle a évité toutes les aventures de guerre réservées aux départements-frontières.
Ses habitants sont les Bourbonnais.
Moulins (24.635 habitants), parmi ses villes principales, fut le lieu où Antoine de Bourbon conclut son mariage avec Jeanne d'Albret (1548). La fameuse assemblée de Moulins y fut réunie par Catherine de Médicis. Charles IX et sa mère, l'amiral de Coligny, le Chancelier de l'Hôpital, le Cardinal de Lorraine s'y rendirent. Henri IV y fut reçu avec enthousiasme en 1595. Pendant 200 ans et demi la peste la ravagea (1440 à 1656).
Montiuçon, a un curieux aspect de vieille ville dans certains quartiers.
Gannat, créée par les seigneurs de Bourbon ; une abbaye de l'ordre de saint Augustin en fut le noyau. Elle fit partie de l'Auvergne. Philippe-Auguste la démembra.
La Palisse, plusieurs vieilles familles de l'histoire résidèrent dans le château dont les ruines la dominent. Sous Charles VIII, le Maréchal de la Palisse se fit remarquer dans les guerres d'Italie.
Vichy, est un centre très important d'eaux thermales qui y amènent une quantité considérable de malades, dont elle fait sa fortune. Elle possède un pont élégant sur l'Allier.
Bourbon-l'Archambault, est à citer pour ses eaux minérales et les ruines Importantes d'un château- fort, dont il reste deux tours sur vingt-quatre, l'Admirale et la Ouicangroigne ; Mme de Montespan y mourut.
Il n'y a pas d'antiquités druidiques dans le Bourbonnais, mais il y en a beaucoup de romaines, surtout à Néris : Châteaux-forts, abbayes, s'y trouvent en quantité. A Moulins, l'église Notre-Dame (1386) gothique, est très belle. Celle de l'ancien couvent de la Visitation contient le tombeau du Maréchal de Montmo- rency d'une splendide exécution. Enfin, à Saint-Pourçain, une statue antérieure au XV* siècle « Ecce Homo » émeut par une admirable perfection. A Néris, un cirque, des bains, une voie romaine, retiennent l'attention.
Le sol de cette province est d'aspect varié. De vraies plaines, par exemple la vallée de l'Allier appelée la Limagne Bourbonnaise, des vallées sans profondeur, mais attrayantes, de hautes collines coupées de gorges sombres, des coins pittoresques à côté de sites sévères lui donnent un attrait spécial.
Le Bourbonnais est bordé par la Loire à l'est, par le Cher à l'ouest, et traversé par l'Allier.
Il est revêtu de belles forêts ; les plus connues sont celles de Tronçais (10.(XX) hectares) possédant une des plus belles chênaies de France. Houille, fer, marbre, pierres à bâtir en font une région de plus en plus industrielle. Un important commerce de boeufs et de moutons s'y fait aussi.
Citons parmi les très nomoreuses célébrités françaises qui y naquirent : le Connétable de Bourbon, le Cardinal Duprat, le Maréchal de la Palisse, le Maréchal de Berwick, le sculpteur Regnaudin, auteur d'un superbe groupe à remarquer aux Tuileries, et le Maréchal de Villars.
44
Description des Blasons N»» 1 à 9
ALLIER
1 Chantells ou Chant«ll«-l»'ChAt«au (Cantilia). 1.345 habitants (Chantellains). D'or à une bar>de
d'azur chargée d'un merle chantant d'argent.
C'est vers 480 qu'il est fait pour la première fois mention de cette ville et notamment de son éqlise. Les sires de Bourbon y possédaient un château-fort qui, par sa position et ses fortifications, éta t leur principale place d'armes. Plus tard François I" ordonna la destruction de cet édifice.
2 Cus>«t (Cuciacum). Chef-lieu de canton, 7.670 habitants (Cussetains). De gueules au dextrochère d'or sortant d'une nuée d'argent ombrée d'azur tenant une épée haute d'argent, la garde et la poignée d'or surmontée d'une couronne fermée aussi d'or.
Doit son origine à un monastère fondé sur cet emplacement en 886. Elle forma par la suite une propriété royale indépendante des grands seigneurs voisins. Après la mort de Charles VII, Louis XI la fortifia et en fit une des fortes places de la contrée. Il ne reste plus que quelques ruines de ces fortifications.
3 Ebrsuil (Ebrelodunum). Chef-lieu de canton, 1.565 habitants (Ebreuillois). De gueules à la croix écar- talée d'argent et d'azur accostée en pointe de deux fleurs de lis d'or.
C'est en cette ville que l'on situe un des quatre palais que Charlemagne avait fixés pour la résidenc» de son fils Louis I", plus tard « Le Débonnaire » lorsqu'il lui donna l'Aquitaine en exigeant qu'il passât trois mois chaque année dans chacun de ses palais. En l'an 971 le palais d'Ebreuil fut donné par le roi Lothaire au monastère de l'ordre de Saint-Benoit fondé en 806, à la même époque que le château. Charles VII s'empara de la ville en 1440 et y séjourna deux jours pendant lesquels Jean de Chabannes lui enleva une partie de son artillerie.
4 Gannat (Gannatum). Chef-lieu de canton, 4.560 habitants (Gannatois). Écartelé aux 1 et 4 d'azur au gant d'argent aux 2 et 3 d'argent au chardon au naturel.
L'origine de la ville est inconnue ; Gannat n'est citée pour la première fois que dans la nomenclature des Châtellenies du Bourbonnais, vers la fin du XIII* siècle. Les seigneurs de Bourbon y fondèrent un couvent de l'Ordre de Saint-Augustin, près de l'emplacement duquel on voit la chapelle de Sainte- Procule, qui était autrefois l'objet d'une grande vénération.
5 Hérisson (Iritio). Chef-lieu de canton, 1.275 habitants (Hérissonais). D'azur à un hérisson d'or. Située sur la rive droite de l'Aumance, cette petite ville était autrefois une place forte. Le château qui n'offre plus maintenant que quelques ruines, que leur position rend fort pittoresques, avait huit tours. On est porté à croire qu'Hérisson a été fondée après la destruction de l'ancienne ville de Cordes située sur une montagne escarpée à 1 kilomètre de là, et dont l'existence remontait à l'époque romaine.
6 La Palisstt. Chef-lieu d'arrondissement, 2.960 habitants (Palissois). De sinople au sautoir d'or.
La ville actuelle se trouve au pied de la colline couronnée par les restes de l'ancien château. C'est dans la chapelle attenante au corps de l'édifice que fut inhumé Jacques de Chabannes, maréchal de France, seigneur de La Palisse, ami et compagnon de Bayard et l'un des grands capitaines sous Charles VIII, Louis XII et François I", et qui fut tué en 1525 à la bataille de Pavie.
7 Montiuçon (Mons Luzzonis). Chef-lieu d'arrondissement, 37.505 habitants (Montiuçonnais). D'azur au château couvert d'argent, crénelé, maçonné et ajouré de sable sur une terrasse d'or, surmonté en chef d'un soleil rayonnant du même.
C'est l'une des plus anciennes villes de la province du Bourbonnais ; au X* siècle elle était le chef-lieu d'une seigneurie appartenant aux sires de Bourbon. Les Anglais s'en emparèrent en 1171, et la conser- vèrent jusqu'en 1188 où elle fut reprise par Philippe-Auguste. Montiuçon était entourée de murailles très épaisses détruites aujourd'hui, et dont une partie a été convertie en promenade publique. C'était avant la Révolution le séjour préféré des seigneurs du Bourbonnais.
8 Moulins-sur-Allier. Chef-lieu du département, 23.305 habitants (Moulinois). D'argent à trois croix ancrées de sable, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.
Bien que d'origine incertaine, la ville actuelle ne paraît pas remonter au-delà du X« siècle. En 1232. elle était la plus peuplée du Bourbonnais ; Robert, fils de saint Louis, y fonda un hôpital en 1269. Ce n'est toutefois qu'au cours du XIV siècle que Moulins prit un rang assez élevé parmi les villes du royaume, du fait surtout qu'elle était la principale résidence des Bourbons. A rencontre de beaucoup d'autres villes. Moulins ne se rendit pas aux Anglais pas plus d'ailleurs qu'à Louis XI, ou plus tard au duc de Nemours, qui tenta de s'en emparer pendant les guerres de religion. Catherine de Médicis y tint en 1566, la fameuse assemblée où fut rendue « l'ordonnance de Moulins ». Henri IV fit son entrée dans cette ville en 1595. Moulins a été plusieurs fois dévastée par la peste, notamment en 1547. Un Incendie y causa de grands ravages en 1755.
9 Saint-Pourçain-sur-Sioula. Chef-lieu de canton, 4.810 habitants (Saint-Pcurçains). D'azur h une fleur de lis d'argent accompagnée en pointe d'un tonneau couché du mêm?.
On suppose que la ville doit son nom et son origine à l'abbé Portianus qui y fonda un monastère au cours du VI' siècle. L'église paroissiale parait être une construction du X* siècle. Commerce d'excel- lents vins.
45
1 BOURBONNAIS 4 2 BOURBONNAIS 4
CHANTELLE C U S S E T
3 BOURBONNAIS 4
ÉBREUIL
ALLIER
CAFÉ
SANKA
|
 |
^^^ |
||
|
CAFÉ ^ |
\ |
SANKA |
4 BOURBONNAIS 4 5 BOURBONNAIS 4
GANNAT HÉRISSON
ALLIER ALLIER
6 BOURBONNAIS 4
LA PALISSE
SANKA CAFÉ
SANKA
7 BOURBONNAIS 4 8 BOURBONNAIS 4
MONTLUCON MOULINS
9 BOURBONNAIS 4
ST.POURCAIN
f|^ f$^ f$^
HhJT*
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
ALLIER
NERVEUX, RHUMATISANTS, SURMENÉS, BUVEZ DU CAFÉ SANKA SANS CAFÉINE
47
BRETAGNE
tttt :t tt '
CAFÉ ^'^i,.,^^^ SANKA
1
BRETAGNE
^&iP€-InÂimiM 'lîlophiJum • ^mislm %(M éiflord - Hkdmiaine -
Qeêœ^timi el/ustcmçiiedul^hsm
D'hermines plein.
La Bretagne qui porta dans les premiers temps le nom d'Armorique, fut d'abord gouvernée par des princes bretons qui prirent tantôt le titre de duc, tantôt celui de roi ; leur descendance s'éteignit au Xll« siècle. Pendant tout le Moyen-âge et surtout pendant la Guerre de Cent Ans, ce pays fut le théâtre de nombreuses guerres, les nombreux prétendants au duché de Bretagne étant, les uns soutenus par les rois d'Angleterre, les autres par les rois de France.
Arthur, fils du roi d'Angleterre Henri li.et de l'héritière de Bretagne Con- stance, fut assassiné par son oncle Jean-sans-Terre. Philippe-Auguste donna le duché à Pierre Mauclerc, fils du comte de Dreux. A la mort de Jean III, duc de Bretagne, le duché fut revendiqué par Charles de Blois et Jean de Montfort. Le traité de Guérande assura la Bretagne au fils de ce dernier. Le Comte de Richemont, devenu duc en 1457, sous le nom a'Arthur III, légua la couronne à son neveu François II, père de la duchesse
;EDITIOnÇ) SANKA:
a. vTAewE
MARQUES SYMBOMQOKS des 5 DËPARTBMENTS BRETONS
Pour renouer avec la tradition, on a entrepris de donner des blasons aux dâpnrtements, unités administratives à qui cent cinquante ans d'existence ont fini par donner une certaine personnalité. Voici ceux des dépçirtementa bretons, où tg màlent l'azur du blason français aux hermines bretonnes. (Photo A. P.)
49
Anne, qui porta la Bretagne dans la maison de France en épousant Charles VIII, puis LouisXII. Le mariage de leur fille Claude avec le duc d'Angoulême, depuis François I", réunit définitivement le duché de Bretagne à la France.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LA BRETAGNE
Cette province bornée au nord par la Manche, au nord-est par la Normandie, à l'est par le Maine et l'Anjou, au sud par le Poitou, à l'ouest par l'Océan Atlantique, a formé les départements de : Loire- Inférieure, Morbihan, Finistère, Côtes-du-Nord, lile-et-Vilaine. Sa capitale est Rennes.
Appelée Armorique du temps de César, elle connut diverses vicissitudes, puis en 799 Charlemagne en fit la conquête. Nomenoe, Erispol, Salomon III régnèrent ensuite. La dynastie changea pendant les luttes entre Bretons et Normands. Henri II d'Angleterre dut intervenir. En 1342, Jean de Montfort eut aussi recours à nos voisins. En 1365, le traité de Guérande donna définitivement la couronne de Bretagne à la famille de Montfort ; mais bien des luttes éclatèrent par la suite, par la résistance de certains membres de cette famille vis-à-vis du roi de France. Louis XI montra une juste rigueur qui devint sans objet à sa mort. Anne de Bretagne, en épousant Louis XII, apporta sa province au domaine royal. Cette adjonction devint définitive en 1532. Pendant les guerres de Vendée le pays breton participa activement àl'insurrec- tion voisine. En 1790, elle fut partagée en départements. Les habitants sont les Bretons. Les villes principales sont :
Rennes (69.900 habitants), jadis capitale de la Bretagne, a un aspect terne. La porte de Mordelaise est une des rares curiosités. Il s'y fait un très important commerce.
Saint-Malo, d'où part un tiers des bateaux qui pèchent la morue. Elle a 7 i<ilomètres de quais et son port voit les plus hautes marées de l'Europe. Grande exportation en Angleterre.
Saint-Brieuc, les échanges commerciaux se font au port de Légué, à 2 kilomètres de la ville qui, elle- même, ne borde pas la mer. Aux environs Lamballe.
Dinan, petite ville ravissante. On découvre la vue du Mont Saint-Michel du haut de la tour du château. Quimper, possède une riche cathédrale.
Brest, centre de nos forces navales est le premier port militaire de France sur l'Océan. Sa rade est immense et splendide. Ecole navale. L'île d'Ouessant émerge des flots à 22 kilomètres de la côte. Vannes, possède un très riche musée d'archéologie.
Lorient, aussi a une rade de toute première valeur. Chantiers de constructions navales très importants de plusieurs unités de notre flotte. La superbe Belle-lsie appartient au Morbihan.
Nantes, de première importance pour l'importation des sucres, des cafés et bois précieux. Saint-Nazaire, port d'embarquement sur les transatlantiques. Aux environs plusieurs plages connues. Les Druides ont laissé en Bretagne des milliers de restes archéologiques, surtout en Morbihan : menhirs, dolmens; la pierre de la Vacherie, et la galoche de Gargantua en Loire-Inférieure ; les alignements de Carnac et d'autres aussi magnifiques dans la presqu'île de Camaret attirent la curiosité. Des Romains on retrouve des thermes, le fort de la Gintonaix, des voies militaires. Dans les Côtes-du-Nord les impor- tantes ruines de deux villes antiques sont discutées. Du Moven-âqe il y a plusieurs châ+psux-forts e' monuments religieux.
La Bretagne présente des aspects différents; dans les Côtes-du-Nord, la côte est profondément déchi- quetée ; des porphyres rouges, en crête sur l'ile de Bréhat, sont d'un effet saisissant dans la verdure ; plus loin la lande de Fréhet se pare d'une multitude délicieuse de fleurs sauvages. Dans le Finistère même côte déchiquetée, mais montagnes sèches, coupées de gouffres affreux ; et l'Océan verdâtre caresse caps, pointes, pénètre dans les rades ; dans le Morbihan la douceur de la température permet aux camélias, aux lauriers, aux myrthes de pousser librement. La lande bretonne si captivante dans sa mono- tonie règne sur de vastes espaces.
La Bretagne est arrosée par l'Ille, la Vilaine, la Loire, la Sèvre-Nantaise, le Maine. Elle est riche surtout par ses marais salants, ses pêcheries (sardines, maquereaux), ses céréales, ses toiles, l'élevage des chevaux et des bœufs, le tabac, les beurres, le miel et surtout les huîtres. Forges, aciéries, usines métallurgiques de toutes sortes, filatures, fabriques de chaussures, carrières de granit bleu, tanneries, etc. occupent une multitude d'ouvriers. Nombreuses stations balnéaires. Sont nés dans cette curieuse province : Anne de Bretagne, Dugay-Trouin, Surcoût, La Bourdonnais, La Tour d'Auvergne, Chateaubriand, Lamennais, Cambronne, Lamoricière, J. Verne, J. Simon, V. Massé, Laënnec.
50
Description des Blasons N^" 1 à 9
LOIRE-INFÉRIEURE
1 Ancenis. Chef-lieu d'arrondissement, 5.000 habitants (Anceniens). De gueules à trois quinterfeuilles d'hermines posées 2 et 1.
C'est en cette ville que fut signé le traité de 1468, entre le duc de Bretagne François II et Louis XI, qui prépara la réunion de la Bretagne à la France. On y voit les restes d'un château du XV siècle.
2 Btain. Chef-lieu de canton, 6.730 habitants (Hedains). De vair au croissant de gueules.
La position du château, son étendue, ses fortifications firent autrefois de Blain, une des places impor- tantes de Bretagne. Elle fut assiégée en 1586 par le duc de Mercoeur. En 1628. Louis XIII, pour punir le duc de Rohan de s'être joint aux calvinistes, ordonna la démolition du château. Patrie du duc de Rohan.
3 Chàteaubriant (en breton : Kastel Briant). Chef-lieu d'arrondissement, 7.990 habitants (Château- briantais). D'azur à trois fleurs de lis d'or posées 2 et 1, brisé en abîme d'un bâton raccourci et péri en bande de gueules, qui est de Condé.
L'origine de la ville paraît remonter à l'époque romaine. En 1015, Briant, comte de Penthièvre, y f't bâtir un château auquel il donna son nom, ainsi qu'à la ville, qui perdit celui de CADÈTE qu'elle avait porté jusqu'alors. Sous le règne de Charles VIII, La Trémouille assiégea la ville.
4 Clisson. Chef-lieu de canton, 2.790 habitants (Clissonnais). De gueules au lion d'argent, armé, lam- passé et couronné d'or qui sont les armes du connétable Olivier de (tlisson.
Cette localité, complètement détruite en 1793, a été rebâtie au début du XIX* siècle. Elle est surtout intéressante par son château, berceau de la famille de Clisson qui l'habita jusqu'à la Révolution.
5 Guérande (du breton Gwen rann : région blanche). Chef-lieu de canton, 6.080 habitants (Guérandais). D'argent à quinze mouchetures d'hermines posées 5, 4, 3, 2, 1 (armes accordées sous cette forme par Charles X).
On ne sait presque rien de cette ville avant le IX* siècle si ce n'est que les Romains y bâtirent en 470, une forteresse appelée Grannona. Son nom lui vient de GUÉRECH ou OUIRIACUS, évéque de Nantes sacré en 1055 qui vécut à cet endroit. En 1342, pendant les guerres de Jean de Montfort et de Charles de Blois, Louis d'Espagne qui avait pris le parti de ce dernier embarqua ses troupes sur les vaisseaux de commerce qui se trouvaient au Croisic et vint assiéger Guérande, qui fut mise à sac. Olivier de Clis- son l'assiégea en 1373 sans succès, mais en 1379 Duguesclin la prit. Les restes de fortifications que l'on voit encore aujourd'hui datent de 1431.
6 Machecoul (Machicolium). Chef-lieu de canton, 4.210 habitants. D'argent à trois chevrons de gueules (d'après un sceau de 1276).
Était anciennement la capitale du duché de Retz. Les seigneurs avaient pour habitation un château construit au cours du X" siècle. La ville était en outre fortifiée, et défendue par une citadelle, qui soutint plusieurs sièges, mais fut démolie sous Louis XIV. Machecoul est la première ville qui soit tombée au pouvoir des Vendéens au début de la guerre civile de 1793.
7 Nantes. Chef-lieu du département, 184.510 habitants (Nantais). De gueules au navire d'argent voguant sur des ondes de sinople, au chef d'hermines.
C'était, avant la conquête des Gaules par les Romains, la capitale des Namnètes, qui prit plus tard, le nom de PORTUS NAMNETUM. En 445, Nantes soutint un siège contre les Huns, mais fut prise en 843 par les Normands. C'est vers 1213, agrandi par Pierre de Dreux, que le port commença à prendre de l'importance. Pendant une bonne partie du XIV* siècle (1343-1373-1379). la ville fut successivement assiégée par les Anglais et les seigneurs des environs. C'est en 1477 que naquit au château de Nantes, Anne de Bretagne qui, par son mariage avec Charles VIII en 1491, réunit la Bretagne à la France. En 1532, Henri II fit son entrée solennelle a Nantes. Henri IV y séjourna en 1598 et c'est en cette ville qu'il rendit le fameux Edit par lequel les calvinistes obtinrent le libre exercice de leur religion, et dont la révocation en 1685, par Louis XIV, causa un grave préjudice à la prospérité du pays. Le 29 juin 1793 les troupes vendéennes, fortes de 50.000 hommes, attaquèrent la ville sous les ordres de Cathelineau, mais furent vigoureusement repoussées. La ville souffrit beaucoup des excès révolutionnaires, et les noyades de Nantes resteront tristement célèbres. En 1832, à l'instigation de la duchesse de Berry, un mouvement insurrectionnel assez sérieux se déclancha, mais l'attitude ferme des troupes rendit impossible le rétablissement de la Vendée et l'arrestation de la duchesse de Berry mit fin à la guerre civile. Nantes offre quelaues intéressants monuments, notamment le château datant de l'an 938. L'église- cathédrale dédiée a saint Pierre, datant de 1434, l'Hôtel de la Préfecture bâti en 1777, la Bourse ache- vée en 1812.
8 RezA. Commune, 8.920 habitants (Rezéens). Losange d'argent et de sable.
Ce bourg passe pour être bâti sur l'emplacement de l'ancienne RATIATE détruite par les Romains.
9 Saint-Nazair». Chef-lieu d'arrondissement, 41.631 habitants (Nazariens). D'azur à la galère d'argent portant une clef de sable sur la voile, au chef d'argent de cinq mouchetures d'hermines à une clef d'argent posée en fasce brochante sur les mouchetures.
Il semble bien, d'après les découvertes faites lors des travaux du port, qu'on doive Identifier Saint- Nazaire à l'important port gallo-romain de CORBILON. Grégoire de Tours mentionne cette ville au VI* siècle, sous le nom de VIC-SAINT-NAZAIRE. Aux XIV* et XV* siècles, le port appartenait aux ducs de Bretagne, qu'ils défendirent par un château. Pendant la Révolution, le bourg fut appelé Port- Nazaire. Les causes de développements considérables de cette ville pendant la seconde moitié du XIX* siècle tiennent aux difficultés de la navigation sur la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire. C'est actuellement, un port très important qui comporte de nombreux chantiers maritimes, notamment celui de Penhouët.
51
1 BRETAGNE 4 2 BRETAGNE 4
ANCENIS B L A I N
LOIRE-INFÉRIEURE
LOIRE-INFERIEURE
3 BRETAGNE 4
CHATEAUBRIANT
LOIRE-INFERIEURE
ÉÉÉÉ
¥¥!¥
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
4 BRETAGNE 4 5 BRETAGNE 4
CLISSON GUÉRANDE
LOIRE-INFÉRIEURE LOIRE-INFÉRIEURE
6 BRETAGNE 4
MACHECOUL
LOIRE-INFÉRIEURE
w
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
I
SANKA
7 BRETAGNE 4 8 BRETAGNE 4
NANTES REZÉ
LOIRE-INFÉRIEURE LOIRE-INFÉRIEURE
9 BRETAGNE 4
ST-NAZAIRE
LOIRE-INFÉRIEURE
HttH^
►♦♦♦4
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
LOIRE-INFERIEURE
LE CAFE SANKA EST LIBÉRÉ DE LA CAFÉINE ET N'EMPÊCHE PAS DE DORMIR
52
Description des Blasons N^^ 10 à 18
MORBIHAN
10 Auray. Chef-lieu de canton. 7.150 habitants. De gueules à une hermine passante d'argent couronnée d'or, chargé d'une écharpe d'hermine flottant sur ses épaules, accompagnée en chef d'un tourteau de France.
Cette ville se divise en deux parties que réunit un pont de pierre : Saint-Gildas sur la rive droite et Saint- Goustan sur la rive gauche. Les environs d'Auray furent le 29 septembre 1364 le théâtre de la célèbre bataille qui assura à Jean de Montfort la possession du duché de Bretagne. Dans la chapelle du Père Éternel, qui était l'ancien couvent des cordeliers, se trouvent des stalles sculptées provenant de la chartreuse de Brech.
11 Henncbont. Chef-lieu de canton, 8.300 habitants (Hennebontais). D'azur à un navire d'or, les voiles d'hermines, surmonté d'un guidon de gueules et voguant sur une mer d'argent.
Fut, au XIV* siècle, le théâtre d'opérations militaires. Les partisans de Jean de Montfort s'en empa- rèrent en 1341. Cette même année, puis en 1342, Charles de Blois essaya, mais vainement, delà prencfre. Duguesclin la prit en 1375, alors qu'elle était passée aux mains des Anglais après la mort de Montfort en 1345.
12 JoBselin. Chef-lieu de canton, 2.240 habitants (Josselinais). De gueules au lion d'argent.
Cette cité est surtout connue pour son château qui était à l'origine une importante forteresse. L'édi- fice tel qu'on le voit actuellement date du début du XIV* siècle ; Marguerite de Rohan l'ayant apporté en dot au connétable de Clisson, ce seigneur se plut à l'embellir ; Il y m.ourut en 1407 et fut inhumé dans la chapelle attenante. Les ligueurs s'emparèrent du château de Josselin en 1589, mais dix ans plus tard Henri IV le fit démanteler. Belle église à la chaire remarquable.
13 Lorient. Chef-lieu d'arrondissement, 41.500 habitants (Lorienfais). De gueules à un vaisseau d'argent voguant sur une mer de sinople au soleil rayonnant d'or se levant derrière des montagnes d'argent posées au flanc dextre de l'écu, surmontées d'un franc-canton d'hermine, au chef d'azur semé de besants d'or.
Lorient fut fondé en 1664 par la Compagnie Française des Indes, qui lui donna le nom de «l'Orient» d'où le nom actuel. Un port, des magasins généraux, de vastes chantiers de constructions navales furent créés à l'origine, mais la ville ne prit une réelle extension que sous Louis XV. L'existence de ce port éveilla de bonne heure les craintes des Anglais qui vinrent l'assiéger inutilement en 1746. La ruine de la Compagnie des Indes causa un grave préjudice à la ville, à la fin du XVIII* siècle. Napoléon agrandit et améliora considérablement le port. C'est actuellement un centre Important de constructions maritimes. Commerce d'huîtres dites « armoricaines ».
14 Malestroit. Chef-lieu de canton. 1.895 habitants (Malestrois). De gueules à neuf besants d'or posés 3, 3, 3.
C'est en cette ville que fut signée en 1343 une trêve entre Edouard III d'Angleterre et Philippe IV, mettant fin, provisoirement, aux incursions anglaises. Malestroit fut fortifiée vers 1463 et fut prise plusieurs fois par le duc de Mercœur, notamment en 1589 et 1592.
15 Ploërmel. Chef-lieu d'arrondissement, 5.432 habitants (Ploermelais). D'azur au léopard d'or portant une bannière d'hermine.
PIoérmel était déjà important au X* siècle. Le premier fait qui s'y rattache ne date cependant que de 1222. Armauri de Craon, baron de Bretagne, s'étant révolté contre son duc, Pierre de Dreux, fut fait prisonnier et dut abandonner Ploërmel a son souverain. Charles VIII s'en empara en 1487. En 1591, après une résistance opiniâtre, la ville fut prise d'assaut par les troupes de Henri IV, les habitants ayant pris parti pour le duc de Mercœur, chef de la Ligue. Possède une jolie église paroissiale du XIII* siècle renfermant les tombeaux des ducs Jean II et Jean III.
1( Pontivy. Chef-lieu d'arrondissement, 9.440 habitants. D'azur au pont de trois arches surmonté en chef de deux mâcles, le tout d'argent et soutenu en pointe d'une moucheture d'hermine de sable. Des vestiges de fortifications qu'on y voit encore prouvent qu'elle était jadis une ville forte. En 660, il n'existait encore qu'un monastère où mourut saint Fosse. Le vieux château des ducs de Rohan rebâti vers 1485, concourut avec le monastère à la formation de la cité. Pendant le I*' Empire, Pontivy s'appela Napoléonville, nom qu'elle conserva jusqu'à la Restauration. En 1793, les Vendéens l'assiégèrent au nombre de 6.000 hommes sans pouvoir cependant s'en emparer.
17 Sarieau. Chef-lieu de canton, 3.970 habitants (Sarzeautins). Parti : D'azur à une fleur de lis d'or soutenue d'une demi fleur de lis du même, mouvante de la partition, et d'hermines au chef cousu de gueules chargé d'un navire d'or.
Est intéressante par ses environs où l'on remarque plusieurs monuments druidiques et les châteaux de Klévénan et de Sucinio.
Il Vannas (Dariorigum Vaneti). Chef-lieu du département, 22.090 habitants (Vannois). De gueules A
l'hermine ailée.
Vannes est d'origine très ancienne et fut ravagée par les Normands en 847 et 865. A l'époque où les comtes de Blois et de Montfort se disputèrent la souveraineté de la Bretagne. Vannes fut souvent dévastée. Pendant soixante et onze ans, elle fut le siège d'un parlement créé par le duc François II. Les États de Bretagne s'y rassemblèrent en 1532. La ville était autrefois parfaitement fortifiée et avait six portes, dont la plus remarquable était celle de Samt-Vincent. La cathédrale est l'édifice le plus inté- ressant ; elle renferme les sépultures de saint Vincent Ferrier et de l'évoque Bertin.
53
10 BRETAGNE S4 11 BRETAGNE S4 12 BRETAGNE S4
A U R A Y HENNEBONT JOSSEILIN
MORBIHAN
MORBIHAN
SANKA
13 BRETAGNE S4 14 BRETAGNE S4 15 BRETAGNE S4
LORIENT MALESTROIT PLOERMEL
MORBIHAN
MORBIHAN
ooo ooo
'O
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
16 BRETAGNE S4
PONTI VY
MORBIHAN
17 BRETAGNE S4 18 BRETAGNE S4
SARZEAU VANNES
MORBIHAN MORBIHAN
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
MORBIHAN
NERVEUX, RHUMATISANTS, SURMENÉS, BUVEZ DU CAFÉ SANKA SANS CAFÉINE
54
Description des Blasons N"^ 19 à 27
FINISTÈRE
19 Brest. Chef-lieu d'arrondissement, 67.860 habitants (Brestois). Parti d'azur à uie fleur de lis d'or; soutenu d'une demi tieur de lis du rrôme, au deuxi rre d'hermine.
L'antique port gaulois, puis gallo-romain de GESOCRIBATE fut, durant la seconde partie du Moyen âge, une ville maritimetrès importante et une place forte de premier ordre qui, de 1342 à 1397, fut occu- pée par les Anglais. Ceux-ci depuis lors, jusqu'à la Révolution, ont souvent tenté de s'emparer de la ville, notamment en 1513 et '-.94. C'est à Richelieu et â Colbert que sont dus les développements qui ont fait de Brest le premier port militaire de France. Brest à l'intérieur, est d'aspect maussade ; à part le port militaire, ses vastes ateliers, la ville n'offre guère d'autres curiosités que son château-fort: bâti sur un rocher escarpé formant une sorte de promontoire, il a remplacé au XII* siècle un castellum romain dont quelques assises sont encore visibles.
20 Concarneau. Chef-lieu de canton, 6.000 habitants (Concarnois). D'hermine à trois haches d'armes de gueules rangées en pal.
Quoique située au fond d'un petitfiord, qui s'est ensablé peu à peu, cette localité reste un port de pêche Important et un centre de pisciculture et d'élevage. La Ville-Close ou ancien ConcarneatJ est entourée d'une enceinte fortifiée, bâtie au XIV* siècle. La principale industrie est celle de la pêche à la sardine. Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours du XV* siècle ; dans les environs monuments mégalithiques.
21 ChAteaulin. Chef-liej d'arrondissement, 3.765 habitants (Castellinois). D'azur à une fleur de lis soute- nue en parti d'une demi-fleur de lis d'or sénestrées d'hermines, le tout surmonté d'un poisson d'or en chef.
Cette petite ville est située à 2 kilomètres de Port-Launay qui est son port véritable. On y exploite d'importantes ardoisières. Sur une colline élevée qui domine la ville, se trouvent les ruines de l'ancien château des seigneurs de Châteaulin, construit vers l'an 1000 par Budie, comte de Cornouailles.
22 Landerneau. Chef-lieu de canton, 7.425 habitants (Landernois). D'or au lion de sable.
Etait autrefois une place fortifiée dont s'empara Jean IV, duc de Bretagne en 1374. Guy-Eder dit Fon- tenelle, la prit et la pilla en 1592. On y voit encore quelques maisons fort anciennes dont une des plus remarquables date de 1518. L'église principale de Saint-Houardon est un édifice gothique du XVI* siè- cle, intéressant par l'élégance de son portique.
23 Morlaix. Chef-lieu d'arrondissement, 13.960 habitants (Morlaisiens). De gueules au navire d'or sur des ondes d'argent, les voiles d'hermines, surmonté d'une bannière d'azur à trois fleurs de lis d'or (devise : S'ils te mordent, mords-les).
La ville daterait du I*' siècle de l'ère chrétienne si l'on s'en rapporte à la relation de Drennalus qui convertit les habitants de ce lieu qui se nommait alors SALIOCAN ou HANTERALLEN. En 382, Fla- vius, voguant à la conquête des Gaules aborda au port de Saliocan et logea au manoir de l'Armorique qui en 1637, appartenait à la maison de Goazriant. Plus tard, les ducs de Bretagne et les princes de Léon se disputèrent souvent la possession de cette ville, qui fut prise finalement par les Anglais bientôt chassés eux-mêmes par Duguesclin. En 1521 cependant, les Anglais la reprirent ; et c'est pour éviter le retour de désastres semblables que François 1" fit ériger en 1525 une forteresse appelée château du Tameau. Sous la ligue. Morlaix fut en proie à la guerre civile; les ligueurs s'en étant emparés en 1589. le duc d'Aumont la reprit au nom d'Henri IV. Port actif. Morlaix possède également quelques intéressants vestiges du passé, notamment les églises Saint-Mathieu et Sainte-f*/lélanie du XV* siècle.
24 Pont-l'Abbé ou Pont-l'Abbé-Lambour. Chef-lieu de canton, 6.725 habitants (Pont-l'Abbistes) D'or à un lion de gueules.
Située à l'extrémité d'une anse, dans une contrée très fertile, cette petite ville forme un port peu fré- quenté. Restes d'un ancien château dont une partie sert d'Hôtel-de-Ville.
25 Quimper ou Quimpar-Corentin (De Kember, en bas breton : confluent et de Saint-Corentin, premier évêque de Cornouailles). Chef-lieu du département, 18.685 habitants (Ouimperois). D azur au n outon passant d'a'oent au chef d'hermine.
C'était primitivement la capitale du royaume de Cornouailles-Armorique. Jusqu'au XIII* siècle, elle n'eut aucun moyen de protection ; ce n'est qu'en 1209 que furent construites ses premières fortifica- tions, qui, peu après démolies sur les représentations de l'évêque, furent rétablies par Pierre de Dreux. Ouimper fut assiégée et prise plusieurs fois; en 1344, Charles de Blois l'emporta d'assaut. Pen- dant les guerres de la Ligue, elle prit parti contre Henri IV, fut assiégée par le duc d'Aumont, mais ne se rendit qu'après une vigoureuse résistance. La cathédrale datant de 1424 est très intéressante par ses détails d'ornementation. Patrie du médecin Laennec.
26 Quimp«rlé. Chef-lieu de canton, 7.845 habitants (Ouimperlois). D'hermines au coq de gueules membre et crête d'or.
Doit son origine à un collège de Druides qui tenait ses assises en l'église souterraine de l'abbaye de Sainte-Croix. La ville se nomma d'abord AVANTOT. En 1029, les évoques de Cornouailles rétablirent le couvent de Sainte-Croix de l'Ordre de saint Benoît, où fut enterré le comte de Montfort en 1345. Ouimperlé fut pris en 1373 par Olivier de Clisson ; puis deux siècles plus tard en 1590 par les troupes du Roi, parce que ses habitants avaient pris parti pour le duc de Mercœur, chef de la Ligue. En 1680, on fit sauter les murailles qui servirent alors à la construction des quais. On y visite une église gothique et un ancien couvent des Ursulines. Joli port.
27 Saint-Pol-de-Léon (Sancti Pauli Leonini). D'hermine au sanglier de sable couronné d'or, rampant et supportant une tour de gueules, donjonnée de trois pièces, posées au canton dextre du chef.
Est surtout intéressante par son église de Kreizker (du milieu de la ville en celtique) construite vers la fin du XIV* siècle par le duc Jean IV, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle érigée en ce lieu au VI* siècle par saint Kirech, et dont le clocherde 123 mètres de hauteur est remarquable par ses pro- portions harmonieuses. La cathédrale datant du XV* siècle renferme la sépulture de saint Léon.
55
19 BRETAGNE S4
BREST
FINISTÈRE
If
20 BRETAGNE S4
CONCARNEAU
21 BRETAGNE S4
CHÂTEAULIN
FINISTÈRE
CAR
SANKA CAFÉ
SANKA
SANKA
22 BRETAGNE S4 23 BRETAGNE S4
LANDERNEAU M O R L A I X
24 BRETAGNE S4
PONT- L'ABBÉ
FINISTÈRE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
25 BRETAGNE S4
QUIMPER
|
FINISTERE tttt |
|
Im . ^\ |
26 BRETAGNE S4
QUIMPERLÉ
FINISTÈRE
27 BRETAGNE S4
ST-POL-DE-LÉON
FINISTÈRE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
L Jfl JfL JfL-J
SANK*
FINISTERE
NERVEUX, RHUMATISANTS, SURMENÉS, BUVEZ DU CAFÉ SANKA SANS CAFÉINE
56
Description des Blasons N°8 28 à 36
COTES-DU-NORD
28 ChAtelaudran. Chef-lieu de canton, 1.180 habitants. D'or à un pommier arraché au naturel chargé de trois pommes d'or.
Doit son nom à Audren, quatrième roi de Bretagne, et au château qu'il fit construire en 444. Cet édifice fut plus tard démoli sur l'ordre de Jean V, duc de Bretagne, et c est sur son emplacement qu'a été étatjlie la promenade en 1808.
29 Dinan. Chef-lieu d'arrondissement, 10.160 habitants (Dinandois). De gueules à une porte de ville d'or, au chef cousu d'hermines.
D'origine féodale, Dinan eut depuis le X* siècle jusqu'en 1265 des seigneurs particuliers ; la ville appar- tint ensuite aux ducs de Bretagne qui en firent une place forte. La fidélité des Dinandois à la cause de Charles de Blois, qui disputait au XIV* siècle la Bretagne à Jean de Monfort, leur attira deux sièges meurtriers dirigés l'un en 1344 par Thomas d'Ageworfh, l'autre en 1359 par le duc de Lancastre. La première fois, la ville fut pillée, mais ensuite, fut secourue à temps par Duguesclin qui en provoquant en combat singulierjunchevalieranglais, levainquit et, en vertu des conditions du combat, obligea les assiégeants à se retirer. En 1598, un coup de main hardi, tenté contre le château par le Gouverneur de Saint-Malo, Henri deCoëtquen valutà Henri IV la possession de Dinan, à laquelle il attachait une grosse importance. On y voit encore d'importants vestiges de l'ancienne enceinte fortifiée ; et le château bâti de 1458 à 1488 par le duc François II.
30 Guingamp (Gicampum). Chef-lieu d'arrondissement, 8.575 habitants (Guingampois). Fascé d'aiur et d'argent de quatre pièces.
C'était jadis une des villes les plus considérables du duché de Penthièvre. Elle était alors entourée de belles murailles dont une partie seulement subsiste encore. Guingamp offre en outre plusieurs vieilles maisons intéressantes, et d'agréables environs. Fabrique de toiles, tanneries, commerce de grains, cuirs.
31 Lamballe. Chef-lieu de canton, 4.710 habitants (Lamballais). De gueules à trois gerbes de blé d'or, liées de sable.
De l'ancienne appellation AMBILIATES LAMBALIUM, il semble qu'elle ait été la capitale des Ambi- liates, dont parle César. En 1084, un monastère fut construit par Geoffroy I" comte de Penthièvre, sur une montagne nommée la Vieille-Lamballe sur l'emplacement de la cité armoricaine détruite au IX* siècle par les Normands. Lamballe devint plus tard une place forte qui fut souvent assiégée, en 1626 notamment, le comte de Penthièvre ayant pris parti contre le cardinal de Richelieu.
32 Lannion (Lanionum). Chef-lieu d'arrondissement, 6.275 habitants (Lannionais). D'azur à l'agneau pascal d'argent couché portant une bannière chargée des mots « LAUS DEO » d'argent.
Lannion était autrefois le chef-lieu d'un comté. Elle était fortifiée et fut prise en 1346 par les Anglais qui la saccagèrent et rançonnèrent ses habitants. C'estun petit portd'accès facile. La construction de son intéressante église paroissiale semble remonter au XII* siècle. Non loin de la ville, source minérale ferrugineuse.
33 Loudéac. Chef-lieu de canton, 5.435 habitants (Loudéacois). D'azur à trois fusées d'argent, au chef de gueules chargé de trois mâcles d'or.
N'était au cours du X* siècle, qu'un rendez-vous de chasse désigné sous le nom de LOUPlAT. Les docu- ments authentiques, qui en font mention sous le nom actuel ne datent que du XII* siècle. On retrouve aux alentours des vestiges de fortifications qui remontent au temps de la Ligue. Loudéac est le centre de la fabrication des toiles dites de Bretagne.
34 Paimpol (du breton pen-poull, tête d'étang). Chef-lieu de canton, 2.690 habitants (Paimpolais). D'azur au navire d'argent.
Petite ville maritime qui existait déjà au XIV* siècle, et était alors défendue par un château-fort dont on voit encore quelques ruines. Ce château était en 1370 la propriété de Charles de Halgoet. En 1590. elle fut occupée par les Anglais, auxiliaires des troupes royales contre le duc de Mercœur. En 1595, la ville fut reprise par les ligueurs qui la brûlèrent en partie. Jolie église de Nofre-Dame-de-Bon- Secours. Port de pêche et armements pour la pêche à la morue au banc de Terre-Neuve.
35 Salnt-Bricuc (Brioci). Chef-lieu du département, 28.320 habitants (Briochins). D'azur au griffon rampant d'or armé et lampassé de gueules.
La ville de Saint-Brieuc doit son origine à un monastère fondé vers le V* siècle au milieu d'un bois, par le saint dont elle porte le nom. Les anciens rois de Bretagne favorisèrent beaucoup son dévelop- pement. Durant les guerres qui précédèrent la réunion de la Bretagne à la France, Saint-Brieuc eut h souffrir de nombreuses attaques, notamment parles Normands, qui y furent cependant vaincus sous ses murs en 937. Le « Chronicon Briocense » parle de la prise et du pillage de Saint-Brieuc par Olivier de Clisson pendant la guerre qu'il fit en 1394 à Jean IV. En 1799, les Chouans y entrèrent, mais furent chassés par les habitants. On y voit encore les restes de la tour de Cesson qui, bâtie en 1394 pour défendre l'entrée du Gouet, fut prise et reprise plusieurs fois pendant les guerres de la Ligue et démolie en 1598 sur l'ordre d'Henri IV. On jouit de cet endroit, d'une vue magnifique. La cathédrale, dont la construction remonte au milieu du XIII* siècle comporte de belles rosaces et des orgues en bois sculpté de 1540.
36 Tr*gul«r (Trecorium). Chef-lieu de canton (Trécorais). D'azur à un navire aux voiles déployées voguant sur une mer d'argent accompagnée en chef à senestre d'un écusson d'azur chargé de trcis fleurs de lis d'or et à dextre, d'un écusson d'hermines qui est de Bretagne.
Doit son origine à un monastère bâti dans la presqu'île du Trécor sur l'emplacement duquel une cathé- drale fut élevée en 848. Tréguier fut prise et dévastée par les Anglais en 1346. A l'époque de la Ligue, elle resta fidèle au roi Henri III et fut alors ravagée en 1 589 par le duc de Mercœur. On y visite la cathé- drale et le cloitre percé de 50 arcades et construit vers 1461. Port très avantageusement placé.
57
2S BRETAGNE 4
CHATELAUDREN
CÔTES-DU-NORD
29 BRETAGNE 4
D I N A N
CÔTES-DU-NORD
— -*- «-4-» «4-» >-
30 BRETAGNE 4
GUING AMP
CÔTES-DU-NORD
CAFÉ
SANKA
51 BRETAGNE 4
LA M BALLE
CÔTES-DU-NORD
32 BRETAGNE 4
LANNION
CÔTES-DU-NORD
33 BRETAGNE 4
LOUDÉAC
CÔTES-DU-NORD
CAFÉ
SANKA
CAF
SANKA
34 BRETAGNE 4
PAIMPOL
CÔTES-DU-NORD
SANKA
35 BRETAGNE 4
SAINT-BRIEUC
CÔTES-DU-NORD
55 BRETAGNE 4
TRÉG U I ER
CÔTES-DU-NORD
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
COTES-DU-NORD
LE CAFÉ SANKA, SANS CAFÉINE, SAUVE VOTRE COEUR, LE PREMIER DÉCAFÉINÉ FRANÇAIS
58
Description des Blasons N'* 37 à 45
ILLE-ET-VILAINE
37 Dol ou Ool-d»-Bratagn« (Dola ou Dolum). Chef-lieu de canton, 4.565 habitants (Dolois). D'argent à trois mouchetures d'hermines de sable.
Doit son origine à un évêque de l'île de Bretagne qui vint s'y fixer en 548 et y établit un siège épis- copal. Ce siège fut érigé par Nomenoë au IX* siècle en métropole du royaume de Bretagne. Dol, à la fin du Xll'siècle, redevint un simple évêché, d'ailleurs supprimé en 1790. La ville fut occupée à deux reprises par les Vendéens en 1793 qui battirent en novembre de la môme année, les troupes de Wes- termann. Belle église Saint-Samson dont la plus grande partie remonte au XIII* siècle.
38 Fougèrss (Fulgarioe). Chef-lieu de canton, 21.033 habitants (Fougerais). D'azur à une plante de fou- gères d'or, au chef d'argent chargé de trois mouchetures d'hermines.
C'était à l'origine, le chef-lieu du Fougerais ; canton situé sur les confins du Maine et de la Normandie. Ville très forte, Henri II, roi d'Angleterre, s'en empara en 1166. C'est alors que fut détruit le château que Raoul de Fougères reconstruisit et dont on voit encore les restes de nos jours. La ville fut assiégée en 1202 par Jean-sans-Terre, puis en 1372 par Duguesclin. En 1448, les Anglais s'enétant emparés par surprise, ce fut le signal d'une guerre dont le résultat fut la reprise de la Normandie et des provinces usurpées à la France. Le territoire de la ville fut, le 13 novembre 1793, le théâtre d'un combat mémo- rable entre les Républicains et les Vendéens.
39 La Guerche-de-Bretagne. Chef-lieu de canton, 3.099 habitants (Guerchais). De gueules à deux léo- pards d'or.
Cette localité doit son importance à la fabrication de toiles fines. Marché aux bestiaux.
40 Janzé. Chef-lieu de canton, 4.148 habitants (Janzéens). D'azur àtrois bandes mouchetées d'hermines. Bourg agricole faisant le commerce de volaille dont l'élevage se fait en grand. Fabrique de toile à voile.
41 Montfort-sur-Meu (Mons Fortis). Chef-lieu d'arrondissement, 2.270 habitants (Montforfais). D'argent à la croix ancrée de gueules, gringolée d'or.
On croit que cette ville est d'origine romaine, d'après certains vestiges. Sous le règne de Charles V. Duguesclin l'assiégea et la prit aux Anglais. Montfort envoyait un député aux États de Bretagne. Non loin de la ville, setrouvait une abbaye commendataire de l'Ordre de Saint-Augustin, fondée en 1152 et occupée plus tard par des religieuses bénédictines. Les environs de Montfort sont très pittoresques.
42 Redon. Chef-lieu d'arrondissement, 6.698 habitants (Redonnais). D'azur à un navire équipé d'argent, voguant à pleines voiles sur des ondes de même, au chef d'hermines.
Doit son origine à un monastère fondé vers l'an 832 parConvoion, archidiacre de Vannes. Ce monastère qui devint célèbre, et rivalisait de richesses avec les plus fastueuses abbayes, fut pillé par les Nor- mands en 869. En 1588, la ville fut entourée de murailles, ce qui la mit en état de soutenir un siège du duc de Mercœur, Redon fut érigé en évêché en 1449. C'est un petit port très sûr.
43 Rennes (Condate Rhedonum). Chef-lieu du département, 88.655 habitants (Rennois). Paie d'argent et de sable de six pièces, au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermines.
C'était une ville gauloise dont les itinéraires romains font mention sous le nom de CONDATE, capitale des Rhedones. A la chute de l'empire romain, les Bretons s'en emparèrent et en firent un état indépen- dant, sous le régime des ducs de Bretagne qui le gouvernèrent de l'an 458 jusqu'en 1491, époque où Anne de Bretagne épousa Charles VIII. Au cours des guerres qui agitèrent la Bretagne, Rennes eut â subir de nombreux sièges, notamment de la part des Anglais. Lors des guerres de la Ligue, le duc de Mercœur envahit la ville, mais la population qui avait pris le parti du roi ne se laissa point détourner, et l'arrivée de Henri IV en 1598 mit Tin à ce conflit. En 1720, un terrible incendie consuma une grande partie de la ville. Les conséquences de la Révolution se firent particulièrement sentir dans cette réaion. mais l'attitude des Rennais fut remarquable lorsqu'ils durent tenir tête aux Vendéens. On visite à Rennes la cathédrale, métropole des églises bretonnes, commencée par Charles de Blois vers 1345, et l'ancien palais des ducs. Patrie de Duguesclin.
44 Saint-Maio. Chef-lieu d'arrondissement, 12.864 habitants (Malouins). De gueules à une herse d'or mouvante de la pointe de l'écu, surmontée d'une hermine passante d'argent, accolée et bouclée d'or lampassée de sable.
Doit son origine à l'ancienne cité d'ALETH, située sur l'emplacement actuel de Saint-Servan. A l'époque de Charles V, Duguesclin s'empara de Saint-Malo, mais le caractère de la population fut de ne jamais se soumettre et jusqu'en 1594, date à laquelle ils reconnurent Henri IV, ils constituaient une sorte de principauté antonome. Très bons marins, les Malouins rendirent très souvent service à l'Etat, notam- ment en 1627 où ils équipèrent une flotte à leurs frais qui contribua pour une grosse part à la prise de la Rochelle. Les Anglais essayèrent, mais vainement, de la prendre en la bombardant en 1693, puis en 1695. En 1758, renouvelant leur tentative, les Anglais débarquèrent dans les environs de Saint-Malo. mais sans succès. Port d'une certaine importance, Saint-Malo s'est surtout développé les dernières années comme station balnéaire.
45 Vitré (Vitriacum). Chef-lieu d'arrondissement, 8.326 habitants (Vitréens). De gueules au lion d'argent couronné d'or.
L'histoire de cette ville est très peu connue ; cependant, son château et ses anciennes fortifications laissent supposer qu'elle était jadis une place importante, qui dut soutenir plusieurs sièges, notam- ment du duc de Mercœur en 1588.
59
37 BRETAGNE S4 38 BRETAGNE S4 39 BRETAGNE S4
DOL FOUGÈRES LA GUERCHE
ILLE-ET-VILAiNE ILLE-ET-VILAINE ILLE-ET-VILAINE
ttt
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
4-0 BRETAGNE S4 41 BRETAGNE S4 42 BRETAGNE S4
J A N Z É MONTFORT REDON
ILLE-ET-VILAINE
ILLE-ET-VILAINE
ILLE-ET-VILAINE
SANKA
KA CAFÉ
SANKA
43 BRETAGNE S4 44 BRETAGNE S4 45 BRETAGNE S4
RENNES SAINT-MALO VITRÉ
ILLE-ET-VILAINE
ILLE-ET-VILAINE
ILLE-ET-VILAINE
ttttt
CAFÉ
SANKA
|
■^^^ |
||||||
|
o 0 0 0 0 |
||||||
|
-J |
0 |
1 1 |
1 1 |
• |
||
|
o |
o |
o |
||||
|
\ |
o |
|||||
|
V |
o |
o |
,°/ |
|||
|
N CAF |
o |
/ |
||||
|
\.° |
o > |
ANKA |
||||
|
É |
^ |
u |
l^ |
S |
CAFÉ
SANKA
ILLE-ET-VILAINE
SANKA EST LE PREMIER CAFÉ FRANÇAIS QUI A ÉTÉ DÉCAFÉINÉ A 98%
61
1
: LIMOUSIN ;
LIMOUSIN
QeScr^iiùm el/ustonçuedu/dhsan
D'hermines à la bordure de gueules.
Le Limousin a partagé longtemps les destinées de l'Aquitaine, Eléonore de
Guyenne ayant porté, par son mariage, la souveraineté de cette province
au roi d'Angleterre.
Au Xlll" siècle, le Limousin passa aux ducs de Bretagne, par le mariage
d'Arthur de Bretagne avec Marie, héritière des vicomtes de Limoges. Il
devint dans la suite la propriété de la maison d'Albret, et par l'avènement
d'Henri IV au trône de France il fut définitivement réuni à la couronne.
Sous les ducs de Bretagne le Limousin eut un blason d'hermines, à la
bordure de gueules. D'Hojzier lui attribua, en 1696, le blason que voici -
D'argent, parti de gueules chape de l'un en l'autre.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LE LIMOUSIN
Cette province est bornée au nord par la Manche, à l'ouest par l'Angoumois et le Périgord, au sud par le Ouercy, à l'est par l'Auvergne.
EDITION '^SANKA
63
Grand gouvernement de l'ancienne France où sont actuellement enclavés les départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne.
Sa capitale est Limoges.
Les Lémovices résistèrent vivement aux Romains et 10.000 combattants tentèrent de faire lever, à César, le siège d'Alésia. La fin de cette tragédie guerrière est trop connue pour y revenir. Les Wisigoths s'en emparèrent au V« siècle ; reprise par Clovis, elle eut plusieurs maîtres différents jusqu'à Dagobert. A ce moment elle fut assujettie aux rois de Neustrie et enfin Eudes la posséda complètement. Au Vlll« siècle Pépin s'en empara. Dot d'Eléonore d'Aquitaine quand elle épousa Henri II Plantagenet, elle passa à l'Angleterre (1152). Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre, après sa mort, en eurent la possession. En 1203, prise par Philippe-Auguste, elle fut rendue aux Anglais en 1259 par Saint Louis. Charles V la leur reprit en 1369 et elle fit partie dorénavant et définitivement du domaine de la couronne. Sous Henri IV, elle devint une généralité, avec Limoges, comme chef-lieu. Turgot, au XVIII" siècle, l'administra avec un succès d'essai qui l'encouragea, plus tard, devenu ministre, à reprendre et à poursuivre cer- taines applications des principes du Gouvernement. C'est en 1791 qu'elle fut scindée en deux départe- ments.
Les habitants sont les Limousins.
Les villes principales :
Limoges (76.439 habitants), Henri II d'Angleterre la prit en 1155. En 1183 son fils Richard Coeur de Lion fit de même et y reçut la couronne du duc d'Aquitaine, en église Saint-Martial. Les guerres de religion l'éprouvèrent beaucoup. Plusieurs belles églises s'y dressent, entre autres celle de Saint-Michel-des- Lions du XIV* siècle et la cathédrale Saint-Etienne dont un jubé de la Renaissance est une merveille. Beaucoup d'objets d'art de haute valeur y sont à admirer.
Saint-Yrieix, possède un intéressant moutier (église du XII" et XIII' siècles). On y exploite des carrières de kaolin.
Beliac, est rem.arquable par une intéressante église à deux nefs l'une romane, l'autre du XV" siècle.
Tulle, épargnée par les guerres et autres fléaux, s'étage sur les versants d'une vallée que baigne la Corrèze et est entourée de sites charmants. La « maison Sage » du XIV" siècle, élevée sur la plus belle place de la ville, très bien conservée, présente une façade gothique dont les détails et l'exécution sont merveilleux.
Brive, presque aussi importante que Tulle. Ses habitants jouissent beaucoup d'une belle promenade ombragée sur les bords de la Cotrèze. Aux environs est le château de Mme de Pompadour; et plus loin la tour penchée du château de Turenne, garde au village qu'elle domine un joli cachet moyenâgeux.
Ussel, semble avoir été bâtie sur un ancien camp romain ; on retrouve aux alentours bien des objets de cette époque. La guerre, le feu, la peste la ravagèrent à plusieurs reprises.
Au point de vue archéologique, il y a beaucoup à dire sur le Limousin. On y trouve des vestiges de for- teresses gauloises qui dateraient d'une époque antérieure aux Romains. Situées très haut sur des som- mets, protégées par des murailles perpendiculaires, faites de formidables morceaux de rocher, elles étaient fortement défendues. La plus célèbre est celle de Roc-de-Vic. Huit autres forts de moindre impor- tance appelés Puys s'y éparpillent. Beaucoup d'autres ruines y sont appréciées des savants. La Pierre de Maumont est connue comme étant celle où Richard Cceur-de-Lion fut frappé mortellement d'une flèche. Fontaines, aqueducs, émaux, ouvrages de cuivre ciselés ne sont pas à dédaigner. De superbes cascades (Gimel, Treignac), des grottes, une étrange muraille en basalte, appelée les Orgues de Bort et du Saut de la Sole, sont aussi étranges que pittoresques. Le Limousin est arrosé par la Ccrrèze, la Dordogne, la Cère, la Vézère et la Vienne. L'Agriculture y est médiocre. Mais de belles châtaigneraies y fournissent la majeure partie de la nourri- ture des Limousins avec les pommes de terre. Belle race de chevaux et de boeufs. Beaucoup de res- sources minérales : mica, amiante, pierres précieuses, émeraudes surtout, mines de cuivre, d'étain, de houille. Les terres à porcelaine sont employées pour la fabrication des belles faïences de Limoges et aussi dans notre manufacture de Sèvres (S.-et-O.). Fabriques de papier.-?, d'étoffe et surtout d'armes renommées.
Y naquirent : Saint Eloi, les de Ségur, Noailles, Turenne, Bugeaud, Sadi-Carnot etc.
64
Description des Blasons N^M à 9
CORRÈZE
1 Bort ou Bort-les-Orgucs. Chef-lieu de canton, 3.670 habitants (Bortois). D'azur onde de trois pièces
d'or en bande.
Était autrefois entourée de murailles dont on voit encore quelques restes. Pendant les guerres de la Ligue, les habitants prirent parti pour Henri IV qui leur témoigna sa reconnaissance par une lettre écrite de sa main. Non loin de la ville se trouve une montagne basaltique appelée les Orgues-de-Bort à cause du curieux aspect de la roche formée de prismes irréguliers.
2 Brive (anciennement Brive-la-Gaillarde). Chef-lieu de canton, 18.000 habitants (Brivois). De gueules à neuf épis de blé d'argent mis en trois fleurs de lis 2 et 1, au chef d'azur semé de croix alésées d'argent.
C'est une ancienne cité où Gondebaud qui se disait fils de Clotaire fut élevé et proclamé roi d'Aqui- taine en 585. Sous les Mérovingiens, la ville qui se nommait alors BRIVA TENSIS VICUS jouissait du droit de battre monnaie. Elle dépendit plus tard du Périgord, et en fut détachée sous Charles V pour être réunie au Limousin sur la demande du pape Grégoire VI.
3 Égletons. Chef-lieu de canton, 1.855 habitants (Egletonnais), Échiqueté d'or et de gueules. Bourg agricole. Foires.
4 Meymac. Chef-lieu de canton, 3.160 habitants (Meymacois). D'azur à trois pals ondes d'argent. Située dans une vallée agréable, cette petite ville possédait autrefois un monastère de l'Ordre de Saint- Benoit, auquel les seigneurs de Ventadour firent des dons considérables en 1080. On y remarque une intéressante église.
5 Treignac. Chef-lieu de canton, 2.375 habitants (Treignacois). D'argent onde de trois pièces de sable en bande.
Village agricole situé sur la Vézère. Possède quelques restes de remparts et un château ruiné du XV' siècle. Non loin de la localité, vestiges de l'oppidum gallo-romain au Montceix.
6 Tulle (Tutella). Chef-lieu du département, 15.020 habitants (Tullois). De gueules à trois rocs d'or au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.
C'était à l'origine un oppidum gaulois, où saint Martial, apôtre d'Aquitaine, fit sa première prédication vers l'an 46. Le célèbre monastère de Saint-Martin y fut établi vers 360 sous l'invocation de saint Michel. Dans les dernières années du IV' siècle, les Vandales ravageant l'Aquitaine détruisirent probable- ment la ville que les Romains avaient bâtie au lieu dit des Arènes de Tintignac, où l'on voit encore les restes d'un amphithéâtre. Pendant la guerre des Anglais, Tulle, constamment fidèle aux rois de France, fut assiégée deux fois par Henri de Lancastre qui s'en rendit maître le 1" novembre 1346. après plusieurs sièges au cours desquels la ville repassa successivement aux mains des Anglais et des Français ; Tulle revint définitivement à ces derniers en 1369. Charles V voulant témoigner sa recon- naissance à la population, l'affranchit de tous impôts. Henri, vicomte de Turenne, s'empara de Tulle en 1585 pour le roi de Navarre.
7 Turenne (Turena). Commune, 1.100 habitants. D'or à trois bandes de gueules.
La ville est construite sur un rocher escarpé, couronné par les ruines d'un antique château que Pépin le Bref et Louis le Débonnaire prirent en 767 et 839. Les seigneurs de Turenne reçurent le titre de vicomtes des ducs d'Aquitaine, qui leur cédèrent aussi des droits régaliens. Peu à peu. ils s'affran- chirent même de la suzeraineté des ducs d'Aquitaine pour ne relever que du roi. La vicomte de Turenne fut vendue à Louis XV en 1 738. Son château est le berceau de la famille rendue célèb.-e par le maréchal de Turenne.
8 Ussel. Chef-lieu de canton, 6.120 habitants (LIsselois). De gueules onde de trois pièces d'or en barre. Parait avoir été construite sur l'emplacement d'un ancien camp romain. On y voit d'ailleurs les restes d'une voie militaire. Ussel était autrefois entourée de murailles, mais eut à souffrir des sièges des Anglais. Elle fut à plusieurs reprises incendiée en 1358, 1404 et 1472. La peste ne l'épargna pas non plus.
9 Uzerche (Userca). Chef-lieu de canton, 3.030 habitants (Uzerchois). D'azur semé d'étoiles de six rais d'argent et de deux bouvards d'or brochant sur le tout.
Suivant certains auteurs, la ville aurait été fortifiée par Pépin, pour tenir en respect les comtes du Limousin. Uzerche soutint plusieurs sièges, notamment celui des protestants qui s'en emparèrent cependant en 1559. mais furent obligés de l'abandonner quelques temps après.
65
1 LIMOUSIN 4 2 LIMOUSIN 4 3 LIMOUSIN 4
BORT B R I V E EGLETONS
CAFE
SANKA CAFÉ
SANKA
4 LIMOUSIN 4 5 LIMOUSIN 4
MEYMAC TREIGNAC
CORRÈZE CORRÈZE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
7 LIMOUSIN 4 8 LIMOUSIN 4
TURENNE U S S E L
CORRÈZE
CORRÈZE
CAFÉ
SANKA
CORREZE
|
W« |
r- |
r- |
|||
|
V |
/ |
||||
|
N |
< |
> |
V |
||
|
CAFÉ |
•^ |
■^ |
SANKA |
6 LIMOUSIN 4
TULLE
CORRÈZE
SANKA CAFÉ
SANKA
9 LIMOUSIN 4
UZERCHE
CORRÈZE
CAFÉ
SANKA
TU TE LÈVES, BOIS SANKA ET TU SORS . . . BOIS SANKA, TU TE COUCHES ET TU
DORS
66
Description des Blasons N"» 10 à 18
HAUTE-VIENNE
10 B«llac. Chef-lieu d'arrondissement, 3.718 habitants (Bellacois). D'azur à la tour d'or crénelée, maçon- née et ajourée de sable, sur une terrasse d'argent surmontée en chef de trois fleurs de lis d'or.
On ne connaît pas l'époque de la fondation de Bellac. Au IX* siècle, un château y fut construit et qui devint une des places fortes du pays. En 997 Bellac fut assiégée par Guillaume, comte d'Aquitaine, qui ne put cependant s'en rendre maître. La ville soutint avec succès en 1591 un siège des ligueurs, et ne put être forcée par le duc de Longueville lors de la Fronde. Bellac fut du XV siècle à 1789 la capitale de la Basse-Marche. Elle possède une intéressante église à deux nefs. Beau dolmen dans les environs.
11 Chfttaauponsac. Chef-lieu de canton, 4.025 habitants. D'azur à une fasce d'argent.
Localité agricole, intéressante par son église paroissiale Sainte-Thyrse des XII' et XV* siècles, renfer- mant dans son trésor des reliquaires de l'époque.
12 L« Dorât (Oratorium). Chef-lieu de canton, 2.530 habitants (Dorachons). D'azur à trois fleurs de lis d'or posées 2 et 1 à la bande de gueules, chargées de trois lions rampants d'argent.
Cette petite ville possédait à l'origine un oratoire bâti par Clovis, et sur l'emplacement duquel on a construit une collégiale vers le XI* siècle. Les Normands dévastèrent la ville en 886, mais par la suite, les comtes de la Marche en rétablirent et en augmentèrent les fortifications. Ils avaient au Dorât, un château fort bâti par Albert III pour se défendre contre les Lusignan, qui leur disputaient la propriété de leur comté. Ce château résista aux Anglais qui en firent le siège. A l'époque des guerres religieuses, les ligueurs s'en emparèrent, mais ils furent contraints par les royalistes de capituler ; c'est alors que le château fut détruit. On y remarque l'ancienne collégiale, qui est un édifice du X* siècle.
13 Limoges. Chef-lieu du département, 92.577 habitants (Limousins). De gueules au chef de saint Mar- tial vôtu et diadème d'or, accosté d'un S et d'un M gothiques du même, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.
Limoges se trouvait sur l'itinéraire que suivit Antonin lors de la conquête des Gaules, sous le nom d'AUGUSTORITUM, capitale des Lémovices. Elle passa successivement des Wisigoths auxquels Clovis l'enleva après la bataille de Vouillé, aux Normands, qui l'incendièrent en 836. Au XII* siècle, Henri II d'Angleterre s'y fit couronner duc d'Aquitaine. Sous Charles V, la ville vécut des jours plus prospères surtout lorsque Dunois en 1452 en eut entièrement expulsé les Anglais. Limoges eut par contre à souf- frir des guerres de religion. La ville était anciennement remarquable pour ses édifices ; elle avait un capitule et un amphithéâtre, mais tout fut détruit au cours des guerres qui suivirent la chute de l'empire romain. On visite actuellement la remarquable cathédrale dédiée à saint Etienne, commencée en l'an 1272 et consacrée par le pape Urbain II. C'est dans le chœur que se trouve le tombeau de Jean de Langeac, évêque de Limoges, mort en 1541. Patrie de Clément vl. Importantes manufactures de por- celaines universellement connues.
14 P«yrat-le-ChM«au. Commune, 2.535 habitants (Peyratois). De sable à trois chevrons ondes d'or, posés l'un au-dessus de l'autre.
Doit son importance à l'exploitation des forêts de chênes et de hêtres qui l'entourent. On y voit encore une haute tour carrée, reste d un château du XIII* siècle.
15 Rochechouart (Rupes Cavardi), 4.050 habitants (Rochechouarts). Fascé, onde, enté d'argent et de gueules qui sont les armes de la maison de ce nom.
Les annales du pays n'ont laissé aucun détail sur son origine. Construite sur un rocher et fortifiée, elle résista aux Anglais qui l'assiégèrent sous le règne de Charles V. On y volt encore son château très pittoresque par sa position.
16 Saint-Junicn (Junianus). Chef-lieu de canton, 10.085 habitants. D'azur au lion d'or couronné et lampassé de gueules.
L'origine de la ville est presque identique à celle de Saint-Léonard ; c'est autour du tombeau de saint Junien qu'elle se forma vers 587. Les calvinistes la ravagèrent en 15^. On voit dans les environs le vieux château de Châtelard. A la tête du pont sur la Vienne se trouve une chapelle dédiée à la Vierge, à laquelle Louis XI avait une dévotion particulière; il donna des ordres pour sa reconstruction et son embellissement.
17 Saint-LAonard-d»-Noblat (Nobiliacum). Chef-lieu de canton, 5.630 habitants. D'azur au lion passant d'or soutenu de deux arcs d'or posés en sautoir d'or tendus d'argent.
L'emplacement qu'occupe la ville était autrefois couvert de bois. Saint Léonard, fils de Rigomer, comte du Mans, de la famille de Clovis, s'y retira, y bâtit un oratoire autour duquel peu à peu la cité s'éleva. Pendant le Moyen âge, Saint-Léonard était assez bien fortifié, et possédait un château qui fut plusieurs fois pris par les Anglais. L'église actuelle, sous l'invocation de saint Léonard, était celle d'un monastère, devenu depuis une collégiale, fondé, à ce qu'on suppose, au cours du IX* siècle par l'évêque Ithier Chabot et qui fut en 1062 occupé par des chanoines réguliers.
18 Saint-Yri«ix-la-P«rch«. Chef-lieu de canton. 7.102 habitants (Arédiens). Parti : D'azur ô trois fleurs de lis d'or, et de gueules à une crosse d'or.
C'était à l'origine le siège d'un monastère fondé vers le VI* siècle par saint Yrieix. La ville fut fortifiée pendant les guerres de la Ligue. Possède une église paroissiale, autrefois église de l'abbaye, devenue collégiale en l'an 1100. Non loin s'élève la tour dite « de Rio » du XI* siècle. Exploitation de kaolin.
67
10 LIMOUSIN S4 11 LIMOUSIN S4 12 LIMOUSIN S4
B E L L A C CHATEAU PONSAC LE DORAT
HAUTE-VIENNE
HAUTE-VIENNE
HAUTE-VIENNE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
I 13 LIMOUSIN S4 14 LIMOUSIN S4
LIMOGES PEYRAT
HAUTE-VIENNE
HAUTE-VIENNE
15 LIMOUSIN S4
ROCHECHOUART
HAUTE-VIENNE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
16 LIMOUSIN S4 17 LIMOUSIN S4
SAINT-JUNIEN ST-LÉONARD
HAUTE-VIENNE
HAUTE-VIENNE
18 LIMOUSIN S4
SAINT-YRIEIX
HAUTE-VIENNE
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
HAUTE-VIENNE
LE CAFÉ SANKA EST LIBÉRÉ DE LA CAFÉINE ET N'EMPÊCHE PAS DE DORMIR
69
pi« m • ■ 1 1 1 1 1 f ii iT^M^iwv^
MAIN
CAFÉ "'•n.^^' SANKA
MAINE
D'argent â deux canons de sable en sautoir au chef d'azur chargé d'une
fleur de lys d'or.
Les destinées du Maine et de l'Anjou furent constamment unies, dès le
XII» siècle, le Maine ?yant été porté par héritage de ses derniers comtes
dans la Maison d'Anjou.
Le titre du duc du Maine fut donné à un fils de Louis XIV et de Mme de
Montespan, né en 1670, mort en 1736 et dont l'épouse fut la célèbre
duchesse du Maine.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LE MAINE
Cette province est bornée au nord par la Normandie, à l'est par le Perche, au sud par l'Anjou, à l'ouest par la Bretagne.
Elle a fermé les départements: de la Sarthe et de la Mayenne, l'arrondisse- ment de Mortagne dans l'Orne et une fraction de ceux de Nogent-le-Rotrou et de Dreux (Eure-et-Loir).
EDITION Çp SANKA
71
Sa capitale est Le Mans.
Au \/' siècle, Regnomer, chef franc, parent de Clovis, soumit le Maine. Allant en Espagne, Charlemagne traversa le Mans en 778 ; il fut plusieurs fois ravagé par les Normands. Hugues 1"' fut fait comte hérédi- taire du Mans par Hugues Capet, il devenait ainsi vassal du roi de France. Pendant une absence de Guillaume le Bâtard voyageant en Angleterre, les nobles de la Ville prirent pour comte Hugues II! et établirent la commune du Mans. Guillaume le Conquérant en reçut les clefs des mains des bourgeois (1072) mais leur laissa leurs lois et coutumes. Jean sans Terre possédait plusieurs fiefs en France. Philippe-Auguste s'en empara (1203). Le Maine entra dans le domaine royal. Il fut douaire de la mère de François I", apanage des troisième et quatrième fils d'Henri II (1560) et du troisième fils d'Henri IV. La guerre de Cent Ans l'éprouva beaucoup. Pendant 25 longues années les Anglais y résidèrent. Ce fut Duguesclin qui les mit dehors. C'est dans la forêt du Mans que Charles VI subit les premières atteintes de la folie. La religion protestante y fut apportée par H. Salvert et Guillaume de la Rochelle. La guerre civile divisa le pays en 1561 après la promulgation d'un édit qui donnait l'exclusivité au culte catholique. Le Mans fut pris et repris par les deux partis alternativement. La province ne connut la paix qu'après de terribles heures. Le plus grand nombre de ses forts fut rasé par Henri IV et Richelieu. A la bataille du Mans, les Républicains, sous les ordres de Marceau, écrasèrent les Vendéens en 1793 et en firent un affreux carnage.
Les habitants s'appellent Manceaux et Mancelles.
Comme villes principales :
L« Mans (60.000 habitants), eut beaucoup à souffrir des Normands qui l'envahirent, des guerres, des incendies, de la peste et de la famine. Les Chouans la pillèrent. Elle possède de curieuses maisons en bois du XV* et XVI' siècles, spécialement le Grabatoire et la maison de la reine Bérangère. La noble église de Notre-Dame de la Couture commencée au X« siècle ne fut achevée qu'au Xlll«. Et les plus an- ciens vitraux de France sont le trésor de la cathédrale Saint-Julien. Le général Chanzy y a sa statue (souvenirs de 1871).
La Flèche, possède un Prytanée militaire. Descartes et Eugène de Savoie y firent leur éducation. La célèbre abbaye des Bénédictins de Solesmes est aux environs. La situation de la ville est charmante. Mamers, possède de vrais trésors dans son église Notre-Dame et aux environs, à la Ferté-Bernard, dans deux superbes tours encadrant une porte monumentale du XV' siècle. Les fossés de Robert-le-Diable encerclent Mamers. Ils datent du XI' siècle.
Sablé, est dominée par un des plus importants châteaux de la région, qui s'élève à pic sur la Sarthe.
Laval, dans une situation charmante au-dessus de la Mayenne, est pourtant mal bâtie, très en pente. Mais des hauteurs sur lesquelles elle s'élève on a une vue fort intéressante.
Mayenne, défendue par des fortifications et un château jugé inexpugnable, devint un duché-pairie sous Charles IX. Il fut acheté par le cardinal Mazarin. Ses rues sont fort roides et mal ouvertes.
Château-Gontier, possédait aussi un curieux château qui a disparu. Sous la place de la ville qu'il occupait, régnent parait-il de nombreux souterrains, qui vont jusqu'à la Mayenne. Cette province renferme de nombreux souvenirs druidiques, entre autres la Chaise du Diable. L'époque romaine est représentée par des cercueils de pierre couverts de tuiles, par des poteries, dcs monnaies, des médailes.une importante mosaïque, les ruines d'un camp, des voies romaines et les ruines d'Alonnes. Il ne faut pas oublier de citer les ruines de l'Abbaye de Persaigne.
Les grottes de Sauges, appelées Caves à Margot, ornées de stalactites et de stalagmites formant plusieurs salles, avec des fentes d'une profondeur inconnue, sont d'une grande beauté naturelle. Le Maine est arrosé par la Sarthe et la Mayenne.
Il produit des grès, des schistes, de beaux granits bleus, des porphyres admirables, de la chaux, des ardoises, de l'anthracite. Dans la Sarthe, Il a une grande réputation par ses volailles grasses et ses bestiaux. Son industrie s'occupe d'étoffes, de papiers, de métaux ; on y fabrique beaucoup de cidre et de poiré.
Cette province est riche en enfants illustres : Henri II d'Angleterre, Jean le Bon, les frères du Bellay, Ambroise Paré, le maréchal de Brissac, Dom Guéranger, Chappe (l'inventeur du télégraphe), le général de Négrier, Volney, y virent le jour.
72
Description des Blasons No" 1 à 9
MAYENNE
1 Ambrières-le-Grand. Chef-lieu de canton, 1.940 habitants (Ambriérois). D'argent au sautoir bWolé de gueules (qui étaient les armes du corps de la Juridiction de la ville).
Petite ville dont Guillaume le Conquérant, alors duc de Normandie, s'empara en 1069. Il y fit bâtir un château qui par sa position sur la rive droite de la Mayenne, fit d'Ambrières une place importante. Un détachement anglais fut défait sous ses murs en 1450. Ruines du château.
2 Craon (Credonium). Chef-lieu de canton, 3.580 habitants (Craonnais). Losange d'or et de gueules. D'origine gallo-romaine, mais sans importance jusqu'au milieu du IX« siècle. Craon devint dès cette époque le siège d'une des principales seigneuries de l'Anjou, qui eut titre de baron nie et que possédait à la fin du XIV' siècle Pierre de Craon, le meurtrier du connétable de Clisson.
3 Ernée. Chef-lieu de canton, 4.840 habitants (Ernacéens). De gueules à trois sifflets d'or posés 2 et 1. Doit son origine à une chapelle bâtie sur le tombeau d'un missionnaire qui vint prêcher le catholicisme dans la contrée au Vil* siècle. Elle était autrefois défendue par un château fort qui fut détruit, et dont les matériaux servirent à la construction de l'église paroissiale. Les Vendéens s'emparèrent de la ville en 1793.
4 Évron (Ebronium). Chef-lieu de canton, 3.539 habitants (Évronais). Écartelé auxl et 4 d'argent fretté de sable au chef d'or chargé de trois merlettes de sable, aux 2 et 3 d'or au lion d'azur couronné et lam- passé du même (ce sont les armes du corps de Juridiction de l'ancienne baronnie).
Cette cité est fort ancienne, et doit son origine à une abbaye de Bénédictins fondée au VII* siècle par Hadouin, comte du Mans. Les majestueux bâtiments de ce monastère existent encore en entier. L'église est une des plus belles de la contrée, non loin se trouve la chapelle dite de Saint-Crispin, remarquable pour son architecture romane.
5 Landivy. Chef-lieu de canton, 1.745 habitants (Landivysiens). D'azur à deux léopards d'or posés l'un sur l'autre (ce sont les armes de l'ancien corps de bailliage de la ville).
Village agricole faisant le commerce des produits laitiers.
6 Lassay. Chef-lieu de canton, 1.765 habitants. D'argent à un caducée d'azur en pal.
Doit son nom et son origine à un ancien château qui avait autrefois le titre de marquisat, et dont la construction remonte à I an 825. Ce château est un des mieux conservés de tout le département. Il fut attaqué et pris par Guillaume le Conquérant en 1054. Sous le règne de Charles VI, les Anglais s'en emparèrent et en firent une place d'armes. Ce fut Ambroise de Loré, un seigneur de la région, qui les obligea à capituler, libérant ainsi le pays de leur domination.
7 Laval (Lavalleum, Vallis Guidonis). Chef-lieu du département, 28.100 habitants (Lavallois). De gueules au léopard d'or.
Laval paraît devoir son origine à un antique château, bâti au Vlll* siècle. Plusieurs fois détruit par les Normands, il fut relevé en l'an 840 par Guyon, fils de Guy-Valla, comte du Maine. Plusieurs habitations s'étant groupées autour du château, Guyonfit entourer son fief de murailles. Au XII* siècle, Laval devint chef -lieu d'une baronnie, puis d'un comté sous Charles VII et finalement fut érigé en duché par Louis XI en 1481. C'était à cette époque une ville importante qui fut prise en 1466 par les Anglais, mais revint à ses seigneurs l'année suivante ; c'est dans les environs de Laval, qu'a pris naissance la chouannerie, et non loin de la ville qu'eut lieu en 1793 une bataille sanglante où le général Léchelle commandant les troupes républicaines fut écrasé par les Vendéens.
8 Mayenne (Meduana). Chef-lieu d'arrondissement, 8.750 habitants (Mayennais). De gueules à six écus d'or posés 3, 2 et 1.
L'origine de Mayenne est peu connue, et son histoire certaine ne remonte pas au delà du IX* siècle. Elle devint par la suite une importante place forte et eut à soutenir plusieurs sièges, dont le plus remar- quable est celui de 1424 contre les Anglais du comte de Salisbury, auquel elle ne se rendit qu'après avoir obtenu une capitulation honorable. Mayenne a porté primitivement le nom de Mayenne-la-Juhel, nom de celui de ses seigneurs qui fit bâtir le château. C'était une baronnie appartenant à la maison de Lorraine et de Guise, que François I*' érigea en marquisat en 1544. Charles IX en fit un duché-pairie en faveur de Charles de Lorraine, qui prit le nom de Mayenne et devint un des chefs de la Ligue.
9 Saint-Ouën-des-Toits ou des Vallons. Commune, 910 habitants (Ouannais). De sinople à une crosse d'argent, au chef d'or chargé d'une croix de gueules.
Bourg agricole.
73
1 MAINE 4
AMBRIÈRES
2 MAINE 4
C R A O N
I
3 MAINE 4
E R N É E
CAFÉ
SANKA CAFE
SANKA
4 MAINE 4 5 MAINE 4
EVRON LANDIVY
6 MAINE 4
L A S S AY
MAYENNE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
7 MAINE 4 8 MAINE 4 9 MAINE 4
LAVAL MAYENNE ST-OUEN-DES-TOITS
MAYENNE MAYENNE MAYENNE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
TS
SANKA
MAYENNE
LE CAFÉ SANKA. SANS CAFÉINE, SAUVE VOTRE COEUR. LE PREMIER DÉCAFÉINÉ FRANÇAIS
74
Description des Blasons N"« 1 à 9
8ARTHE
1 Ballon. Chef-lieu de canton, 1.270 habitants (Ballonais). D'azur à une fasce d'or accompagnée de trois besants d'argent.
Est intéressante par les restes d'un ancien château fort qui ne consiste plus qu'en une grosse tour accompagnée de deux tourelles, dont la construction parait postérieure au XIII' siècle. Philippe- Auguste assiégea cette ville en 1199 et en fit démolir les fortifications qu'on rétablit peu de temps après. Les Anglais 's en emparèrent en 1417, et en furent chassés ainsi que du reste de la Province par Charles VII. .Ballon avait anciennement le titre de marquisat.
2 Bonnétablo. Chef-lieu de canton, 3.620 habitants (Bonnétablais). D'azur à trois gerbes d'or posées 2 et 1.
La cité est remarquable par ses grandes et belles halles et son château gothique, fort bien conservé, fondé à l'époque féodale et reconstruit en 1479 par Jean de Harcourt. Après avoir été successivement la propriété de Marie de Bourbon d'Orléans, puis d'Amédée de Savoie, Il devint celle de la duchesse de Montmorency.
3 La Flèche. Chef-lieu d'arrondissement, 9.840 habitants (Fléchois). Eca'-telé aux 1 et 4 de siiitple à la bande a'or, aux 2 et 3 d'or au pal de gueules cnaroé d'une flèche d'argent en pal la pointe 6" haut et accosté de dpux tours de gueules, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. Dès le X* siècle, La Flèche était une des principales villes de l'Anjou. Au cours du XIV* siècle, ellet n ba dans une extrême décadence dont elle ne se releva qu'à la fin du XVI* siècle par l'intérêt qu'y nrrta alors Henri IV. Elle fut plusieurs fois assiégée, notamment en 1090 par Foulques le Réchin, puis vers 1426 par le connétable de Richement qui luttait contre les Anglais. Les Vendéens pénétrèrent dans la ville en 1793; mais les Chouans firent d'inutiles efforts pour s'en emparer en 1789. L'édifice le plus remarquable à La Flèche, est l'ancien collège des Jésuites fondé par Henri IV en 1603. Église Saint- Thomas de construction romane.
4 La Ferté-Bernard (FIrmitas Bernard!). Chef-lieu de canton, 4.545 habitants (Fertois). De gueules au lion passant d'or, au chef d'azur.
L'origine de cette ville est inconnue; c'était cependant au Xi* siècle déjà une place importante qu'Her- bert (*', comte du Maine, prit en 1036. Philippe-Auguste s'en empara à son tour en 1189, puis les Anglais l'assaillirent plusieurs fois, entre autres en 1424 par capitulation. La Ferté-Bernard ne leur fut reprise qu'en 1590 par le prince de Conti, un mois avant son investissement au royaume par Henri IV. Possède une jolie église gothique construite vers le milieu du XVI* siècle, et orioinale par sa décoration inté- rieure.
5 L» Luda (Ludum). Chef-lieu de canton, 3.345 habitants (Ludins). Contre-palé d'azur et d'argent. Cette petite localité, assez bien bâtie, est intéressante par son château construit sur une position
dominante.
6 Le Mans (Vindinum Coenomanum). Chef- lieu du département, 72.865 habitants. De gueules à la croix d'or chargée d'une clef de sable en pal et cantonnée de quatre chandeliers d'argent, cousu d'azur à trois fleurs de lis d'or, l'écu bordé d'or.
Ville d'origine gauloise, elle fut fondée à nouveau au M* siècle par les Romains qui en firent une place importante. C'est au Mans que se forma une association de citoyens qui forçait les nobles à s'unir à eux pour éviter les exactions du régime féodal. Le Mans fut maintes fois disputée par les seigneurs du pays pour revenir aux Anglais en 1424, qui en furent chassés en 1448. Plus tard, la ville ayant embrassé le parti de la Ligue, Henri IV l'assiégeaen personne et la prit par capitulation en 1589 C'est le 1*' décembre 1793 qu'eut lieu sous les murs du Mans, la fameuse bataille qui portait le dernier coup à la cause des Vendéens insurgés. Le Mans possède une très belle cathédrale datant du III* siècle et qui fut souvent remaniée ; l'église Notre-Dame-du-Pré datant du XI* siècle et l'église del 'ancienne Visitation, qui est de construction plus récente (1737).
Patrie de Henri II, duc de Normandie et d'Aquitaine, et ensuite roi d'Angleterre et du célèbre sculp- teur Germain Pilon.
7 Mamers (Mamercia). Chef-lieu d'arrondissement, 4.600 habitants (Mamertins). Coupé De France au lion rampant d'or et d'argent au lion léopardé de sable.
La tradition veut que Mamers ait été bâtie sur l'emplacement d'un temple de Mars, détruit vers le milieu du VII* siècle. Au Moyen âge, c'était une des plus fortes places de la contrée. Au XI* siècle, elle soutint un siège contre le comte Roger de Montgomery. En 1359, les Anolais la prirent et ne la restituèrent à leurs seigneurs qu'en vertu du traité de Brétigny, ce qui ne les empêcha pas de s'en emparer encore en 1417. Le comte de Salisbury en fit môme raser les fortifications en 1428. On rapporte ù l'an 1145 la fondation du prieuré conventuel de Notre-Dame de l'Ordre de Saint-Benoît, par Guillaume Talvas III, comte du Perche et qui dépendait de l'abbaye de Saint-Laumer à Blois. En 1743, les moines quittèrent le prieuré, et l'église fut cédée aux paroissiens.
8 Sablé ou Sabl4-sur-Sarthe. Chef-lieu de canton, 5.810 habitants (Sablésiens). D'argent à une tour de sable, ajourée du champ.
Dont la fondation remonte aux IV* ou V* siècle était autrefois une des fortes places du Maine et pour en éviter le siège Geoffroy le Bel, comte d'Anjou, éleva une forteresse qui, par suite, fut une des seules qui resta au pouvoir des seigneurs français lors des invasions anglaises du XV* siècle. Il n'en reste plus actuellement que quelques ruines. Un nouveau château remarquable par ses vastes proportions fut construit au XVII* par Mansard. Église paroissiale ornée de magnifiques vitraux du début du XVI* siècle.
9 Saint-Calais. Chef-lieu de canton, 3.335 habitants (Calaisiens). D'azur à trois calebasses d'or posées ? et 1.
Cette petite ville a porté primitivement le nom d'ANILLE, du nom de la rivière sur laquelle elle se trouve. Ce n'est que vers 515 qu'elle prit son nom actuel, de celui d'un moine qui y bâtit un monastère.
75
10 MAINE S4 11 MAINE S4
BALLON BONNÉTABLE
12 MAINE S4
LA FLÈCHE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
13 MAINE S4 14 MAINE S4
LA-FERTÉ-BERNARD LE L U D E
15 MAINE S4
LE MANS
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
16 MAINE S4
MAMERS
17 MAINE S4
SABLÉ
SARTHE
18 MAINE S4
SAINT-CALAIS
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
SARTHE
TU TE LÈVES, BOIS SANKA ET TU SORS . . . BOIS SANKA, TU TE COUCHES ET TU DORS
77
MARCHE •
CAFÉ '"^^P^ SANKA
MARCHE
Qeêœ^ùon éfustopiqiiedu(^&îson
Semé de France à la bande de gueules chargée de trois lionceaux a'argent. Ce pays frontière du Berry et du Poitou eut ses comtes particuliers, puis il passa par alliance à une branche de Montgomerv, comte de Lancastre. Cette seconde race étant éteinte, Richard III, roi d'Angleterre, donna la Marche à un Lusignan. A ia mort de Hugues III de Lusignan, Philippe le Bel, roi de France, recueillit cette succession en 1303. Puis la Marche changea plusieurs fois de possesseurs : Louis de Bourbon, Eléonore de Bourbon, Bernard d'Armagnac, Pierre de Bourbon-Beaujeu, le connétable de Bourbon. La Marche fut réunie à la couronne en 1527. Les comtés de la Marche de la Maison de Lusignan portaient : burelé d'argent et d'azur ; ceux de la race capétienne, comme ci-dessus.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LA MARCHE
Cette province était bornée au nord par le Berry, au sud par le Limousin, à l'ouest par l'Angoumois, à l'est par le Bourbonnais et l'Auvergne.
iEDITIOnÇ? SANKA:
79
Les arrondissements de Guéret et d'Aubusson dans la Creuse et de Bellac dans la Haute-Vienne, faisaient à peu près la figure de cette ancienne province de France. Elle avait pour Capitale Charroux qui fut rennpiacée au XV» siècle par Guéret.
Sa capitale actuelle est Guéret.
D'abord Marquisat, elle devint Comté assez vite et les Comtes de Poitou en furent les chefs. Les familles de Charroux (944 à 1091), de Montgomerv, des Rois d'Angleterre et des Comtés de Poitou, l'eurent sous leur domination, mais Philippe-le-Bel ne voulut pas qu'elle fît partie du domaine royal. Charles iV la reçut en apanage en 1314. Il était devenu Roi en 1322, et la passa à la famille de Bourbon en 1327. Elle y resta jusqu'en 1435. Ce furent les familles d'Armagnac (1435-1477), de Bourbon-Beaujeu (1477-1522) et celle de Bourbon Montpensier (1522-1527) qui la possédèrent ensuite. Fiençois I" la reprit au conné- table de Bourbon. Philippe-le-Long en avait fait un comté-pairie en 1316 et Charles IV en fit un duché- pairie. La noblesse trop turbulente lui causa bien des souffrances et nécessita de fréquentes « Sessions des grands jours ». Le département de la Creuse en est formé en grande partie.
On y remarque :
Guéret (7.427 habitants), qui se construisit au VIII* siècle autour de l'Abbaye de Saint-Pardoux, contient l'admirable Hôtel des Monneyroux du XV« siècle que l'on appelle à tort l'Hôtel des Comtes de la Marche. Quelques restes de vieilles murailles et d'anciennes tours indiquent qu'elle fut fortifiée. L'imprimerie lui fut apportée en 1716.
Aubusson, prise par les Anglais en 1350, souffrit beaucoup, indirectement, au XVI» siècle, des guerres
de religion, et en 1685 de la Révocation de l'Edit de Nantes. Ses tapisseries y ont acquis une réputation
mondiale. Elle possède 14 manufactures. Colbert en 1465 leur avait donné une activité florissante, qui
connut quelques arrêts, mais reprit ensuite son essor.
Pierre d'Aubusson y naquit dans un château du Xlll« siècle dont on voit les ruines au-dessus de la ville.
Ce grand maître de l'Ordre de Jérusalem s'illustra dans la défense de Rhodes contre Mahomet II en
1480.
Bourganeuf fut illustrée par le Prince Zizim, fils de Mahomet II qui y séjourna. La construction d'une grosse tour carrée semblable à une véritable prison aurait été faite par lui, dit-on. Les murs en sont si épais qu'un bel escalier tournant y est pratiqué dans leur épaisseur.
Boussac, assise sur un rocher hostile, ceinte de murailles hérissées de tours, subit la protection d'un ancien château crénelé, aggripé à un rocher très difficilement accessible. La singulière position de la ville impose à ses rues une pente pénible.
Felletin, au contraire de ce paysage rude et sauvage, celui ou s'élève Felletin est riant et doux. Elle s'enrichit d'une manufacture de tapis de pieds comme Aubusson.
Enfin Crocq, siège d'une espèce de fédération, appelée « les communes assemblées » dont les membres furent appelés croquans. Sully et Henri IV la dissipèrent, heureusement pour la paix de la contrée. Le département de la Creuse est extrêmement riche en antiquités druidiques et romaines. Citons seule- ment le temple de Chambon, devenu la Chapelle Sainte-Valérie, puis un dolmen énorme, aux envirors de Guéret, et enfin la ville de Toull, aujourd'hui devenue Toull-Sainte-Croix, qui aurait été une ville gau- loise importante, défendue par trois enceintes. Beaucoup des anciennes maisons qu'on y trouve sont rondes et recouvertes de plusieurs pieds de couche végétale. Le chaume devait les couvrir. Au cœur de la ville, un puits curieux. De nombreux souterrains creusent la montagne au pied de laquelle est cftte curieuse cité.
Le sol du département de la Creuse est très mouvementé : Hauts plateaux, vallons mystérieux, landes semées d'étangs se contrarient et s'harmonisent. Les bords de la rivière qui lui donne son nom en sont la partie la plus pittoresque. La Creuse, le Cher, la Gartempe et le Chavanon arrosent cette intéressante contrée.
L'agriculture y est peu importante. Le seigle et les châtaigniers, quelques vignobles en sont les princi- paux échantillons. Mais le commerce des bois de chauffage et de construction est très important. Beau- coup de vanneries, de tanneries, de teintureries, de fabriques de sabots, de porcelaines, le complètent. On trouve des sources thermales à Evaux et un important bassin houillier s'étend entre Aubusson et Ahun.
Assolant et Jules Sandeau y sont nés.
80
Description des Blasons N^a 1 à 9
CREUSE
Aubusson. Chef-lieu d'arrondissement, 6.320 habitants (Aubussonnais). D'argent au buisson de sinople, au chef de gueules chargé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles du même. Il est vraisemblable que l'origine de la ville remonte au début du VIII' siècle. Il y avait alors un chiteau fort dont on attribue la construction à César. C'est après la défaite d'Abdérame écrasé à Poitiers par Charles-Martel en 732, qu'un certain nombre de soldats trouvant la position favorable s'y installèrent et avec l'agrément du seigneur inaugurèrent l'industrie des textiles qui devait par la suite, faire la prospérité de la ville. Le château d'Aubusson était le plus considérable de la province. On voit encore de belles ruines non loin desquelles se décèlent des traces de constructions romaines. On y a exploité des mines de plomb aujourd'hui abandonnées.
Auzanca. Chef-lieu de canton, 1.390 habitants (Auzançais). D'or à trois fasces de gueules, à l'aigle
éployée d'argent brochant sur le tout.
Située non loin de la source du Cher, cette localité doit son importance à son commerce de toile de fil.
Bourganeuf. Chef-lieu de canton, 3.560 habitants (Bourganiauds). De sable à trois chevrons ondes d'argent posés l'un au-dessus de l'autre.
Est surtout célèbre par le séjour qu'y fit, au XV* siècle, le prince Zizim, fils de Mahomet II et vaincu par son frère Bajazet II auquel il disputait la couronne de l'empire ottoman, et qui n'ayant point réussi dans cette entreprise, se réfugia chez les chevaliers de Rhodes, qui l'envoyèrent en France. C'est à ce prince qu'on attribue la construction d'une tour élevée qu'on remarque à l'entrée de la ville et qui porte son nom.
Chambon-sur-Vou»iz« ou Chambon-Ville. Chef-lieu de canton, 1.600 habitants (Chambonois). D'argent à quatre champignons de gueules posés 2 et 2.
C'était la capitale des Cambiovicenses qui, au VI* siècle, jouissait d'une si grande réputation comme ville forte, qu'on y transporta de Limoges, les reliques de sainte Valérie, afin de les soustraire à la rapa- cité de Chilpéric, qui ravageait alors le Limousin. Au cours des fouilles effectuées en IKte on a retrouvé les fondations d'un château qui occupait l'emplacement de la promenade actuelle.
Chénérailles (Canalis). Chef-lieu de canton, 965 habitants (Chénéraillins). De gueules à trois touffes ou bottes de chènevis d'or posés en bande.
L'origine de la ville remonte au temps des Romains ainsi que le prouvent certains vestiges qu'on y a retrouvés. Elle souffrit beaucoup des invasions anglaises au cours du XV* siècle ; elle fut même entiè- rement détruite ; mais Bernard et Jacques d'Armagnac, comte de la Marche la firent reconstruire vers 1440. En 1592, Chénérailles passée au parti de la Ligue, opposa aux royalistes une vigoureuse résis- tance, et ne se rendit qu'après un blocus de huit mois, lorsque les habitants eurent épuisé tous les moyens de subsistance.
Évaux-les-Bains. Chef-lieu de canton, 2.580 habitants (Évalois). De sable à trois chevrons d'or sou- tenus en pointe d'une étoile du même de cinq branches.
Ancienne capitale du pays de Combrailles, Évaux était connue dans l'antiquité pour la vertu de ses eaux, sous le nom d'EVAHONIUM. On y voit encore quelques restes des anciens thermes romains. L'établissement thermal actuel se trouve à 1 kilomètre au nord de la ville.
Fslletin (Fellesinum). Chef-lieu de canton, 3.050 habitants (Felletinois). D'or à trois fasces de gueules. Celle du milieu chargée de petites feuilles d'argent posées en pal.
La ville est désignée sous le nom d'ARISTODUNUM dans l'itinéraire d'Antonin, et Vénus y était jadis adorée sous le surnom de Félix en un curieux édifice qui servit longtemps d'église paroissiale, mais fut démoli en 1248. Felletin fut presque entièrement incendiée en 11M, mais elle se releva promptement par son industrie des draps, qui, déjà à cette époque, avait une certaine importance.
Guéret. Chef-lieu du département, 7.985 habitants (Guéretois). D'azur à une forêt de sinople. sur une terrasse du même, au cerf passant d'or, brochant sur le tout.
Guéret doit son origine à un couvent fondé en ce lieu vers l'an 720, et autour duquel se forma peu à peu la ville. Ancienne résidence des comtes de la Marche, c'était une place bien fortifiée. On y voit encore leur château où séjourna également Charles VII.
La SouUrralna (Subterranea). Chef-lieu de canton, 4.206 habitants (Souterralniers). Burelé d'azur
et d'or de sept pièces.
Existait déjà à l'époque romaine. Gérard de Crozant la donna en 1015 au monastère de Saint-Martial de Limoçes. Un des comtes de la Marche l'assiégea et en démolit les murs en 1207. L'église paroissiale très ancienne renferme une vaste crypte. On visite dans les environs de la ville, une excavation pro- fonde au fond de laquelle se trouve un cours d'eau souterrain.
81
1 MARCHE 4
AUBUSSON
2 MARCHE 4
AUZANCE
3 MARCHE 4
BOURGANEUF
AW^
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAF
SANKA
4 MARCHE 4
CHAMBON
5 MARCHE 4
CHÉNÉRAILLES
6 MARCHE 4
EVAUX-LES-BAINS
CAFÉ
SANKA CAF(
SANKA CAFÉ
SANKA
7 MARCHE 4
FELLETIN
CREUSE
8 MARCHE 4
G U É R ET
CREUSE
9 MARCHE 4
LA SOUTERRAINE
6) © @
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
CREUSE
SANKA EST LE PREMIER CAFÉ FRANÇAIS QUI A ÉTÉ DÉCAFÉINÉ A 98%
83
r^n^Fvi^^^niM^wvwwvM
NIVERNAIS
NIVERNAIS
Qeècn^iiùm d/ustopiçueda/^&isort
D'azur semé de billettes d'or, au lion du même brochant sur le tout. Le Nivernais, qui prit son nom de Nevers, appartint d'abord à des seigneurs particuliers, avec les comtés d'Auxerre et de Tonnerre. Le dernier comte étant mort sans héritier mâle, Mahaut, sa fille, épousa Hugues IV, djc de Bourgogne, dont elle n'eut que trois filles. L'une d'elles épousa Tristan, fils de saint Louis, et se remaria au comte de Flandre. Le Nivernais, apanage d'un cadet de la seconde maison de Bourgogne, passa ensuite à celle de Clèves et fut érigé en duché-pairie en 1539. Il appartint ensuite aux Gonzague Mantoue et aux Mancini.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LE NIVERNAIS
Cette ancienne province est située entre l'Orléanais au nord-ouest, la Bourgogne à l'est, le Bourbonnais au sud, le Berry à l'ouest. Sa capitale est Nevers.
EDITION (^SANKA:
85
En 1792, le Nivernais forma quelques parties du département de l'Yonne et la plus grande partie de celui de la Nièvre.
D'abord, partie du royaume des Burgondes au V» siècle (534), quand les rois de France firent leur partage, le Nivernais devint la part de Théodebert. Puis il entra dans le domaii>e de Contran (561). En 1194, une charte de liberté fut dressée entre le comte de Courtenay et Its bourgeois de Nevers, mais elle s'est perdue. Une deuxième charte de liberté fut accordée en 1231, par la Comtesse Mahant et son époux Guy de Forez, aux mêmes bourgeois de Nevers. Les seigneurs renonçaient à certaines coutumes de prélèvements et mentionnaient certaines franchises que le Pape approuva en 1245. Saint Louis, le dauphin Charles (1356), le duc François (1549) et le duc Louis de Gonzague, en 1566, suivirent cet exemple.
Nevers resta fidèle au roi pendant les guerres de religion. Elle refusa d'adhérer à la Ligue. Quand le prince de Condé fut arrêté en 1616. le duc de Bourgogne prit les armes. Sa femme s'enferma dans cette ville qui soutint un siège sévère du Maréchal de Montigny. La paix revint à la mort du Maréchal d'Ancre et le siège fut levé.
Par ordre de Jehan de Bourgogne, comte de Nevers, la coutume du Nivernais fut dressée en 1490 une première fois. En 1534, elle le fut une seconde fois, parce que François I", pour satisfaire Marie d'Albret, Comtesse de Nevers, lui accorda des lettres-patentes. Rédigée dans le sûr esprit du vieux droit coutu- mier, opposé au droit écrit, cette coutume est très complète ; les devoirs des manants et vilains envers leurs seigneurs y sont abondamment expliqués ; elle parle de la terre, appelée par Guy Coquille « le ménage des champs » ; ce terme est justifié par la nature nettement agricole du Nivernais. On y voit pour la première fois la coutume du « préciput », système que nous retrouvons en grande partie dans notre Code Civil.
Les habitants s'appellent les Nivernais. Comme villes principales parlons d'abord de :
Nevers (27.110 habitants), joliment placée au confluent de la Loire et de la Nièvre. Agréablement décorée par son ancien palais ducal converti en Palais de Justice ; c'est une ville très pittoresque. Une cathédrale fort ancienne gothique, s'y fait remarquer.
Chàteau-Chinon, étagée sur une montagne, et par le fait que le Morvan l'entoure de toutes parts, son commerce et son industrie sont des plus insignifiants.
Clamecy, dont le commerce de bois et de charbon avec Paris est des plus actifs. Elle fut fortifiée à plusieurs reprises et les guerres civiles l'éprouvèrent beaucoup.
Cosne, située près d'une rivière Importante et de la grande route de Paris à Lyon, fut souvent éprouvée par les guerres, fortifiée, mais assiégée à plusieurs reprises, les guerres de religion lui causèrent de grands dommages.
La Charité s'embellit d'un magnifique pont sur la Loire, construit à la place d'un autre plus ancien qui facilita souvent l'envahissement des troupes de façon bien cruelle pour la ville. Les Anglais et les protestants surtout lui furent néfastes.
Au point de vue archéologique, l'époque romaine a laissé peu de traces, quelques monnaies, ustensiles de bronze, ruines de thermes, poteries. Le Moyen âge a laissé une statue de reine posée sur des pieds d'oie. Il paraîtrait .que c'est celle de la reine Berthe, que le roi Robert aurait répudiée parce qu'elle aurait donné le jour à un enfant affligé d'une tête et d'un cou d'oie.
Les étangs abondent dans le Nivernais, 400 environ. Le plus considérable est celui de Saint-Pierre-Ie- Moustier.
Le Nivernais est arrosé par la Loire, l'Allier et l'Yonne, toutes trois navigables. Le canal du Nivernais réunit la Loire à l'Yonne, de Decise à Auxerre. En totalisant le cours des rivières et canaux, on arrive à 84.000 mètres navigables. La Nièvre est seulement flottable. Ces cours d'eau ajoutent heureusement leur note claire au charme pittoresque, un peu sauvage de certaines parties du département, entre autres le Morvan.
La culture du blé et de la vigne y est en grand progrès. Plus de 100.000 hectares de prairies sont pour les beaux bœufs blancs du Nivernais une table toujours copieuse. Des mines de fer. de houille, de kaolin ont facilité l'établissement d'usines métallurgiques importantes, à Fourchambault, à Guérigny. Les faïences de Nevers ont une grande réputation ; des eaux thermales connues et bienfaisantes sont exploitées à Pougues et à Saint-Honoré.
Il fut le berceau de nombreux personnages en vue. Les plus célèbres sont : Bussy-Rabutin, Vauban, le général Lespinasse et Charles de Lespinasse, Saint-Just le Conventionnel.
Description des Blasons N'" 1 à 9
NIÈVRE
1 Chât*au-Chinon. Chef-lieu d'arrondissement, 1.670 habitants (Château-Chinonais). D'azur à l'orme arraché de sinople.
Connue sous le nom de CASTRUM CANINUM. la ville semble avoir été fondée par les Romains qui y construisirent une forteresse. Au Moyen âge, c'était une place importante entourée de fortifications et défendue par un château considérable dont il subsiste encore de nombreux vestiges. Les Anglais s'emparèrent de la ville en 1467 et la saccagèrent. En 1475, Louis XI défit sous ses murs l'armée du duc de Bourgogne. Fabrique de draperie.
2 Corbigny. Chef-lieu de canton, 2.930 habitants (Corbigeois). D'azur à trois corbeilles d'or.
Doit son origine à un monastère fondé en 798. La ville n acquit cependant quelque importance qu'en 1^0, époque où les corps de saint Léonard et de saint Valérien y furent transportés, ce qui attira un grand nombre de pèlerins. Détruite par un Incendie au début du XV* siècle, elle fut reconstruite vers 1425 et fortifiée, mais les Calvinistes s'en emparèrent de vive force en 1563. Il y avait à Corbigny, à l'époque de Charlemagne, une maison royale dont plus tard Charles le Chauve fit sa résidence. Elle passa par la suite à l'abbaye de Saint-Rémy de Reims qui y fit établir une communauté de religieux, où les rois de France allaient après leur sacre faire une neuvaine.
3 Cosn*. Chef-lieu de canton, 7.033 habitants (Cosnois). D'azur à trois canettes d'argent becquées et membrées d'or.
Existait déjà à l'époque gallo-romaine sous le nom de CONDATE, et était défendue par un castrum qu'un château gothique remplaça au Moyen âge. En 875, Wala, évêqued'Auxerre, y fit éleverunecha- pelle sous le nom de Notre-Dame-de-Gale, beau monument gothique qui s'agrandit en 1490. La ville fut fortifiée au IX« siècle, mais eut beaucoup à souffrir des guerres de religion. C'est une localité essen- tiellement industrielle devant son importance à l'exploitation de minerais de fer et de phosphates. L'ancienne église romane de Saint-Aignan qui fut plusieurs fois remaniée, est très intéressante par ses colonnes à chapiteaux historiés.
4 Dacizs (Decetia). Chef-lieu de canton, 4.385 habitants (Decizois). D'or au lion de sable, armé et lam- passé de gueules, à la bordure componée d'argent et de gueules.
C'était autrefois une ville forte qui fut assiégée en 1525 par un corps de troupe italien aux ordres du comte de Belle-Joyeuse, qui s'en empara et la livra au pillage. Decize fut presque entièrement détruite en 1529 par un incendie. Pendant la Révolution, la ville s'appela ROCHÉR-LA-MONTAGNL Verrerie. Bassin houiller.
5 Donzy (Donziacum). Chef-lieu de canton, 2.500 habitants (Donziais). D'azur à onze billettes d'or posées 3, 3, 3, 2.
C'est une ancienne baronnie du Nivernais, érigée en duché en 1660. Les barons de Donzy s'attirèrent plus d'une fois l'inimitié des rois de France par leurs attaques contre les seigneurs voisins. En 1170, même le roi de France assiégea la ville avec le comte de Nevers, et en démolit le château. Église parois- siale remarquable.
6 La Charité-sur-Loir* (Caritas). Chef-lieu de canton, 4.800 habitants (Charitois). D'azur à trois tours d'argent ajourées et maçonnées de sable, rangées en fasce, surmontées de trois fleurs de lis d'or, également en fasce, les tours posées sur une terrasse échiquetée d'or et de gueules.
C est une ville ancienne, jadis fortifiée et beaucoup plus considérable Qu'elle ne l'est aujourd'hui. Elle fut plusieurs fois prise et dévastée notamment par les Anglais, puis plus tard par les protestants.
7 Lormss. Chef-lieu de canton, 2.090 habitants (Lormois). D'or à l'orme arraché de sinople.
Située sur un plateau élevé, c'est une petite cité d'origine moyenâgeuse, autrefois fortifiée et défendue par un château encore existant, bâti hors des murs et sur une position dominante et très pittoresque. Exploitation de pierres de taille.
8 N«v«r«. Chef-lieu du département, 29.305 habitants (Nivernais). D'azur semé de billettes d'or, au lion du môme, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout.
Nevers est une ancienne cité gauloise dont il est fait mention dans les « Commentaires de César », sous le nom de NOVIODUNUM. A cette époque déjà, c'était un camp fortifié. L'ancienne enceinte dont on voit encore quelques vestiges fut commencée en 1194 par Pierre de Courtenay, comte de Nevers. Outre la force de sa citadelle, Nevers par sa position, était une place très importante. Un évôché fut établi vers la fin du V siècle, et en 865, la ville Devenait le chef-lieu d'un comté : Le Nivernais, qui fut érigé beaucoup plus tard (1538), en duché-pairie. L'établissement de la commune de Nevers ne fut confirmé qu'en juillet 1231, époque où Guy II, comte de Forez et de Nevers, concéda de plus amples privilèges aux habitants. Dans la haute partie de la cité, on visite le château et la cathédrale, datant du VIII» siècle. A l'entrée de la ville, se trouve un arc de triomphe qui fut élevé en 1746 à l'occa- sion de la victoire de Fontenoy.
9 Saint-Pi*rr»-U-Moatl«r (Monasterium Sancti Pétri). Chef-lieu de canton, 2.205 habitants. De gueules à l'église d'argent à la clef double du môme en pointe, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. Bâtie dans une région d'étangs très poissonneux, cette petite ville doit son origme à un monastère de l'Ordre deCluny, supprimé en 1790. Elle a porté pendant la Révolution le nom de BRUTUS-LE-MA6NA- NIME.
87
1 NIVERNAIS 4 2 NIVERNAIS 4 3 NIVERNAIS 4
CHATEAUCHINON CORBIGNY COSNE
NIÈVRE
NIÈVRE
NIÈVRE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
4 NIVERNAIS 4
D E C I Z E
NIÈVRE
5 NIVERNAIS 4
D O N Z Y
NIÈVRE
6 NIVERNAIS 4
LA CHARITÉ
NIÈVRE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
RE
SANKA
7 NIVERNAIS 4
LORM ES
NIÈVRE
8 NIVERNAIS 4
N EVE RS
NIÈVRE
9 NIVERNAIS 4
STPIERRELEMOUTIER
NIÈVRE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
NIEVRE
SANKA FUT. EST ET RESTERA LE PREMIER CAFÉ DÉCAFÉINÉ FRANÇAIS
89
F^
mmmmm
: ORLÉANAIS
CAFE
SANKA
ORLEANAIS
De France au lambel de trois pendants d'argent.
Cette province, qui faisait partie du patrimoine de Hugues Capet, fut réunie
au domaine royal par l'avènement au trône de ce prince.
Sous les Valois et sous les Bourbons, Orléans érigé en duché-pairie devint
un apanage des princes de la famille royale.
Paillot dit que le royaume d'Orléans portait, sous les Mérovingiens, un écu
d'azur semé de cailloux d'or.
On lui donne encore un blason de gueules à trois besants d'argent en pal.
Nous préférons lui attribuer les armes des ducs d'Orléans.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR L'ORLÉANAIS
Bornée au nord par l'Ile de France, à l'ouest par la Normandie, le Perche et le Maine, au sud par le Berry et la Touraine, à l'est par le Nivernais et la Champagne, elle a formé les départements d'Eure-et-Loir, Loiret, Loir-et-Cher. Sa capitale est Orléans.
EDITION Çp SANKA:
91
C'est en 511 que fut créé le royaume d'Orléans pour le fils de Clovis, Clodomir, mais II ne garda pas son nom et devint royaume de Bourgogne en 567. Orléans vit le sacre de Charles le Chauve en 841. Puis en 861, il fit de l'Orléanais un duché de France pour Robert le Fort, son fils, qui fut alors Comte de Paris et d'Orléans. Orléans fut ravagée deux fois par les Normands (855 et 895).
Cette province fut réunie au domaine royal en 987 par Hugues Capet, En 1344, elle devint duché d'Orléans par la volonté de Philippe de Valois pour son fils. Charles VI l'offrit à son frère Louis. Louis XII, un de ses descendants, l'ajouta de nouveau au domaine royal. Louis XIV, après Gaston, le donna à son fils Philippe.
L'événement dont l'Orièanais tire le plus de gloire fut, sous Charles d'Orléans, la résistance magnifique de cette ville, assiégée par les Anglais, et sa délivrance par Sainte Jeanne d'Arc (1429). Nous trouvons ensuite dans son histoire une session des Etats-Généraux (1560), une grave ordonnance du chevalier de l'Hospital, le Triumvirat de ce moment, le début des guerres de religion (1562) et l'édit de Romo- rantin.
A la Révolution, un décret de la Convention le réunit définitivement aux biens d'Etat (1793). Les armées étrangères l'occupèrent en 1815 et 1870. A cette date, le Général de Wittich prit Orléans; la bataille de Coulmiers le rendit aux Français, qui le reperdirent à Joigny le 4 décembre. Les habitants sont les Orléanais. Villes principales :
Orléans (66.700 habitants), fut le théâtre de très importants faits de notre histoire. Elle a un aspect noble et fidèle que ses beaux monuments, l'église de Saint-Aignan, la cathédrale, la maison d'Agnès Sorel, l'Hôtel Groslot, etc. affirment encore. Les premiers succès de Sainte Jeanne d'Arc se retrouvent à Jargeau, Beaugency et Patay. Ses environs sont jolis, la Loire y passe navigable et utile.
Gi«n, pittoresquement posée sur la Loire, possède encore le château d'Anne de Beaujeu.
Chartres, dont la splendeur de sa cathédrale fait la célébrité. L'ensemble et les détails en font un des joyaux de la France. Le sacre d'Henri IV y fut célébré en 1594 ; aux environs s'élève le superbe château de Maintenon, don de Louis XIV à Françoise d'Aubigné.
Dreux possède de superbes œuvres d'art parce qu'elle s'intitule chapelle funéraire des d'Orléans. Aux environs, en forêt, on peut admirer les ruines du château d'Anet qui appartint à Diane de Poitiers.
Blois, très heureusement située sur une colline surplombant la Loire est d'un aspect très attirant auquel contribue son magnifique château, théâtre de tant de grands faits de notre histoire. On trouve plusieurs curieux dolmen dans l'Orléanais, entre autres le Pierre Levée de Saint-Bohaire, celui de Beaugency. Les Druides ont laissé de nombreuses et intéressantes autres traces en Eure-et- Loir. Quant aux Romains on retrouve leurs marques dans nombre d'ustensiles, de monnaies, médailles, statuettes, camps, aqueducs et voies. Enfin citons avec admiration des somptueux châteaux de Blois, Chambord, Meslay, de Ménars, de Cheverny, de Chaumont qui font la gloire du Loir-et-Cher. Cette riche région coupée de jolies petites rivières, de prairies verdoyantes, embellie des immenses forêts d'Or- léans et de Montargis, présente un charme puissant, malgré le manque de montagnes. La Sologne en est le point terne et peu productif, mais les chasseurs y font fortune. La province est arrosée par l'Eure, le Loir, la Loire, le Loiret et le Cher.
Sa prospérité provient surtout de la culture des céréales, si importante qu'on l'a appelée le grenier de la France. De nombreux troupeaux y paissent. La vigne y pousse facilement et donne des crus appréciés. D'excellents vinaigres y sont fabriqués. Quelques spécialités y sont réputées : cotignacs, fromages, pâtés aux alouettes, miel parfumé. Les asperges du Loiret sont connues. L'industrie produit des savons, boutons, faïence (Gien), caoutchoucs, couvertures, briques, tissus, chaussures, gants, etc. De nom- breux moulins fonctionnent ; aussi une fonderie de cloches, des tanneries et des fonderies. Y sont nés : Louis Xll, Coligny, Régnier, Rotrou, Ronsart, le Cardinal d'Amboise, Denis Papin, Mirabeau, Marceau, A. et A. Thierry, L. Veuillot, Lavedan.
92
Description des Blasons N^" 1 à 9
LOIR-ET-CHER
1 Blois (BlesiumV Chef-lieu du département, 24.000 habitants (Blaisois). D'or au porc-épic contourné de sable, accolé, armé et allumé de gueules portant un écusson d'azur chargé d'une fleur de Ils d'or, le dit porc-épic affronté d'un renard de sable, armé et allumé de gueules.
Les débris de constructions antiques qu'on a découverts à Blois semblent bien prouver qu'elle existait déjà à l'époque romaine. Sous Charles le Chauve, c'était une ville importante qui revint plus tard à Thibaud, comte de Chartres, et enfin à la maison de Châtillon. Les comtes de Blois la possédèrent jusqu'en 1391, où Guy II de Châtillon la vendit avec tout le comté au duc d'Orléans, qui fut depuis Louis XII. Blois fut le siège des États Généraux en 1577 et 1588, et eut à souffrir des guerres de reli- gion. En 1814, lorsque les armées coalisées menaçaient Paris, l'impératrice Marie-Louise s'y retira momentanément et y transporta le siège du gouvernement impérial.
On y visite encore le château dans lequel François I", Henri II et Charles IX tinrent leur cour; l'évôché date de Louis XIV. Patrie de Louis XII, Denis Papin et Augustin Thierry.
2 Mondoubleau. Chef-lieu de canton, 1.485 habitants (Mondoublotiers). De gueules à un globe ou monde d'argent.
Possède un château et les restes d'une enceinte, qui témoignent de son origine féodale. C'était alors une place forte qui défendait de ce côté avec Montmirail, Saint-Calais et Troo, les frontières de l'ancienne province du Maine.
3 Montoire-8ur-le-Loir (Aureus Mons). Chef-lieu de canton, 3.860 habitants (Montoiriens). D'azur et de vair à la bande d'hermine (ce sont les armoiries de l'ancien prieuré).
Située sur la rive droite du Loir au pied du château de Saint-Outrille, c'était autrefois une place forte dont une partie des murailles existe encore. Belle place construite par le duc de Tallard. Les voûtes de l'église Saint-Gilles sont décorées de fresques exécutées en 1840 par le peintre Launay.
4 Mores. Chef-lieu de canton, 1.030 habitants. D'argent à trois fasces d'azur (ce sont les armoiries de l'ancien prieuré).
Cette petite bourgade est caractéristique par sa disposition en carré, entourée de murailles flanquées d'un bastion à chaque angle.
5 Romorantin. Chef-lieu de canton, 8.000 habitants (Romorantinois). Écartelé aux 1 et 4 d'azur à la salamandre d'or couronnée du même lampasséede gueules sur sa patience de pourpre; aux 2 et 3 de sable à deux clefs d'argent mises en sautoir.
Romorantin semble devoir son origine à un château bâti dans une île que forme la Sauldre, et autour duquel s'installa une population venue des environs. La ville fut assiégée en 1366 par le prince de Galles fils d'Edouard III, roi d'Angleterre. Froissard parle de son artillerie, et c'est la première fois qu'il est fait mention dans l'histoire de France de l'usage de cette nouvelle arme pour le siège des places. C'est à Romorantin que le célèbre Chancelier de l'Hôpital sauva la France des excès de l'inquisition, par l'édit connu sous le nom d'édit de Romorantin. Importantes manufactures de draps.
6 Saint-Aignan-de-Berry. Chef-lieu de canton, 2.770 habitants (Saint-Aignans). D'or à une fasce de sable chargée d'un rocher d'argent.
Était autrefois défendue par un château fort dont on voit encore les ruines, entre autres une tour bien conservée qui porte le nom d'Agar. Saint-Aignan doit son origine à une maison d'ermites sortis de l'abbaye de Saint-Martin-de-Tours. C'est en août 1019 que ses habitants dédièrent l'église qu'on voit encore de nos jours à saint Aignan, dont la ville prit le nom. Dans les environs, carrières de silex dont on tirait jadis les pierres à fusils.
7 Savigny-Bur-Bray«. Chef-lieu de canton, 2.610 habitants (Saviniens). D'or à une plante de fougères de sinople chargée au pied d'un S d'argent.
Localité agricole où l'on pratique aussi l'élevage des chevaux percherons. Dans les environs, restes de l'ancien château des Pâtis.
8 8«llet-tur-Ch«r. Chef-lieu de canton, 3.760 habitants (Sellois). D'azur à trois selles d'or posées 2 et 1. Doit son origine à un ermitage fondé au V* siècle par un pieux solitaire nommé EUSIN. Le roi Chil- debert s'étant recommandé aux prières de cet homme et ayant eu plein succès dans ses entreprises, crut lui être redevable en fondant un monastère qui fut d'abord occupé par des bénédictins, puis par des feuillants qui l'habitaient encore en 1789. Les environs de Selles sonttrès agréables, on y voit encore un beau château construit par Philippe de Béthune, frère de Sully.
9 Vanddme (Vindcinum). Chef-lieu d'arrondissement, 9.300 habitants (Vendômois). D'argent au chef de gueules, au lion d'azur armé et couronné d'or brochant sur le tout.
Vendôme doit son origine à un castrum romain. En 1514, c'était le siège d'un comté qui fut par la suite érigé en duché-pairie et passa aux mains de César de Vendôme, bâtard de Henri IV. Vers 1585, les réfor- més, puis les Ligueurs s'en emparèrent, Henri IV ayant sommé, mais sans résultat, la ville de se rendre, la prit d'assaut. Par son ordre, Vendôme fut démantelée et il ne reste plus aujourd'hui que des ruines de son ancienne forteresse. Le parlement de Paris s'y assembla en 1227 pendant la minorité de saint Louis et en 1458 pour juger le duc d'Alençon, accusé d'avoir voulu livrer la France aux Anglais. Charles VII et François I" l'habitèrent pendant quelque temps. Église de la Trinité très Intéressante.
93
1 ORLÉANAIS 4
B L O I S
LOIR-ET-CHER
2 ORLÉANAIS 4
MONDOUBLEAU
LOIR-ET-CHER
3 ORLÉANAIS 4
MONTOIRE
LOIR-ET-CHER
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
IR
SANKA
4 ORLÉANAIS 4
M O R É E
LOIR-ET-CHER
5 ORLÉANAIS 4 6 ORLÉANAIS 4
ROMORANTIN S T - A I G N A N
LOIR-ET-CHER
LOIR-ET-CHER
CAFÉ
SANKA
SANKA CAFÉ
SANKA
7 ORLÉANAIS 4
SAVIGNY-SUR-BRAYE
LOIR-ET-CHER
8 ORLÉANAIS 4
SELLESSUR-CHER
LOIR-ET-CHER
9 ORLÉANAIS 4
VENDÔME
LOIR-ET-CHER
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
LOIR-ET-CHER
TU TE LÈVES, BOIS SANKA ET TU SORS . . . BOIS SANKA, TU TE COUCHES ET TU DORS
94
Description des Blasons N°» 10 à 18
LOIRET
10 Beaugancy. Chef-lieu de canton, 3.290 habitants (Balgencéens). Fascé d'or et d'azur de six pièces, semé de fleurs de lis de l'un en l'autre.
C'est sous le nom de BALGENTI CASTRUM qu'il est fait mention de la ville pour la première fois en 1022. Elle eut à souffrir des invasions normandes et plus tard anglo-saxonnes, auxquels le duc d'Alen- çon et Jeanne d'Arc l'enlevèrent en 1429. En 1562, la ville tomba aux mains des protestants, aussi la Saint-Barthélémy fut-elle particulièrement rude. Beaugency fut toujours fidèle à Henri III et à Henri IV, qui y transportèrent momentanément l'université d'Orléans. Intéressante tour et Hôtel de Ville.
11 Courtenay (Cortiniacum). Chef-lieu de canton, 2.660 habitants (Courtenais). D'or à trois tourteaux de gueules.
Possède un ancien château qui fut le berceau de la famille de Courtenay, dont un des ancêtres était fils de Louis-le-Gros.
12 Ferrières (Ferrariae). Chef-lieu de canton, 1.350 habitants (Ferrièrois). D'azur à la lettre capitale F d'argent couronnée d'or.
Doit son origine à une des plus anciennesabbayes du pays érigée sous le nom de BETHLÉEM. Entourée de murailles, elle fut ruinée par Théodoric, roi d'Orléans, puis par Clotaire en l'an 607 ; Dagobert II fit rétablir Ferrières qui fut encore dévastée en 1426 par les Anglais. Le prince de Condé prit la ville d'assaut le 13 février 1568. L'abbaye de Ferrières possédait une école qui a été longtemps célèbre et quifuttrès prospère, notamment au VIII* et au IX* siècles. L'église, bien conservée est très intéressante.
13^Gien. Chef-lieu de canton, 8.195 habitants (Giennois). D'azur au chef de gueules, au château d'argent couvert et en croupe, accompagné de deux tours couvertes du môme brochant sur le tout. Il semble bien que cette ville occupe l'emplacement de l'antique GENABUM des commentaires de César. Au VIII* siècle, Charlemagne y fit construire le château qui fut plusieurs fois remanié, et dans lequel Jeanne d'Arc détermina Charles VII à marcher sur Reims pour s'y faire sacrer roi de France. En 1494, Anne de France, fille de Louis XI, régente du Royaume pendant la minorité de Charles VIII, fit réparer et agrandir le château, ainsi que l'enceinte de la ville. François I*' l'habita en 1523 et Louis XIV y fit un assez long séjour avec toute sa cour en 1652.
14 Jargeau (Gergolium). Chef-lieu de canton, 1.915 habitants (Jargeaulois). D'argent à trois annelets de gueules au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.
C'était autrefois une ville forte qui fut assiégée par le comte de Salisbury en 1428. Les rois de France y eurent une résidence au cours du IX* siècle.
15 Lorris (Loriacum). Chef-lieu de canton, 1.965 habitants (Lorrissois). D'azur à la lettre capitale L cou- ronnée d'or, accompagnée de trois fleurs de lis du même et surmontée d'un lambel d'argent de trois pendants en chef.
Possédait jadis un château qui fut la résidence de plusieurs rois de France et notamment de Phi- lippe !•' au XI* siècle, puis plus tard de Philippe-Auguste. Au XIV* siècle, les rois de France cessèrent de résider à Lorris et la ville perdit beaucoup de son importance. La chronique a consacré sous le nom de Paix de Lorris le traité conclu en cette ville entre saint Louis et Raimond, comte de Toulouse. Les coutumes de Lorris régirent pendant longtemps une grande partie de la France. En 1187 un incendie détruisit une grande partie de la ville.
16 Montargis (Senonum Mons Argisus). Chef-lieu d'arrondissement, 12.565 habitants (Montargeois). D'azur à la lettre capitale M couronnée d'or accompagnée de trois fleurs de lis d'or, celle de la pointe accostée de la lettre L d'or à dextre et de la lettre F du même à senestre.
Cette ville était autrefois célèbre par son château, construit par Charles V sur l'emplacement d'une tour élevée par Clovis. Les Anglais tentèrent de s'en emparer ainsi que de la ville en 1427, mais les habitants provoquèrent une inondation qui contraignit les assaillants à lever le siège. En 1431, les Anglais s'en emparèrent, mais durent l'abandonner définitivement l'année suivante. Montargis fut prise par le duc de Bourbon en 1585.
17 Orléans. Chef-lieu du département, 71.600 habitants (Orléanais). De gueules à trois cœurs de lis d'ar- gent, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d or.
L'appellation de la ville lui vient d'AURELIANIS, d'après l'empereur Aurélien à l'époque romaine. A la chute de l'empire romain, Clovis s'empara d'Orléans. En 1428, les Anglais vinrent assiéger la ville : c'est alors qu'intervint Jeanne d'Arc dont le prestige sur les troupes de Charles VII, détermina la défaite des assaillants. Orléans prit une certaine extension sous Louis XI et Louis XII. En 1562 la ville fut prise par le prince de Condé ; ce fut le début des troubles de la Réforme. Elle dut aussi son importance aux nombreux conciles qui s'y tinrent et ayant trait à la discipline ecclésiastique. L'évôché d'Orléans, fondé au III* siècle, fut démembré en 1623 de l'archevêché de Sens. Possède de très beaux édifices, notamment la cathédrale érigée sous le nom de Sainte-Croix et dont les fondements furent jetés par l'évoque saint Euverte et l'Hôtel-de-Ville commencé sous Charles VIII, et achevé sous Louis XII, en 1498.
18 Pithiviors (Pitivericum). Chef-lieu de canton, 5.995 habitants (Pithivériens). D'azur à trois chardons ci'or tiaés et feuilles du môme, posés deux en chef et un en pointe au chef de gueules chargé d'une fleur de lis d'or.
Appelée aussi PIVIERS et autrefois PLUVIERS, était connue avant le X* siècle. Vers 990, Aloise de Cnampagne y fit construire un château quadranoulaire flanqué au sud-est d'une tour très élevée dont on voit encore d'assez beaux restes. En 1058 Henri I*' prit la ville et le château qui furent incen- diés. Les Anglais essayèrent, mais vainement, de la prendre en 1350 ; ils s'en emparèrent cependant en 1428, puis plus tard le prince de Condé en 15C2 et 1567 Henri IV en fit démanteler les fortifications en 1589.
95
10 ORLÉANAIS S4
BEAUGENCY
11 ORLÉANAIS S4
COURTENAY
12 ORLÉANAIS S4
FERRIÈRES
CAFE
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
13 ORLÉANAIS S4 \ 14 ORLÉANAIS S4
GIEIN JARGEAU
15 ORLÉANAIS S4
L O R R I S
LOIRET
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
16 ORLÉANAIS S4
MONTARGIS
17 ORLÉANAIS S4
ORLÉANS
18 ORLÉANAIS S4
PITHIVIERS
V
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
LOIRET
LE CAFÉ SANKA EST LIBÉRÉ DE LA CAFÉINE ET N'EMPÊCHE PAS DE DORMIR
06
Description des Blasons N°* 19 à 27
EURE-ET-LOIR
19 Authon. Chef-lieu de canton, 1.220 habitants (Authonniers). D'azur à trois fasces d'or. Cette bourgade doit son importance à son commerce de bestiaux et ses foires.
20 Bonneval (Bonavallis). Chef-lieu de canton, 3.620 habitants (Bonnevalais). D'azur au lion sur une ter- rasse de sinople, tenant dans sa patte dextre une hache d'armes, le tout d'or, et supportant de sa patte senestre un écu de France.
Bonneval était autrefois une place importante par sa position qu'Henri V, roi d'Angleterre, fit détruire presque complètement lorsqu'il assiégeait Orléans. Elle a été rebâtie par les successeurs de Charles VII. On y voit encore les bâtiments d'une abbaye de saint Benoît, fondée par Charles le Chauve en 841. Avant la Révolution, Bonneval relevait immédiatement de la couronne, et avait été donné en apanage à plusieurs ducs d'Orléans. Non loin de la ville, château des Coudreaux, ancienne habitation du Maréchal Ney, datant du XVIII* siècle.
21 Chàteaudun. Chef-lieu d'arrondissement, 6.530 habitants (Dunois). De gueules à trois croissants d'argent posés 2 et 1, au chef d'azur chargé d'une croix de la Légion d'honneur.
L'ancienne appellation de CASTRODUNUM atteste bien que cette ville fut fondée à l'époque romaine. Elle n'était alors qu'une place forte que Sigebert, roi d'Austrasie, éleva en 570 au rang de ville épis- copale. Chàteaudun devint vers la fin du IX" siècle une ville féodale et la capitale du Dunois. Elle eut à souffrir de plusieurs incendies, notamment en 1590 par les Ligueurs, en 1723 et en 1870. On y visite encore le remarquable édifice qu'est le château (966-978), qui donna naissance à la ville et qui fut remanié à plusieurs reprises. En 1464 y fut ajoutée la chapelle. Chàteaudun possède une belle église de la Madeleine, aux belles arcatures romaines qui dépendait, avant la Révolution, d'une abbaye augustine, fondée au VI' siècle.
22 Chartres. Chef-lieu du département, 23.630 habitants (Chartrains). De gueules à trois besants d'argent chargé chacun d'une inscription de sable ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. L'antique AUTRICUM, capitale des Carmites et centre du druidisme en Gaule, n'a guère d'autre his- toire que celle de sa cathédrale et de son pèlerinage. Les évêques y exercèrent au Moyen âge l'autorité temporelle, bien que Chartres fût le centre d'un comté important, constitué dès le commencement du X« siècle, érigé en duché en 1528 et qui, après avoir été par deux fois réuni à la couronne fut jointe par Louis XIII à l'apanage des comtes d'Orléans. Parmi les sièges soutenus par les Chartrains, on cite particulièrement celui de 1568 durant lequel ils résistèrent victorieusement aux huguenots, et celui de 1591 qui aboutit à la prise de la ville par Henri IV qui vint après son abjuration se faire sacrer dans la cathédrale en 1594. Outre la cathédrale qui est un lieu de pèlerinage fréquenté, il faut citer l'Hôtel de Ville du XVII* siècle et quelques anciennes demeures patriciennes.
23 Dreux (Druldum Civitas). Chef-lieu de canton, 2.500 habitants. Échiqueté d'or et d'azur de cinq tires à la bordure de gueules.
C'est une des plus anciennes villes de France, qui fut à l'époque gauloise, la capitale d'un peuple appelé Durocasses. En 1031, il existait un comté de Dreux. Les Anglais qui s'en emparèrent en 1188 l'incendièrent. C'est non loin de la ville que catholiques et calvinistes se livrèrent en 1562 l'une des batailles les plus acharnées de cette période de guerres civiles. En 1593, Henri IV prit Dreux d'assaut, mais ses murailles ne furent pas relevées, et dès lors la ville perdit son importance politique. C'est sur l'emplacement de l'ancienne forteresse des comtes de Dreux que Louis-Philippe fit construire une chapelle, destinée à renfermer les sépultures des membres de la famille d'Orléans.
24 Janville. Chef-lieu de canton, 1.175 habitants (Janvillois). D'azur à une tour crénelée d'argent, maçonnée de sable, sommée d'une tourelle du môme sans créneaux, accompagnée en chef de deux gerbes d'or.
Cette petite ville était jadis défendue par un mur d'enceinte flanqué d'une tour énorme, dont il ne reste plus que la base. Les rois de France y avaient un palais au XII* siècle. Janville fut assiégée en 1428 par les Anglais ; la place offrit alors de capituler ; mais les termes de cette capitulation n ayant pas été acceptés, la ville fut prise d'assaut et tous les habitants massacrés.
25 La Bazoche-Gouet. Commune, 1.870 habitants (Bazochais). De sinople à trois fasces d'or, qui est le blason de l'ancien prieuré.
C'est la patrie de Jacques l'Enfant, prédicateur du roi de Prusse, de l'Académie de Berlin, mort en
1728.
26 Nogent-le-Rotrou (Novigentum-Rotrudum). Chef-lieu de canton, 7.220 habitants (Nogentais). D'azur au lion rampant d'argent accompagné de part et d'autre de deux fleurs de lis d'or.
On prétend que Nogent était anciennement bâti sur une montagne voisine nommée Nogent-le-Châtel, détruit par les Normands et que Rotrou 1" fit réédifier. La ville fut souvent assiégée par les Anglais au cours du XV* siècle (1428). On attribue la construction du château tel qu'il se présente actuellement à Geoffroi I", fils de Rotrou, en 1030 ; élevé sur les débris d'un ancien camp romain qu'il nomma château Saint-Jean, nom qu'il a conservé depuis.
On a voulu plusieurs fois changer le nom de la ville. Henri I", comte deCondé, obtint des lettres d'érec- tion en duché-pairie sous le nom d'Enghien-le-Français ou plus tard, en 1632, sous le titre de Nogent- le-Béthune, mais le public a constamment refusé d adopter ces dénominations.
27 Thiron-Gardaia. Chef-lieu de canton, 490 habitants (Thironais). Tiercé en fasce d'argent, d'or et de vair (c'étaient les armoiries de l'ancienne communauté religieuse de Bénédictines).
Bourgade agricole. Fabrique de draperies.
97
19 ORLÉANAIS S4
A UTHON
EURE-ET-LOIR
20 ORLÉANAIS S4 2 1 ORLÉANAIS S4
BONNEVAL CHATEAUDUN
EURE-ET-LOIR
EURE-ET-LOIR
m
^^;iiii«
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
22 ORLÉANAIS S4 23 ORLÉANAIS S4 24 ORLÉANAIS S4
CHARTRES DREUX JANVILLE
EURE-ET-LOIR EURE-ET-LOIR EURE-ET-LOIR
•l!lJ^I
»_fffi
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
25 ORLÉANAIS S4
LA BAZOCHE-GOUET
EURE-ET-LOIR
26 ORLÉANAIS S4
NOGENT-LE-ROTROU
EURE-ET-LOIR
27 ORLÉANAIS S4
THIRON-GARDAIS
EURE-ET-LOIR
CAFÉ
SANKA CAFÉ
I
SANKA CAFÉ
SANKA
EURE-ET-LOIR
LE CAFÉ SANKA, SANS CAFÉINE, SAUVE VOTRE COEUR, LE PREMIER DÉCAFÉINÉ FRANÇAIS
99
• POITOU
CAFÉ
SANKA
POITOU
0e^m/i&m d/ushrïgmdii/dhsan
De gueules à cinq tours d'or en sautoir.
Le Poitou suivit d'abord le sort de la Guyen ne et passa aux rois d'Angle*
terre, par le nnariage d'Eléonore avec Henri !•', duc de Normandie et roi
d'Angleterre.
Saint Louis le donna à Alphonse, comte de Poitiers, son frère ; Charles V,
aussi à son frère, le duc de Berry, et Charles VI, à Jean son fils, mort sans
postérité. Le Poitou revint ensuite à la couronne de France.
NOTES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SUR LE POITOU
Cette province, l'un des 33 gouvernements de l'ancienne France, est bornée au nord par la Bretagne et l'Anjou, au nord-ouest par la Touraine, à l'est par le Berry et la Marche^, à l'ouest par l'Océan Atlantique, au sud par la Saintonge, l'Angoumoîs et l'Aunis. L'île de Noirmoutier en fait partie.
iEDITIOnÇP SANKA:
101
La capitale du Poitou est Poitiers.
Au Moyen âge trois rencontres importantes eurent lieu dans cette région où passèrent tant d'armées entre l'Aquitaine et le Bassin de Paris : A Veuille, celle des Wisigoths avec Clovis, en 507 ; celle de Charles Martel avec les Arabes (732) ; celle des Français avec les Anglais en 1356. Quand Charlemagne mourut, les comtes de Poitou qui gouvernaient le pays augmentèrent leur autorité jusqu'à l'Espagne, lis étaient si puissants à ce moment qu'ils pouvaient aider les rois Français contre leurs grands vassaux, lis aimaient la guerre. Le divorce de Louis VII, séparant le Poitou de la France, en fit un apanage pour les princes de l'Angleterre. En 1184, Richard Cœur de Lion le reçut de son père et fut sacré roi d'Angleterre en 1190. Puis le Poitou passa aux mains d'Otton de Saxe, futur empereur d'Allemagne. Eléonore, reine de Poitou et d'Aquitaine, dirigea ses immenses biens, seulement aidée de Jean sans Terre. Le Poitou fut réuni un instant au royaume de France par Philippe-Auguste. Philippe le Hardi le gouverna ensuite, après qu'il eût été entre les mains du frère de Saint Louis. Erigé en pairie pour Philippe le Long, il fut réuni à la couronne en 1316. Duguesclin l'arracha aux Anglais en 1371. Il avait passé sous leur domination en 1360. Enfin après l'intervention héroïque de Sainte Jeanne d'Arc, en 1436, il entre définitivement dans les biens royaux. Les guerres de religion le troublèrent ensuite. La bataille de Moncontour le ruina et la révocation de l'Edit de Nantes nuisit gravement aux villes protestantes, Niort et Saint-Maixent. Enfin les guerres de Vendée contiennent pour lui encore bien des pages sanglantes, en 1814, en 1830 et en 1832. C'est en 1790 qu'il fut divisé en trois départements : Vendée, Deux-Sèvres et Vienne. Les habitants sont les Poitevins.
Comme villes principales, citons :
Poitiers (38.518 habitants), où Charles Martel vainquit glorieusement Abderrahmam et délivra définitive- ment la Gaule des Musulmans. Elle fut reprise aux Anglais, par Duguesclin, en 1372. C'est dans ses murs que fut proclamé roi Charles VIII. Les catholiques et les protestants s'y battirent furieusement en 1562 et Coligny en fit le siège. Avant 1793 elle était une des villes renfermant le plus d'églises. Sa cathédrale est un magnifique monument gothique.
Châteiierault, doit son nom à son fondateur, Hérault (Castel-Hérault) qui fit élever un château sur l'emplacement qu'elle occupe. Située sur la rive droite de la Vienne, dans une position riante, le pays qui l'entoure est fertile.
Loudun, tristement connue par le supplice d'Urbain Grandier, brûlé vif, accusé de sorcellerie, au XVII* siècle.
Niort, eut beaucoup à souffrir pendant la guerre de Cent Ans et les guerres de religion. Elle a de belles églises et un ancien château. Auprès, Saint-Maixent est connue par son école militaire d'infanterie.
La Roche-sur-Yon, la guerre de Vendée place aux alentours quelques-uns de ses principaux combats.
Fontenay, remarquable par une église dont la flèche gothique s'élance à 79 mètres vers le ciel. « Terre Neuve » est une maison ancienne de toute beauté, à l'extérieur comme à l'intérieur. L'archéologie de cette province est représentée par de nombreux monuments druidiques, le temple de Montmorillon, d'âge discuté, l'église Saint-Jean et les prisons de Parthenay, la tour de Bressuire.
L'Ile de Noirmoutier, très pittoresque, possède les ruines de la fameuse abbaye de ce nom. Le général Vendéen d'EIbée y fut fait prisonnier et fusillé. Elle tient à la terre par le passage du Gua, praticable seulement à marée basse. A 30 kilomètres émerge l'île d'Yeu, hérissée des ruines fort curieuses d'un fort. Près de Saint-Maixent citons le Rû du Puits d'Enfer. En général, toutes les vallées des rivières de cette région sont pittoresques, riantes et gracieuses.
Le Poitou est arrosé par la Vienne, la Sèvre-Nantaise, la Charente et la Vendée.
On y pêche fructueusement la sardine, mais c'est surtout l'agriculture qui fait la prospérité du pays, dans le lin, le chanvre, les céréales et les légumes, l'élevage d'excellents mulets, chevaux et bœufs. La peausserie, les gants, la coutellerie (qui fait la réputation de Châteiierault), la fabrication des armes, des fromages de chèvre (chabichoux), des toiles, du sucre, les tanneries, les corderies, les papeteries, les chapelleries alimentent son commerce et son industrie. Quelques centres houilliers complètent la diversité de ses productions.
Le Poitou est la patrie de Diane de Poitiers, de Françoise d'Aubigné, de Mme de Maintenon, du Marquis de Ferrière, du Général Denfert-Rochereau, de Clemenceau. Rabelais y prit le froc à Fontenay.
102
Description des Blasons N°* 1 à 9
VENDÉE
1 Aiienay. Commune, 3.930 habitants (Aizenaiens). D'azur à une barre gironnée d'argent et de sinople. (C'étaient les armoiries de l'ancien prieur*^).
Le 28 mai 1815, le général Travot surprit les Vendéens à Aizenay, et s'empara de ce bourg.
2 Challans. Chef-lieu de canton, 5.610 habitants (Challardais). D'azur au chaland d'or, équipé d'argent adextré en chef d'une étoile d'or et senestré d'une Tour du même.
C'est un gros bourg agricole tirant son importance ou commerce de bestiaux.
3 Fontanay-la-Comta (Fontenatum Comitis). Chef-iieu d'arrondissement, 9.425 habitants (Fonte- naislens). D'azur à la fontaine d'argent, maçonnée de sable.
Ancienne ville fortifiée et protégée par un château fondé par les comtes de Poitiers et dont il ne reste plus que quelques vestiges. En 1568 Pluviant, chef d'un parti de protestants la prit. Le dernier siège qu'elle eut à soutenir fut celui de 1587 commandé par Henri IV en personne. Le 24 mai 1793 une colonne de l'armée républicaine fut défaite sous les murs de Fontenay, accablée par toutes les forces de l'armée vendéenne, commandée par Bonchamp et La Rochejaquel.n. Pendant la Révolution cette ville porta le nom de Fontenay-le-Peuple.
Parmi les édifices les plus intéressants, il faut citer l'hôtel que Louis lil delaTrémouille, ducdeThouars fit construire en 1563, l'hôpital et l'église Notre-Dame.
4 Jard. Commune, 1.060 habitants (Jardois). D'or i- une croix ondée d'argent et de gueules. (Ce sont les armoiries de l'ancien prieuré.)
Village agricole, marchés.
5 Luçon (Lucionum). Chef-lieu de canton, 6.460 habitants (Luçonnais). De gueules au brochet d'or posé en pal.
Luçon doit son origine à un très ancien monastère fondé par saint Philibert, ruiné par les Normands et rebâti par Eble, evêque de Limoges. La ville proprement dite fut construite à partir de 1091 et l'eglise dédiée en 1121. Le pape Jean XXliérigea cet abbaye en évêché par une bulle du 13 août 1317. Luçon fut dévastée et plusieurs fois reprise au cours des guerres religieuses du XVI» siècle, notamment en 1568. Le cardinal de Richelieu fut nommé évêque de Luçon en 1606. Le 28 juin 1793, un combat sanpiant eut lieu sous les murs de Luçon entre les Républicains et les Vendéens ; ces derniers furent mis en déroute.
6 Rochesarvière. Chef-lieu de canton, 1.620 habitants (Rocheservièrois). De sable à une croix partie d'or et de gueules. (Ce sont les armoiries de l'ancien prieuré.)
C'est non loin de cette localité que le général Lamarque défit les Vendéens le 20 juin 1815. Fontaines ferrugineuses au Bois-de-la-Touche.
7 La Rocha-sur-Yon, ci-devant NAPOLÉON-VILLE, puis BOURBON-VENDÉE. Chef -lieu du département, 15.540 habitants (Rochois). De gueules à une ville d'argent plantée sur un rocher de sinople, accom- pagnée en chef d'une foi d'or ; au franc-canton d'azur chargé d'une étoile d'or (ces armes datent du second Empire).
Cette ville occupe l'emplacement de l'antique château de la Roche-sur-Yon dont la construction est antérieure aux croisades. Vers le milieu du XI V* siècle, ce château appartenait à Louis II, comte d'Anjou; il passa successivement aux mains d'Olivier de Clisson (1373). delaTrémouille, pour revenir aux Bour- bons qui l'érigèrent en principauté. La Roche-sur-Yon souffrit beaucoup des guerres de religion et son château fut totalement démantelé. En 1793, les républicains achevèrent de le renverser. En 1805, l'emplacement fut choisi par Napoléon pour devenir le chef-lieu delà Vendée; il consacra à cet effet 3 millions; c'est alors qu'elle prit le nom de Napoléon-Ville qu'elle conserva jusqu'en 1824, où un décret du comte d'Artois lui infligea le nom de Bourbon-Vendée, appellation qui disparut avec la monarchie. Intéressante église paroissiale et vaste caserne.
8 Las Sablaa-d'Olonna (Arenae Aulonenses). Chef-lieu d'arrondissement, 13.625 habitants (Sablais). De sable à un vaisseau équipé voguant sur une mer, surmonté d'une vierge couronnée et tenant un sceptre dans sa main dextre étendue, paraissant dans un nuage.
Cette ville dont on attribue la fondation à une colonie de Basques ou d'Espagnols est d'origine relati- vement récente. On sait cependant qu'elle fut assiégée et prise par les calvinistes en 1570. Son port, qui a perdu presque toute son importance a rendu de 1793 à 1814, de grands services à la marine. La ville est actuellement connue comme station balnéaire.
9 Talmont. Chef-lieu de canton, 1.165 habitants (Talmondais). De sinople à une croix nattée d'argent accompagnée en chef de deux montagnes du même. (Ce sont les armoiries de l'ancienne abbaya.)
103
1 POITOU 4 2 POITOU 4 3 POITOU 4
AIZENAY CHALLANS FONTENAY- LE COMTE
VENDEE VENDEE VENDÉE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
4 POITOU 4 5 POITOU 4 6 POITOU 4
JARD L U Ç O N ROCHESERVIÈRE
VENDÉE VENDÉE VENDÉE
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA CAFÉ
7 POITOU 4 8 POITOU 4
LA-ROCHE-SUR- YON LES-SABLES-DOLONNE
9 POITOU 4
TALMONT
CAFÉ
SANKA CAFÉ
SANKA
VENDEE
SANKA EST LE PREMIER CAFÉ FRANÇAIS QUI A ÉTÉ DÉCAFÉINÉ A 98%
104
Description des Blasons N°» 10 à 18
DEUX-SÈVRES
10 Argenton-l«-ChÂteau (Argentomagus Pictonum). Chef-lieu de canton. 990 habitants (Argentonnais). D'azur à un nnassacre de cheval d'argent à un chef de sable.
S'appela pendant la Révolution ARGENTON-LE-PEUPLE. On en fait remonter l'origine bien avant 1400, époque à peu près certaine de son érection en baronnie. On y remarquait avant 1789 un château qui a été entièrement détruit ainsi qu'une partie de la ville au cours des guerres de Vendée.
11 Brassuir* (Bercorium). Chef-lieu de canton, 5.090 habitants (Bressuirais). D'argent à l'aigle éployée de sable.
C'était une ville très importante en 1371, époque où les Anglais en étaient les maîtres. Duguesclin l'assiégea vers 1380. Bressuire perdit toute son importance par les guerres religieuses, et fut complè- tement ruinée au cours des guerres de Vendée. Belle église construite en granit et surmontée d'une tour de 56 mètres.
12 La Mothe-Sainte-Héraye. Chef-lieu de canton, 1.955 habitants (Mothais). De sinople à une croix clfchée d'argent. Ce sont les armoiries de l'ancienne communauté religieuse en 1694.
Ce bourg fut fondé par saint Héraye, ministre du roi Théodebert. On y voit un des plus beaux châteaux du département dont le corps principal semble remonter à Henri II et qui fut sous l'Empire la rési- dence de Murât, qui l'habitait souvent.
13 Menigoute. Chef-lieu de canton, 910 habitants. D'azur à l'agneau pascal passant d'argent. Ce sont les armoiries du chapitre.
On voit encore les ruines de l'abbaye des Châtelliers fondée vers 1110 par saint Giraud de Salles, et une église ruinée dont la nef est de 1156 et le chœur de